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Kerry presse les talibans de sceller une paix "honorable" avec Kaboul

Le secrétaire d'État américain John Kerry arrive à la conférence sur l'Afghanistan à Bruxelles, le 5 octobre 2016.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a pressé mercredi les insurgés talibans en Afghanistan de sceller une paix "honorable" avec les autorités de Kaboul pour assurer la reconstruction de ce pays en guerre depuis des décennies.

"Il y a une voie vers une fin honorable d'un conflit que les talibans ont mené, un conflit qui ne peut pas et ne sera pas remporté sur le champ de bataille. Un règlement négocié avec le gouvernement afghan est le seul moyen de mettre un terme aux combats", a plaidé John Kerry lors d'une conférence internationale de donateurs à Bruxelles.

Les Etats-Unis réclament depuis longtemps l'amorce d'un processus de "réconciliation" entre les autorités afghanes et les talibans, "seul moyen" selon John Kerry de "garantir la stabilité et de parvenir à une réduction complète des forces armées internationales".

Les Etats-Unis, qui s'étaient massivement engagés militairement en Afghanistan après les attentats du 11-Septembre 2001, stationnent encore environ 9.800 soldats dans ce pays, leur nombre devant baisser à 8.400 la semaine prochaine.

Ces militaires sont chargés de conseiller et de former les forces afghanes, mais disposent également d'un mandat pour aller combattre directement les insurgés talibans et l'organisation Etat islamique (EI), apparue en Afghanistan au début 2015, dans l'est du pays.

Pour inciter Kaboul et les talibans à faire la paix, M. Kerry a pris l'exemple de l'accord signé fin septembre entre Kaboul et l'un de ses pires criminels de guerre, Gulbuddin Hekmatyar, surnommé le "Boucher de Kaboul", encore en exil et qui s'est vu garantir l'immunité et un possible retour en politique malgré des protestations.

"C'est un modèle pour ce qu'il serait possible" de faire, a estimé le chef de la diplomatie américaine.

L'Afghanistan, ravagé par la guerre et porté à bout de bras depuis quinze ans par la communauté internationale, saura mercredi dans quelle mesure ses principaux donateurs se réengagent à ses côtés pour les quatre prochaines années, à l'occasion d'une conférence à Bruxelles.

La réunion, copilotée par le président afghan Ashraf Ghani et par le président du Conseil européen Donald Tusk, devrait déboucher sur la promesse d'une aide annuelle globale d'au moins trois milliards d'euros par an jusqu'en 2020, un seuil en deçà des quatre milliards des quatre dernières années mais qui serait synonyme de "succès" d'après une source européenne

Avec AFP

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Le Sénat votera lundi sur la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême, au centre, rencontre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole, le 29 septembre 2020 à Washington.

Le Sénat américain se prononcera lundi, huit jours avant l'élection présidentielle, sur la candidature de la juge Amy Coney Barrett nommée par Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé mardi le chef de la chambre haute du Congrès.

"Nous voterons lundi prochain pour confirmer la juge Barrett", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell lors d'un point-presse.

"Cela sera un autre accomplissement majeur dans notre effort pour nommer dans les tribunaux fédéraux des hommes et des femmes qui croient en la notion étrange que leur travail de juge est de suivre la loi", a-t-il ajouté.

La magistrate conservatrice de 48 ans a été désignée le 26 septembre par le président républicain pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg décédée huit jours plus tôt.

Malgré l'opposition des démocrates qui voulaient attendre le verdict des urnes, Donald Trump et ses alliés républicains ont avancé à marche forcée pour obtenir l'aval du Sénat - obligatoire en vertu de la Constitution - avant le scrutin du 3 novembre.

La juge Barrett a été entendue pendant trois jours la semaine dernière par la commission judiciaire du Sénat.

Cette brillante juriste, venue avec six de ses sept enfants, a reconnu que sa foi catholique jouait un rôle important dans sa vie, mais a juré la tenir à distance dans son travail de juge.

Sous un feu nourri mais courtois de questions, elle a toutefois refusé de révéler ses positions sur un certain nombre de sujets brûlants, à commencer par le droit à l'avortement.

La commission judiciaire doit se retrouver jeudi pour un premier vote de procédure qui permettra d'entamer le lendemain les débats en séance plénière. Plusieurs étapes seront nécessaires avant de passer au vote final, le lundi.

Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100), et malgré la défection annoncée de deux sénatrices républicaines, la juge Barrett est quasiment assurée d'être confirmée.

Elle pourrait prêter serment dans la foulée et rejoindre le temple du Droit à la veille de l'élection.

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