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Au moins 11 morts dans un attentat des talibans en Afghanistan

Explosions dans la province de Samangan, Afghanistan le 13 juillet 2020.

Au moins 11 membres des forces afghanes ont été tués lundi et des dizaines blessées dans un attentat revendiqué par les talibans sur un bureau rural de l'Agence de renseignement afghane, dans le nord du pays, ont déclaré des responsables.

Les insurgés ont affirmé qu'un kamikaze avait fait exploser un engin explosif dans une voiture près de la Direction nationale de sécurité (DNS) pendant que des hommes armés prenaient d'assaut le bâtiment situé à Aybak, dans la province de Samangan.

Onze personnes ont été tuées et 63 autres, des civils pour la plupart, ont été blessées, a indiqué à l'AFP le gouverneur de la province, Abdul Latif Ibrahimi.

L'attaque, qui a duré près de quatre heures, a pris fin quand les forces de sécurité ont abattu trois assaillants, a expliqué le porte-parole du gouverneur, Sediq Azizi.

"C'était une énorme explosion qui a brisé toutes nos fenêtres", a expliqué Haseeb, un fonctionnaire travaillant près de la NDS et qui n'a donné que son prénom. "Beaucoup de personnes ont été blessées par les éclats de verre".

Les talibans attaquent régulièrement les forces de sécurité dans le Nord, et ont tenté d'entrer à plusieurs reprises dans la ville de Kunduz qui est tombé deux fois aux mains des militants ces dernières années.

Au moins 19 membres des forces afghanes ont été tués dimanche dans deux attentats revendiqués par les talibans.

Un groupe de 12 soldats et policiers ont été tués au cours d'un affrontement contre les combattants talibans qui ont attaqué leur avant-poste dans la province de Kunduz (nord), selon une autorité locale.

Au cours du second attentat survenu dimanche, au moins sept policiers ont péri en affrontant des combattants talibans à Badakhshan (nord-est).

Les violences avaient diminué dans le pays depuis que les talibans ont annoncé un cessez-le-feu de trois jours fin mai à l'occasion de la fin du ramadan. Mais les autorités afghanes affirment que les attaques -presque quotidiennes- des insurgés ont repris de plus belle ces dernières semaines.

Si les talibans se sont déclarés à de multiples reprises "engagés" à respecter les termes de l'accord, ils imputent régulièrement le non-démarrage des discussions au gouvernement afghan, accusé de ne pas libérer assez vite leurs prisonniers, dont ils ont établi une liste nominale.

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Les nouvelles mesures anti-covid apportent l'espoir mais la pandémie ne s'arrête pas

Des Togolaises portent un masque à Lomé, au Togo, le 17 avril 2020.

En Allemagne, les nouvelles restrictions anti covid incitent à l'optimisme. En Belgique, les indicateurs sont en baisse. Toutefois, la pandémie est encore tapie dans l'ombre. Les îles Samoa enregistrent leur premier malade de coronavirus. Le Japon est en alerte maximale. New York ferme ses écoles.

Optimisme en Allemagne

Le niveau des contaminations au Covid-19 en Allemagne est encore "trop élevé" mais les nouvelles restrictions mises en place au début du mois "sont efficaces" et incitent à "l'optimisme" sur l'évolution de la situation épidémique, a estimé jeudi l'autorité sanitaire de référence.

"Le chiffres sont encore élevés, beaucoup trop élevés" mais "les mesures rigoureuses sont efficaces et nous sommes sur le bon chemin", a déclaré lors d'une conférence de presse Lothar Wieler, président de l'institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI).

Relativement épargnée lors de la première vague de Covid-19, l'Allemagne fait face à une forte hausse des infections depuis plusieurs semaines.

Les bars, restaurants, lieux culturels et de loisirs doivent rester fermés jusqu'à fin novembre, les hôtels sont interdits aux touristes et la population a été invitée à restreindre drastiquement ses contacts.

Canons à eau et gaz lacrymogènes: une manifestation d'opposants aux mesures restrictives imposées par la pandémie a été stoppée par la police dans le centre de Berlin. Ce rassemblement est intervenu alors que les deux chambres du parlement ont adopté une réforme qui inscrit dans la loi nationale une batterie de mesures pour lutter contre la propagation du virus, comme le respect de la distanciation sociale ou le port du masque.

Indicateurs en baisse en Belgique

En Belgique, "tous les indicateurs sont en baisse": les mesures de confinement imposées fin octobre en Belgique pour lutter contre la propagation de la pandémie donnent des résultats, ont annoncé les autorités sanitaires.

L'armée suisse en renfort

Le gouvernement suisse a annoncé un renfort militaire accru aux hôpitaux du pays saturés par la deuxième vague de Covid-19, ainsi qu'une aide financière aux particuliers, entreprises et clubs sportifs en proie aux difficultés économiques.

Etat d'urgence prolongée au Portugal

Le Portugal peine à endiguer la deuxième vague de l'épidémie, a reconnu le gouvernement, qui se prépare à prolonger l'état d'urgence et ses restrictions sanitaires pour deux semaines supplémentaires.

