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Europe

Acquittement des migrants qui avaient protesté contre leurs conditions de vie en Grèce

Des migrant à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, le 8 octobre 2018.

Un tribunal de l'île de Lesbos en mer Egée, l'une des portes d'entrée des migrations en Europe, a acquitté jeudi soir une centaine de demandeurs d'asile, des Afghans pour la plupart, accusés d'avoir protesté contre leurs conditions de vie.

Ils étaient accusés d'avoir occupé en avril 2018 une place du centre de Mytilène, le chef-lieu de l'île, pour protester contre leurs conditions de vie dans le camp surpeuplé et insalubre de Moria.

Leur rassemblement avait été pris à partie par quelque 150 militants d'extrême droite, qui leur avaient jeté des pierres et des fusées éclairantes. Des affrontements avaient suivi, entraînant l'intervention de la police.

Parmi les agresseurs, 26 ont été identifiés par la police et doivent comparaître à une date qui n'a pas encore été fixée.

"Les chefs d'accusation étaient dénués de fondement", a indiqué aux médias l'une des avocates de la défense, Me Elli Kriona-Sarantou, en se félicitant du jugement du tribunal.

L'île de Lesbos est proche des côtes occidentales turques.

Me Elli Kriona-Sarantou s'est dit préoccupée du fait que les militants d'extrême droite n'aient pas encore été jugés, "une situation qui nourrit l'impunité sur l'île".

Seule une vingtaine d'accusés étaient présents à l'audience, le reste était représenté par Hias, une association d'aide légale aux demandeurs d'asile.

"Nous n'avons rien fait. Nous avons été attaqués par des extrémistes. Nous sommes innocents", a déclaré à l'AFP l'Afghan Hadisse Hosseini, l'une des personnes acquittées.

La Grèce accueille actuellement plus de 70.000 réfugiés dont près de 15.000 sur les îles égéennes.

Avec près de 9.000 arrivées depuis le début de l'année 2019, le nombre des réfugiés a de nouveau augmenté, après avoir chuté en 2017 et 2018.

La situation est explosive en particulier sur les îles de Lesbos et de Samos où les camps sont surpeuplés.

A Lesbos, le nombre des migrants et des demandeurs d'asile s'élève à environ 7.000 personnes alors qu'il n'y a que 4.200 places disponibles pour eux dans les camps et les logements de l'île.

Dans le camp de Samos la situation est pire: 3.175 personnes y vivent actuellement contre une capacité de 648 personnes, selon les derniers chiffres publiés jeudi par le ministère de la Protection du citoyen.

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Accord post-Brexit: une "nécessité absolue" selon Dublin

Le nouveau Premier ministre irlandais Micheal Martin a indiqué jeudi être convenu avec son homologue britannique Boris Johnson de la "nécessité absolue" de conclure un accord de libre-échange post-Brexit entre Londres et l'Union européenne, malgré le manque de progrès dans les négociations.

Désigné fin juin à la tête du gouvernement irlandais, le dirigeant de centre droit a rencontré pour la première à Belfast Boris Johnson, en visite officielle en Irlande du Nord, province britannique en première ligne de potentielles perturbations liées à la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

"Nous sommes tous les deux convenus de l'absolue nécessité de (conclure) un accord de libre-échange qui serait exempt de droits de douane et de quota", a déclaré M. Martin à la télévision irlandaise RTE, vantant cela comme "la meilleure solution possible pour l'UE, le Royaume-Uni et les entreprises situées sur l'île d'Irlande".

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l'Union européenne - dont la République d'Irlande fait partie - fin janvier, mais les échanges commerciaux des deux parties restent régis jusqu'au 31 décembre par la législation européenne, le temps qu'elles concluent un nouvel accord commercial.

En cas de "no deal" (absence d'accord) au 31 décembre, les échanges de Londres avec ses anciens partenaires se dérouleront selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui prévoient d'importants droits de douane.

Et au vu des divergences persistantes, Londres a averti se satisfaire d'un accord a minima "à l'australienne", où les règles de l'OMC s'appliqueraient sur la plupart des produits, plutôt que l'accord sans quota ni droit de douane mis sur la table par Bruxelles en échange de concessions.

Une absence d'accord serait très risquée pour la République d'Irlande, frontalière de la province d'Irlande du Nord. Londres veut à tout prix éviter le retour à une frontière physique entre les deux Irlande.

Le Premier ministre irlandais Michael Martin a déclaré que son homologue britannique l'avait "assuré être très investi pour parvenir à un accord commercial avec l'Europe", indiquant que les deux dirigeants comptaient "se rencontrer régulièrement" pour discuter du Brexit.

Les négociations entre Londres et Bruxelles, perturbées par la pandémie de nouveau coronavirus, s'enlisent et aucun progrès n'a été réalisé en l'état.

Les discussions entre les deux parties doivent reprendre la semaine prochaine à Bruxelles. Le négociateur britannique David Frost a répété jeudi sur Twitter estimer qu'un accord "(pouvait) être atteint en septembre".

La Russie dénonce des tentatives étrangères de "déstabiliser" le Bélarus

Le dirigeant russe Vladimir Putin et son homologue du Bélarus Alexandre Loukachenko.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé jeudi des tentatives étrangères de "déstabiliser" le Bélarus, en proie à des protestations depuis quatre jours contre la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko.

La Russie voit "des tentatives claires d'ingérence étrangère visant à diviser la société et déstabiliser la situation" au Bélarus, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors d'un briefing.

Depuis dimanche soir, le Bélarus est le théâtre de manifestations contre la réélection de M. Loukachenko, au pouvoir dans cette ex-république soviétique depuis 26 ans.

Les protestations ont été violemment réprimées par la police, faisant deux morts, des dizaines de blessés et donnant lieu à des milliers d'arrestations.

"Nous appelons tout le monde à la retenue (...) et espérons que la situation dans le pays va bientôt se normaliser", a souligné Mme Zakharova.

"La Russie a été et reste un allié fidèle et ami du peuple fraternel bélarusse", a-t-elle également assuré.

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