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Afrique du Sud: l'incendie dévastateur au Parlement maîtrisé

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa inspecte les dégâts après qu'un incendie s'est déclaré dans le bâtiment du Parlement au Cap, le 2 janvier 2022. (Elmond Jiyane/GCIS/Handout via Reuters)

Les secours luttent depuis plus de 24 heures: L'incendie dévastateur au Parlement sud-africain au Cap, qui s'était déclaré tôt dimanche matin et a réduit l'enceinte de l'Assemblée nationale en cendres, était maîtrisé lundi matin, selon les pompiers.

"L'incendie a été maîtrisé au cours de la nuit, les effectifs sur place ont été progressivement réduits", a déclaré lundi matin le porte-parole des pompiers de la ville, Jermaine Carelse.

Une vingtaine de secouristes étaient toujours sur place, le feu continuant dans les parties les plus anciennes de l'édifice qui recèlent des trésors: quelque 4.000 œuvres d'art et de patrimoine dont certaines remontent au 17e siècle.

La bibliothèque du Parlement, qui compte une collection unique de livres, semble avoir été épargnée.

L'ampleur des dégâts n'a pas encore été établie mais l'enceinte de l'Assemblée nationale a été complètement détruite. "Le plus gros des dégâts sont sans doute dans ce bâtiment qui ne pourra pas être utilisé avant des mois", selon M. Carelse.

Le vaste édifice est composé de trois parties: un bâtiment accueillant l'actuelle Assemblée nationale, un autre abritant la chambre haute du Parlement nommée le Conseil national des provinces, et la partie historique la plus ancienne où se réunissait auparavant les parlementaires.

Le parlement sud-africain ravagé par un incendie majeur
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Une arrestation

Les présidents des deux chambres et des membres du gouvernement doivent se réunir dans la journée pour un premier état des lieux.

Le feu a démarré dimanche vers 5 heures (3 heures GMT) dans l'aile la plus ancienne achevée en 1884, aux salles recouvertes de bois précieux. Les parties les plus récentes ont été construites en 1920 et 1980.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le feu s'est déclenché dans deux foyers distincts. Et une fermeture de l'arrivée d'eau a empêché le système d'extinction automatique de fonctionner correctement. Un rapport doit être remis dans les 24 heures au président Cyril Ramaphosa, qui s'est rendu sur place dimanche.

Un homme de 49 ans a été arrêté dans l'enceinte du Parlement. Il a été inculpé pour "vol avec effraction, incendie criminel" et il sera poursuivi pour avoir menacé une propriété de l'Etat, a précisé dans un communiqué l'unité d'élite de la police sud-africaine, les Hawks. Il doit être présenté à la justice mardi.

C'est la seconde fois en moins d'un an que le Parlement est endommagé par les flammes. Un incendie rapidement circonscrit s'était déclaré en mars.

Le Cap est depuis 1910 le siège du Parlement, le gouvernement est installé à Pretoria. En février 1990, le dernier président sud-africain blanc mort en novembre, FW de Klerk, y avait annoncé la fin du régime raciste d'apartheid.

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Une attaque jihadiste fait 30 morts dans le nord-est du Nigeria

ARCHIVES - Des soldats nigérians patrouillent le 12 octobre 2019, après que des hommes armés soupçonnés d'appartenir au groupe État islamique d'Afrique de l'Ouest ont fait un raid sur un village, tuant un soldat et trois résidents.

Trente personnes ont été tuées dans le nord-est du Nigeria dans une attaque menée par des jihadistes en représailles contre un raid de l'armée, a-t-on appris mardi auprès de deux responsables de milices.

Cette attaque a été menée samedi dans le village de Mudu, dans l'Etat de Borno près de la frontière avec le Tchad par des jihadistes de l'organisation Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), a-t-on indiqué de même source.

Elle n'a été connue que mardi en raison de la mauvaise qualité du réseau de communications, les jihadistes ayant détruit plusieurs relais de télécommunications dans la région.

Les 30 victimes étaient "des ferrailleurs qui se trouvaient dans la région à la recherche de véhicules calcinés, qui sont nombreux dans les villages du nord de Borno en raison des attaques terroristes", a déclaré à l'AFP Babakura Kolo, chef d'une milice dans la capitale régionale Maiduguri.