Fermeture des écoles à New York

Aux Etats-Unis, le maire Bill de Blasio de New York a confirmé la fermeture dès jeudi des écoles publiques de la ville au moins jusqu'à la première semaine de décembre, après que le taux de positivité des tests a atteint le seuil des 3%.

Cette fermeture, présentée comme temporaire par le maire, est sans doute le prélude à d'autres mesures visant à endiguer la résurgence du coronavirus à New York, a prévenu l'élu démocrate.

Les Etats-Unis ont atteint mercredi la barre des 250.000 décès attribués au Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon le comptage de référence de l'université Johns Hopkins. Le pays, où l'épidémie est sensiblement repartie à la hausse depuis quelques semaines, est de loin le plus endeuillé au monde par la maladie, devant le Brésil et l'Inde.

Le Japon en alerte maximale

Le Japon est en "alerte maximale" après avoir recensé un nombre record d'infections quotidiennes au coronavirus, a déclaré jeudi le Premier ministre Yoshihide Suga, sans toutefois prévoir de nouvelles mesures de restrictions dans l'immédiat. Le dirigeant japonais a convoqué des réunions d'experts jeudi et vendredi pour se pencher sur le nombre croissant d'infections avant que le gouvernement n'envisage de mesures supplémentaires, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Le Premier ministre a déclaré qu'il soutiendrait les départements qui appelleraient les commerces à fermer plus tôt, et que des restrictions comme limiter les tablées à quatre personnes dans les restaurants devraient être envisagées. "Je demande au peuple japonais de prendre systématiquement des mesures comme le port du masque", a dit M. Suga, en jugeant souhaitable d'y recourir même lors des conversations au restaurant.

"Je considère que nous sommes à présent en situation d'alerte maximale", a déclaré le Premier ministre à la presse jeudi matin.

La capitale japonaise devrait relever ce jeudi son niveau d'alerte à son échelon maximum, mais cela n'implique pas automatiquement de restrictions et les médias locaux jugent peu probable que les commerces soient appelés à restreindre leurs horaires d'ouverture.

Plus de 2.000 nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés mercredi dans le pays, dont près de 500 à Tokyo, deux nouveaux records, selon des chiffres officiels.

Bien que relativement faibles comparés à d'autres pays, ces chiffres montrent une recrudescence brutale de la pandémie dans l'archipel nippon, où les tests ne sont pas pratiqués à grande échelle.

Depuis janvier, Le Japon a recensé au total 121.000 cas de coronavirus et un peu plus de 1.900 décès.

Premier cas aux iles Samoa

Les îles Samoa ont annoncé jeudi avoir détecté leur premier cas de contamination au Covid-19, le Premier ministre de cet archipel du Pacifique à l'infrastructure sanitaire précaire appelant au calme les 200.000 habitants. Jusqu'à récemment, les petites nations insulaires du Pacifique avaient réussi avec succès à prévenir la propagation de l'épidémie en fermant leurs frontières malgré des pertes énormes pour l'industrie touristique.

La Russie franchit la barre des deux millions de malades

La Russie a dépassé jeudi la barre des deux millions de malades du nouveau coronavirus, enregistrant également deux nouveaux records en terme d'infections et de décès quotidiens, mais les autorités se refusent toujours à un confinement généralisé.

Les autorités sanitaires ont rapporté 23.610 nouvelles infections jeudi et 463 nouveaux décès, pour un total de 2,02 millions de cas détectés depuis le début de l'année et 34.850 morts.

Le président russe Vladimir Poutine a d'ailleurs jugé mercredi la situation "préoccupante" et demandé aux régions russes, moins bien équipées que Moscou pour faire face à la pandémie, de ne pas "embellir la situation" et à ne pas "faire comme si tout va bien".

Selon lui, plusieurs régions font face à une pénurie de médicaments pour les malades du coronavirus ou encore à un manque d'ambulances.

Les autorités ont pourtant exclu tout nouveau confinement national pour ne pas mettre à l'arrêt l'économie russe, affaiblie déjà par un confinement strict au printemps, ainsi que par les sanctions occidentales.

M. Poutine avait évoqué en octobre des mesures "ciblées et justifiées" qui pourraient être prises indépendamment dans les régions russes.

Selon le ministère de la Santé, 84% des lits alloués pour soigner des malades du Covid-19 étaient occupés lundi.

La Russie table en outre sur la production des vaccins contre le coronavirus qu'elle a développé, dont le Spoutnik V vanté par Vladimir Poutine mais qui a jusqu'à présent suscité la méfiance à l'international.

Sommet de l'Apec: Xi Jinping vante "l'ouverture" de la Chine en matière de commerce

Le président chinois Xi Jinping lors d'un événement pour honorer certains des acteurs impliqués dans la lutte de la Chine contre le COVID-19 au Grand Hall du Peuple à Pékin, le mardi 8 septembre 2020. (Photo AP / Mark Schiefelbein)

Le président chinois Xi Jinping a présenté jeudi la Chine comme le moteur du commerce mondial, en promettant "d'ouvrir encore davantage les portes" de son économie nationale et en lançant un avertissement contre le protectionnisme.

