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Accord pour la fin de la grève de la fonction publique au Tchad

Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale revendicative à N'Djamena, le 15 mars 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Les autorités tchadiennes et la plateforme des syndicats de la fonction publique ont signé vendredi un accord mettant fin à plus de cinq mois de grève des fonctionnaires, selon le texte de l'accord.

Cet accord a été signé "à la suite de plusieurs rencontres entre le gouvernement et la plateforme syndicale revendicative, en vue de la résolution de la crise sociale que traverse le pays", précise le document.

"J'ai fait cinq mois de grève, la satisfaction pour moi (est que) les cours vont reprendre et les hôpitaux vont fonctionner. Autant je lutte pour les travailleurs, autant je lutte aussi pour le bien-être de la population", a réagi à l'AFP Michel Barka, porte-parole de la plateforme.

"Même si dans l'immédiat il n'y a rien, à moyen terme, on arrivera à une situation satisfaisante", a-t-il ajouté sans plus de détail.

L'accord signé prévoit notamment de maintenir à 65% de leur niveau le montant des primes et indemnités de salaires des fonctionnaires, alors qu'elles devaient être réduites à 50% de leur niveau, selon ce que le gouvernement avait annoncé en janvier.

Ces primes et indemnités avaient déjà été réduites de 50% en 2016, suscitant une forte grogne sociale.

Mi-mars, gouvernement et syndicats du Tchad étaient parvenus à un premier accord pour mettre fin à la paralysie du secteur public. Mais mi-mai, un nouvel appel à la grève illimitée avait été lancé par les syndicats.

Il était en vigueur depuis, paralysant la plupart des établissements publics dont la santé et l'éducation.

La rentrée scolaire n'a ainsi pas eu lieu début octobre, les portes des établissements du secteur public, primaires et secondaires, étant restés fermées.

Le Tchad, pays de près de 15 millions d'habitants, compte environ 92.000 fonctionnaires civils. Le pays souffre depuis 2015 de la baisse des cours du pétrole brut, et a mis en place des mesures d'austérité pour y faire face.

A la suite d'un programme avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un financement de 312,1 millions de dollars sur trois ans, N'Djamena doit réduire la masse salariale à la charge de l'Etat.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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