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La santé des migrants dans les camps en Grèce est préoccupante selon une ONG

Walaa, réfugiée syrienne au camp de Souda, sur l'île de Chios, en Grèce, le 7 septembre 2016.

Les camps où plusieurs dizaines de milliers de réfugiés et migrants sont bloqués en Grèce affectent leur santé, tant physique que psychologique, selon un diagnostic établi par Médecins du Monde.

"Les conditions de vie dans les camps sont la source principale de vulnérabilité" pour la santé des migrants, a relevé Elisa Visconti, coordinatrice d'un programme de prise en charge médicale mené depuis avril.

Le manque d'hygiène et d'accès aux sanitaires, la surpopulation, le froid avec l'arrivée de l'hiver, sont propices notamment aux infections respiratoires et aux problèmes dermatologiques, parmi les principales pathologies recensées.

Les résidents des camps présentent en outre "de plus en plus de symptômes de dépression, angoisse, traumatisme", avec une "hausse des tentatives de suicides", a ajouté Mme Visconti lors d'une conférence de presse.

MdM est aussi préoccupé par la propagation des maladies sexuellement transmissibles, mais aussi la prostitution, tant féminine que masculine, avec le développement d'une "sexualité de survie".

Quelque 25.000 réfugiés et migrants sont bloqués dans des camps en Grèce continentale depuis la fermeture à l'hiver 2016 de la route migratoire des Balkans vers le nord de l'Europe. A peu près autant vivent désormais hors des camps.

Tous attendent pendant des mois au mieux d'être relocalisés en Europe ou de décrocher l'asile en Grèce, au pire d'être renvoyés.

Cette situation engendre "désespoir et frustrations", a mis en garde Pierre Verbeeren, directeur de la section belge de MdM, co-partenaire du projet médical, financé pour 7 millions d'euros par la Commission européenne.

Plus de 16.000 autres réfugiés et migrants voués en principe au renvoi en Turquie sont exposés à des conditions encore plus difficiles sur les îles d'Égée orientale où ils sont parqués depuis l'accord UE-Turquie de mars dernier visant à couper la route migratoire égéenne.

Avec AFP

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Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
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Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
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Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

Plusieurs grandes villes envisagent un retour au confinement

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La maladie Covid-19 a fait au moins 569.000 morts dans le monde

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Retour au confinement pour contrer le coronavirus

Des gens assistent à un rassemblement , défiant les mesures de confinement du gouvernement, mis en place pour endiguer la propagation de l'épidémie de coronavirus à Belgrade, en Serbie.

Plusieurs pays ont ordonné des reconfinements dans la crainte d'une deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que l'Amérique latine est devenue la deuxième région du monde la plus touchée par la pandémie en nombre de morts, devant l'Amérique du nord.

En Espagne, le gouvernement régional de Catalogne s'est lancé dans un bras de fer avec la justice pour imposer sa décision de reconfiner chez eux les habitants de la ville de Lérida et de communes environnantes, déjà coupés du reste de la région depuis une semaine.

Alors que le tribunal de cette ville "a décidé de ne pas ratifier les mesures" prises par le gouvernement régional "car elles sont contraires au droit", le président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, a affirmé lundi qu'il adopterait un décret-loi pour l'imposer.

Dans les rues de Lérida, les boutiques restaient souvent ouvertes tout comme les terrasses des cafés et les habitants, masqués, continuaient de sortir.

En Allemagne aussi, la "menace" d'une deuxième vague d'infections est "réelle", a mis en garde lundi le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelant notamment ses compatriotes en vacances aux Baléares à respecter les gestes barrières.

Au Maroc, la ville de Tanger (nord), peuplée d'environ un million d'habitants, devait être reconfinée à partir de lundi midi après l'apparition de foyers épidémiques.

Les transports publics y seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a précisé le ministère de l'Intérieur.

C'est le cas également aux Philippines où environ 250.000 habitants de Manille vont à nouveau être confinés après une flambée des cas.

- Couvre-feu -

En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé de réimposer un couvre-feu en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. Les visites familiales seront aussi interdites.

Les restrictions imposées en mars pour tenter d'enrayer l'épidémie dans ce pays, le plus touché en Afrique, avaient été en partie levées en mai. L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 264.184 cas de coronavirus dont 3.971 mortels.

L'inquiétude demeure aussi forte en Australie: après le reconfinement pour six semaines décidé jeudi dernier pour Melbourne, la deuxième ville du pays, les habitants de Sydney ont été priés lundi de limiter lundi les soirées festives après l'apparition d'un nouveau foyer épidémique dans un pub.

Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché, la pandémie continue de flamber particulièrement dans de grands Etats du sud, et un responsable du ministère de la Santé à Washington a estimé dimanche qu'un reconfinement dans ces zones n'était pas exclu.

"Tout devrait être envisagé", a déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Les Etats-Unis ont recensé dimanche 59.747 nouvelles contaminations en 24 heures, selon le bilan quotidien de l'université Johns Hopkins. Le nombre de cas confirmés s'établit à 3.301.820 et le nombre de décès à 135.171.

A quatre mois de l'élection présidentielle, un débat y fait rage sur la réouverture des écoles, défendue par le président Donald Trump mais jugée dangereuse par ses adversaires du Parti démocrate.

"J'exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps", a déclaré dimanche sur CNN la ministre de l'Education Betsy DeVos. "Ils jouent avec la santé de nos enfants", a rétorqué la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants.

- L'Amérique latine, deuxième région la plus touchée -

L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues lundi la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie, derrière l'Europe, avec plus de 144.000 décès officiellement recensés. Le Brésil est le pays le plus endeuillé de la région et dénombre à lui seul 72.100 décès. Elle dépasse ainsi les bilans des États-Unis et du Canada.

La pandémie a fait plus de 569.135 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.

Donald Trump est apparu pour la première fois portant en public un masque

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