Élu décapité au Nigeria: aucun suspect n'a été identifié
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Les hommes tués dans l'attaque étaient venus à pied depuis des camps pour personnes déplacées de la ville de Rann, à 80 km de là.

Selon un autre chef de milice, Umar Ari, l'Iswap a accusé les ferrailleurs d'avoir renseigné l'armée sur leurs positions dans la région.

"Les trente hommes ont eu la malchance de se trouver dans le secteur au moment où les terroristes pleuraient la mort de leurs deux commandants tués dans une opération militaire", a expliqué M. Ari à l'AFP.

Ces dernières semaines, l'armée nigériane a mené avec succès des raids terrestres et aériens contre l'ISWAP et les combattants rivaux de Boko Haram, tuant plusieurs commandants jihadistes.

L'ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016, et s'est progressivement hissé au rang de groupe jihadiste le plus puissant de la région.

Les deux groupes s'en prennent de plus en plus souvent aux civils, notamment aux bûcherons, aux agriculteurs et aux éleveurs, qu'ils accusent de les espionner.

Les violences jihadistes ont fait plus de 40.000 morts et obligé quelque 2,2 millions de personnes à quitter leurs foyers dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, selon l'ONU.

La plupart des personnes déplacées vivent dans des camps et dépendent de l'aide alimentaire fournie par les organisations humanitaires. Beaucoup d'entre elles se voient obligées d'abattre des arbres dans cette région aride pour obtenir du bois de chauffage, et de récupérer des ferrailles qu'elles vendent pour acheter de la nourriture.

Les violences jihadistes au Nigeria se sont étendues au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. Pour les combattre, les armées des quatre pays, ainsi que celle du Bénin, ont réactivé en 2015 une Force multinationale mixte (FMM), créée en 1994 mais très peu opérationnelle depuis.

Face à une hausse de la criminalité, des Sénégalais souhaitent le rétablissement de la peine de mort

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Élu décapité au Nigeria: aucun suspect n'a été identifié

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Agression homophobe à Dakar : trois arrestations

ARCHIVES - Rassemblement devant le palais de justice de Dakar.

Trois hommes ont été arrêtés et présentés à la justice sénégalaise après l'agression violente la semaine dernière d'un jeune étranger par une foule qui lui a lancé des insultes homophobes, a indiqué lundi une source policière.

L'agression est survenue le 17 mai dans le quartier appelé HLM de Dakar. Des vidéos diffusées sur Youtube et TikTok montrent une foule en colère de plusieurs dizaines d'hommes encerclant en plein jour un jeune homme pieds nus et vêtu simplement d'un caleçon, et lui administrant des claques sur le dos et la tête en proférant des invectives homophobes.

Selon le site d'information sénégalais Seneweb, la victime est un artiste musicien américain qui "à cause de son style, son habillement" a été "accusé à tort d'être un homosexuel par des individus mal intentionnés". Il était venu à Dakar avec une amie et des collègues pour la Biennale, évènement d'art contemporain africain en cours dans la capitale, dit Seneweb. La victime et les personnes avec lui ont été dépouillées de leur téléphone portable et de leurs effets personnels, selon le site.

Une source policière interrogée par l'AFP ne s'est pas prononcée sur la nature de l'agression. Mais elle a indiqué que "trois individus (avaient) été arrêtés par la police du quartier HLM et déférés au parquet pour mise en danger de la vie d'autrui et violences". Elle a requis l'anonymat, relevant la "sensibilité de cette affaire".

"La victime est saine et sauve, elle a regagné son domicile", a-t-elle dit. Elle a ajouté que le pays d'origine de la victime avait insisté sur "la confidentialité" de l'affaire. Sollicitée par l'AFP, l'ambassade américaine au Sénégal ne s'est pas exprimée.

L'agression est survenue en pleine controverse au Sénégal et en France autour du joueur de football du Paris Saint-Germain et international sénégalais Idrissa Gana Gueye, accusé d'avoir refusé de s'associer à la lutte contre l'homophobie en portant un maillot arc-en-ciel lors d'un match en France.

Homosexuel présumé agressé au Sénégal: un témoin raconte
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Alexandre Marcel, président du comité Idaho France, une association venant en aide à des membres persécutés de la communauté LGBTI en particulier en Afrique, a exhorté lundi à la protection des homosexuels au Sénégal.