Encouragé par la signature ce week-end du plus grand accord commercial planétaire, promu par son pays, M. Xi a déclaré que l'Asie-Pacifique est "aux avant-postes de la croissance" d'un monde frappé par "de multiples défis", dont la pandémie de Covid-19.

Dans un discours diffusé en ligne pour l'ouverture du sommet du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) organisé par la Malaisie, Xi Jinping a également assuré que la Chine se fera la championne mondiale de "l'ouverture" économique.

"L'ouverture est ce qui permet à un pays d'aller de l'avant, alors que l'isolement le freine", a déclaré M. Xi dans son adresse diffusée depuis Pékin. Il a ajouté qu'aucune nation "ne peut se développer en maintenant ses portes fermées".

Il a dénoncé toute idée de "découplage" économique avec les Etats-Unis, un terme employé par l'administration du président américain Donald Trump, laquelle a imposé à la Chine des droits de douane punitifs et des restrictions sur les technologies.

Le "découplage" est supposé réduire drastiquement la dépendance à la Chine de l'économie américaine.

Le sommet de l'Apec se tient en ligne cette année pour cause de pandémie de coronavirus.

Il réunit les 21 pays du pourtour du Pacifique (dont les deux premières économies mondiales que sont les Etats-Unis et la Chine). Ces nations représentent au total quelque 60% du PIB mondial.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si Donald Trump, occupé à contester les résultats de l'élection présidentielle, prendra part au sommet ou si un haut responsable américain le représentera.

"Je tiens à rappeler que l'engagement de la Chine en faveur de l'ouverture est fort (...) et qu'elle ouvrira encore davantage ses portes au monde", a par ailleurs souligné le chef de l'Etat chinois, réitérant une promesse récurrente.

Ce sommet de l'Apec intervient une semaine après la signature du plus vaste accord de libre-échange au monde entre la Chine et 14 autres pays d'Asie-Pacifique.

Ce Partenariat régional économique global (RCEP), dans lequel ne figure ni les Etats-Unis ni l'Inde, est vu comme une victoire pour Pékin.

Coronavirus: la Chine étudie la piste de la contamination par les aliments surgelés

Un homme regarde des produits alimentaires surgelés dans un supermarché à Pékin, en Chine, le 13 août 2020.

La Chine a fait état mercredi de deux employés de la chaîne du froid malades du Covid-19 à Tianjin (au nord), dans un contexte de méfiance croissante vis-à-vis des aliments surgelés importés, liés à plusieurs foyers d'infection.

Le pays a endigué l'épidémie depuis le printemps, grâce à des mesures strictes (dépistages massifs, confinement, quarantaines à l'arrivée sur le territoire, suivi des déplacements) et au port du masque.

La Chine n'enregistre ainsi plus qu'une poignée de nouveaux cas quotidiens, la plupart étant généralement des voyageurs venant de l'étranger.

Mais de vastes campagnes de dépistage d'aliments importés ont été organisées récemment après la découverte de traces de coronavirus sur des emballages.

Dans la ville de Wuhan (centre), où le virus avait été repéré pour la première fois fin 2019, les autorités ont déclaré vendredi avoir détecté le SARS-CoV-2 sur du boeuf congelé venant du Brésil.

Quatre autres municipalités ont fait état la semaine dernière de la présence de coronavirus sur des échantillons d'aliments surgelés venus de l'étranger -- dont du porc argentin et du poisson indien.

Les Douanes chinoises ont déclaré vendredi avoir jusqu'à présent testé plus de 800.000 échantillons de produits congelés importés et suspendu les livraisons de 99 fournisseurs étrangers.

Les soupçons remontent à juin, en plein foyer d'infection à Pékin, lorsque des traces de virus avaient été détectées sur du matériel servant à traiter le saumon d'importation.

Les deux employés de Tianjin, métropole portuaire située à 100 km au sud-est de la capitale, "avaient tous deux été précédemment en contact avec des produits alimentaires de la chaîne du froid contaminés", ont indiqué les autorités.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "il n'y a actuellement aucune preuve que les gens puissent attraper le Covid-19 à partir d'aliments ou d'emballages alimentaires".

Interrogé sur le sujet, un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a jugé mercredi devant la presse les mesures "pertinentes" et "nécessaires", soulignant qu'elles visent à "protéger la vie et la santé" de la population.

Enquête

La transmission de la maladie par la nourriture surgelée est "possible, mais elle n'a pas été étudiée de manière exhaustive, nous ne connaissons donc pas l'étendue de cette propagation", a déclaré à l'AFP Paul Tambyah, expert des maladies infectieuses à l'Université nationale de Singapour.

Fin octobre, l'OMS avait annoncé que la mission internationale chargée de déterminer l'origine du coronavirus s'était réunie pour la première fois, de façon virtuelle, avec des experts chinois.

L'organisation internationale souhaite que soient mises en place "un ensemble d'enquêtes longues et exhaustives" tant en Chine que dans d'autres pays pour essayer de déterminer l'origine du virus.

Pékin souligne régulièrement que si le coronavirus a bien été repéré pour la première fois sur le sol chinois, il est peut-être originaire d'un autre pays.

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