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Achat du Groenland: Trump annule un voyage et stupéfie le Danemark

Photomontage Mette Frederiksen et Donald Trump crée le 20 août 2019.

Donald Trump a annulé un voyage à Copenhague et une rencontre prévue avec la Première ministre danoise car celle-ci ne souhaite pas vendre le Groenland aux Etats-Unis, une annonce suscitant une nouvelle fois la stupéfaction au Danemark où même la reine a fait part de sa "surprise". 

La visite au Danemark du président américain prévue début septembre a tout simplement "été annulée à ce stade", a expliqué mardi à l'AFP un porte-parole de la Maison Blanche, quelques instants après une série de tweets de son locataire.

A Copenhague, la maison royale, à l'origine de l'invitation de M. Trump , a exprimé sa "surprise", dans un commentaire écrit transmis à la télévision publique DR.

L'ensemble de la classe politique s'est pour sa part dite stupéfaite.

"La réalité transcende la fiction (...) cet homme est imprévisible", a twitté Martin Østergaard, chef de la gauche radicale et membre de la majorité parlementaire.

"Sans aucune raison Trump considère qu'une partie (autonome) de notre pays est à vendre. Ensuite il annule de manière insultante une visite que tout le monde était en train de préparer. Est-ce que des morceaux des Etats-Unis sont à vendre? L'Alaska?", s'est insurgé sur Twitter le conservateur Rasmus Jarlov, "merci de montrer plus de respect".

"Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables mais étant donné les commentaires de la Première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n'aurait aucun intérêt à discuter de l'achat du Groenland, je vais repousser notre rencontre prévue dans deux semaines à un autre moment", a lancé M. Trump.

"La Première ministre a été en mesure de faire l'économie d'argent et d'efforts pour les Etats-Unis et le Danemark en étant si directe. Je la remercie pour cela et ai hâte de reprogrammer à un moment dans le futur" cette rencontre, a poursuivi le président américain.

Cette annonce intervient dans une séquence diplomatique importante pour le dirigeant américain qui doit bientôt s'envoler pour la France, où il assistera au sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août.

Aux côtés des autres leaders des grandes puissances mondiales, il pourrait encore jouer les trouble-fêtes, tant les sujets de discorde se multiplient entre les Etats-Unis et leurs alliés traditionnels, estiment certains observateurs.

- "Grosse transaction" -

En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s'était renseigné sur la possibilité pour les Etats-Unis d'acheter le Groenland, immense territoire autonome rattaché au Danemark qui compte quelque 56.000 habitants. Une idée qui avait d'abord fait sourire certains.

Le week-end dernier l'ancien homme d'affaires new-yorkais avait confirmé de vive voix s'intéresser au Groenland en qualifiant devant la presse cette éventuelle transaction de "grosse transaction immobilière", qui serait "stratégiquement intéressante".

M. Trump avait pourtant assuré dimanche que cette visite n'était "pas du tout" liée à son ambition territoriale.

De leur côté, les autorités locales n'ont pas apprécié cette convoitise de l'ex magnat de l'immobilier.

"Le Groenland est riche en ressources précieuses (...). Nous sommes prêts à faire des affaires, pas à vendre" le territoire, avait réagi vendredi le ministère groenlandais des Affaires étrangères.

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France et riche en ressources naturelles (pétrole, gaz, or, diamant, uranium, zinc, plomb).

C'est le deuxième soir d'affilée que le dirigeant républicain mentionne sur Twitter la question de l'achat du Groenland.

"Je promets de ne pas faire ça au Groenland!", avait écrit lundi le milliardaire, non sans humour, dans un tweet accompagné d'un photomontage montrant son immense hôtel aux vitres dorées de Las Vegas s'élever au milieu d'un paysage bucolique du territoire danois.

Avec AFP

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

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