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Au moins deux civils et un soldat tués dans une attaque au Mali

Des soldats maliens à Gao, Mali, 23 férier 2017.

Des hommes armés ont attaqué et incendié des postes de douane et de gendarmerie dans le village de Soumouni au Mali, tuant au moins deux civils et un soldat .

Deux civils et un soldat maliens ont été tués au Mali, où des postes de douane et de gendarmerie ont été incendiés, des attaques attribuées aux jihadistes, a appris l'AFP vendredi auprès du ministère de la Défense et d'élus locaux.

Ces nouvelles attaques, dont deux à proximité des frontières avec le Niger et le Burkina Faso, surviennent alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit discuter vendredi du Mali, notamment de la reconduction pour un an du mandat de la Mission de l'ONU (Minusma) à partir du 30 juin.

"Deux paysans ont été tués dans leurs champs ce vendredi dans le village de Soumouni par six hommes armés circulant sur trois motos", a affirmé à l'AFP le maire de la localité voisine de Macina, dans le centre du pays, Bekaye Samaké.

En février, l'armée a interdit la circulation des motos d'un village à l'autre dans cette région, en raison de leur utilisation par les jihadistes.

"Non loin d'Ansongo, jeudi, un véhicule de l'armée malienne a sauté sur une mine posée par les terroristes. Un militaire a été tué, et deux autres blessés", a indiqué de son côté à l'AFP un responsable du ministère malien de la Défense.

Selon un élu d'Ansongo, 24 heures avant l'explosion, "des hommes armés, probablement les jihadistes, ont été aperçus" aux environs.

Dans une attaque distincte jeudi, "les terroristes ont attaqué et brûlé le poste de gendarmerie et la douane de Hombori", sans faire de victime, a indiqué la même source.

Les assaillants sont arrivés à bord d'un véhicule et sont repartis en direction de la frontière du Burkina Faso, selon des sources locales.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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