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Affrontements entre manifestants et policiers à Lomé


Affrontements entre policiers et manifestants à Deckon au centre-ville de Lomé, au Togo, le 28 décembre 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Les manifestants ont été empêchés de tenir un rassemblement jeudi après-midi au carrefour commercial de Deckon à Lomé.

La police togolaise est intervenue pour disperser avec des gaz lacrymogènes des jeunes qui avaient prévu de manifester ce jeudi au carrefour commercial de Deckon, au centre-ville de Lomé.

Lire aussi : Des milliers de personnes de nouveau dans les rues de Lomé

Reportage de Kayi Lawson, correspondante à Lomé pour VOA Afrique
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Les premières détonations ont commencé à se faire entendre lorsque les manifestants sont arrivés au carrefour.

L’un des responsables des jeunes a juste eu le temps de prendre la parole pour dire que rien ne leur interdisait de tenir un meeting en ce lieu.

Une pluie de gaz lacrymogènes est tombée sur la foule, provoquant la débandade alors que chacun cherchait une issue de secours.

Les manifestants qui étaient en moto ont été obligés d'abandonner leurs engins qu'ils sont venus récupérer après l'accalmie.

Aucun leader de l'opposition n'était présent lors des incidents.

Selon une source proche de la coalition Arc-en-ciel, le chef de file de l'opposition Jean-Pierre Fabre et Brigitte Adjamagbo-Johnson, présidente de la coalition, auraient pris la route pour Accra sur invitation du président ghanéen Nana Akufo Addo.

Selon le programme préétablit par la coalition, les manifestations se poursuivent vendredi et samedi.

Le vendredi, il est demandé aux Togolais de faire du bruit entre 13 et 14 heures TU pour, selon l’opposition, "déboucher les oreilles" de Faure Gnassingbé, afin que ce dernier puisse entendre ce que dit le peuple".

Le samedi, la coalition rempile avec sa 23ème marche depuis le 19 aout.

Depuis 4 mois, les militants et sympathisants de 14 partis de l'opposition manifestent dans la rue pour réclamer le retour à la constitution originelle de 1992 qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs et confère un scrutin à deux tours.

L'autre revendication est l'institutionnalisation du vote de la diaspora.

Kayi Lawson, correspondante à Lomé

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