"Hystérie"

"Quand vous êtes LGBTI aujourd’hui au Sénégal vous êtes en danger car les populations souhaitent faire justice elles-mêmes. Les LGBTI fuient et pas un jour ne passe sans que nous ne recevions un appel à l'aide ou au secours en provenance du Sénégal", a-t-il dit à l'AFP.

Dans ce pays musulman à 95% et très pratiquant, l'homosexualité est largement considérée comme une déviance. La loi sénégalaise y réprime d'un emprisonnement d'un à cinq ans les actes dits "contre nature avec un individu de son sexe". L'homosexualité est aussi volontiers décriée comme un instrument employé par les Occidentaux pour imposer des valeurs totalement étrangères à la culture et aux traditions sénégalaises.

Dans une tribune publiée par la presse, Abdou Latif Coulibaly, secrétaire général du gouvernement sénégalais, estime que "les désirs et demandes du puissant lobby LGBT ne peuvent pas être des ordres pour l'humanité tout entière". Idrissa Gana Gueye est atteint par une "hystérie" et une "injustice qu'on veut lui infliger en l'obligeant à poser un acte qui heurte sa conscience", dit-il.

Abdou Latif Coulibaly s'en prend en particulier au courrier par lequel la Fédération française de football a sommé le joueur de s'expliquer. "Un gouverneur colonial n'aurait pas été pire, dans la manière de convoquer un 'indigène'", juge-t-il. Il se demande si l'Occident n'a pas "tout simplement et collectivement perdu la raison" et affirme que cet Occident ne se rend pas compte qu'une partie de l'humanité à laquelle il imposait sa volonté, y compris par la force, est "mieux préparé à résister".

Agression sexuelle sur mineures : trois ans ferme pour un magnat égyptien

Mohammed el-Amin "a abusé de son pouvoir face à des orphelines qu'il a agressées sexuellement et qu'il menaçait d'expulser de l'orphelinat si elles le dénonçaient", a affirmé le parquet égyptien.

Un célèbre homme d'affaires égyptien a été condamné lundi à trois ans de prison pour "trafic d'êtres humains" et "agression sexuelle" sur sept mineures d'un orphelinat qu'il avait ouvert au sud du Caire, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

Mohammed el-Amin, magnat de la presse et de l'immobilier, avait été placé en détention provisoire le 8 janvier pour "agressions sexuelles sur des enfants avec usage de la force". La peine de trois ans de prison ferme, contre laquelle il peut encore interjeter appel, a été prononcée par un tribunal pénal du Caire qui a choisi la condamnation minimum pour ce type de crimes.

M. Amin encourait jusqu'à la perpétuité en prison pour agressions sexuelles avec des circonstances aggravantes: les victimes étant à la fois mineures et sous la responsabilité de l'orphelinat qu'il avait fondé à Beni Soueif, à une centaine de kilomètres au sud du Caire.

Une source judiciaire avait indiqué à l'AFP que des images avaient été retrouvées dans son téléphone portable et que des responsables du ministère en charge de la surveillance des orphelinats avaient produit des enregistrements de conversations avec les jeunes orphelines racontant leur agression.

"Il a abusé de son pouvoir face à des orphelines qu'il a agressées sexuellement et qu'il menaçait d'expulser de l'orphelinat si elles le dénonçaient", avait accusé le parquet.

Le 10 décembre, le Conseil gouvernemental de la maternité et de l'enfance avait saisi le parquet, assurant qu'une page Facebook accusait le propriétaire du groupe "Al-Moustaqbal" – détenteur des différentes chaînes de télévision CBC vendues en 2018 – d'"agression sexuelle" sur des jeunes filles de Beni Soueif.

Le parquet accusait M. Amin "d'attentats réguliers à la pudeur des victimes sans leur consentement" notamment "dans sa villa sur la côte nord" de l'Egypte où il les a "agressées en leur demandant de se livrer à des actes immoraux".

Face à de nombreuses affaires de pédocriminalité ces dernières années, les condamnations publiques des agressions sexuelles d'enfants se sont multipliées en Egypte, de la grande institution de l'islam sunnite al-Azhar à des vedettes de cinéma, en passant par le grand public.

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