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Crimes/enquêtes

Afrique du Sud: poursuites dans 940 affaires de corruption liées au Covid

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (C-L) et le milliardaire américain d'origine sud-africaine Patrick Soon-Shiong ont coupé le ruban lors du lancement de NantSA, une future usine de fabrication de vaccins, au Cap, en Afrique du Sud, le 19 janvier 2022.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promis mardi des poursuites judiciaires et des sanctions après de multiples détournements, via fraudes et corruption, dans le cadre de contrats publics pour la lutte contre le Covid de l'ordre de 830 millions d'euros.

Plus de la moitié des 5.467 contrats examinés par l'Unité des enquêtes spéciales (SIU) sous la tutelle du ministère de la Justice, conclus pour l'achat de matériel ou des services dans le cadre de la lutte contre la pandémie, montrent des irrégularités.

"Il est inacceptable qu'un si grand nombre de contrats destinés à sauver des vies et assurer des moyens de subsistance soient irréguliers, illégaux ou frauduleux", a déclaré M. Ramaphosa dans un communiqué.

Avec plus de 3,5 millions de cas et 94.000 décès, l'Afrique du Sud est officiellement le pays le plus touché du continent.

"Cette enquête a visé des individus et des institutions qui ont cru pouvoir exploiter un moment de vulnérabilité nationale pour s'enrichir, ainsi que ceux avec qui ils ont organisé un abus des ressources publiques", a déclaré M. Ramaphosa.

A ce jour, les enquêteurs ont transmis aux autorités concernées 940 affaires: 386 au parquet national (NPA) pour des poursuites judiciaires, 224 pour sanctions disciplinaires contre des fonctionnaires, et 330 pour des "sanctions administratives" incluant l'inscription sur une liste noire pour l'obtention de contrats publics.

Cette annonce fait suite à la publication du rapport final de la SIU sur la corruption au ministère de la Santé. Une enquête de l'Unité spéciale a notamment impliqué l'année dernière l'ancien ministre de la Santé et proche du président sud-africain, Zweli Mkhize, démissionnaire.

Selon M. Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses chevaux de bataille, ce rapport marque une "étape importante dans la lutte contre la corruption".

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La police nigériane à la chasse des prisonniers évadés

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Attaque contre une prison nigériane: 300 détenus en fuite

Un agent de sécurité avec un chien renifleur surveille la prison de Kuje, près d'Abuja, au Nigeria, le 6 juillet 2022.

La prison d'Owerri, dans l'État d'Imo, au Nigeria été prise d'assaut mardi par des hommes armés qui ont utilisé des explosifs pour entrer dans l'enceinte du pénitencier. Menée par des hommes soupçonnés d'être des militants de la secte Boko Haram, l'attaque a permis à 600 prisonniers de prendre la fuite.

Mercredi matin les autorités affirment avoir capturé la plupart des évadés, mais environ 300 détenus sont toujours en fuite. Un responsable du ministère de l'Intérieur précise qu'un agent de sécurité a été tué au cours du raid et que trois autres ont été blessés.

L'attaque a eu lieu la même nuit qu'une autre embuscade a été lancée contre un convoi du personnel de sécurité du président Muhammadu Buhari, qui se rendait dans sa ville natale, dans l'État de Katsina (nord).

Le président Buhari ne se trouvait pas dans le convoi, précisent les autorités.

L'ex-président angolais dos Santos dans le coma, plainte pour "tentative de meurtre"

L'ancien président angolais José Eduardo dos Santos (à dr.) et sa fille Isabel dos Santos - photo publiée sur le compte Instagram de cette dernière le 31 décembre 2019.

La plainte viserait l'ancienne première dame Ana Paula dos Santos et le médecin angolais qui assiste l'ex-chef de l'État depuis 16 ans, João Afonso.

Crise dans la famille de l'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos: une plainte a été déposée auprès de la police espagnole pour "complot" contre la vie de l'ex-chef de l'État, 78 ans, hospitalisé et dans un état comateux à la clinique Teknon de Barcelone depuis le 23 juin, après une chute à son domicile.

"Tchizé dos Santos, fille de l'ancien président angolais Eduardo dos Santos (...) a déposé une plainte (...) aux fins d'enquête sur la commission présumée des délits de tentative de meurtre, non assistance à personne nécessiteuse, négligence grave et de divulgation de secrets par des personnes de son entourage", a tweeté lundi le cabinet juridique Carmen Varela, depuis la ville espagnole.

Requête d'annulation de mariage

Selon la presse espagnole, la plainte vise l'ancienne première dame, Ana Paula dos Santos, ainsi que le médecin angolais qui assiste l'ex-chef de l'État depuis 16 ans, João Afonso.

Pour l'instant c'est Tchize dos Santos, ex-députée, qui est la seule membre de la famille à s'être exprimée en public sur l'affaire.

Selon deux juristes angolais contactés par le service en langue portugaise de la VOA, la crise dans la famille dos Santos découle d'une "animosité" due au manque de coopération entre les enfants et l'ancienne première dame d'Angola, épousée en secondes noces, avec laquelle José Eduardo dos Santos, au pouvoir de 1979 à 2017, a eu deux enfants.

Le 29 juin Tchizé dos Santos avait révélé que la progéniture de l'ancien chef de l'État avait engagé un avocat espagnol pour annuler le mariage entre M. et Mme dos Santos.

Selon le juriste Lindo Bernardo Tito, la justice espagnole n'est pas compétente pour se prononcer sur la dissolution d'un mariage reconnu par l'État angolais. Il estime toutefois qu'il est possible d'établir un constat d'abandon de foyer conjugal s'il s'avère que, comme l'affirme Tchizé dos Santos, Paula dos Santos ne vivait plus avec son mari depuis un certain temps. Le fait que dans leurs passeports l'adresse du domicile des deux est différente, peut constituer "la preuve qu'il n'y avait plus de communion de ménage entre eux", précise l'avocat.

Mais pour le juriste Albano Pedro, toute séparation du couple ne peut se faire qu'à la demande personnelle de José Eduardo dos Santos ou sous procuration signée par lui.

"S'agissant d'un mariage célébré sans vices et qui est en vigueur, même s'il y a une situation de séparation de corps, ce ne sont pas les enfants qui doivent intenter l'action, sauf si c'est le père qui a clairement manifesté ce désir", affirme l'avocat au micro de la VOA. En clair: les enfants - comme Tchizé dos Santos - n'ont pas l'autorité de formuler une demande de dissolution du mariage.

Impuissance de Luanda

Malgré leurs divergences de vues, les deux juristes s'accordent sur un point: un conflit juridique à ce stade "ne contribue pas positivement" à la stabilité émotionnelle dont José Eduardo dos Santos a besoin pour sortir de l'état de santé dans lequel il se trouve.

Pour sa part, le gouvernement angolais - qui ne peut pas intervenir auprès des hôpitaux car M. dos Santos n'est plus un agent de l'État - a rejeté les allégations selon lesquelles les autorités angolaises auraient demandé de déconnecter les machines qui maintiennent l'ex-président en vie.

"Nous sommes des Africains et nous avons une culture qui ne conduit pas à ce type d'hypothèse", a déclaré Tete António, ministre des Affaires étrangères d'Angola.

Adapté du portugais par VOA Afrique. Suivre le dossier en portugais >>

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