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A Lomé, la police a usé de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants anti-Faure Gnassingbé


L'opposition togolaise réclame le départ du président Faure Gnassingbé ; un manifestant à Lomé, le 7 septembre 2017. (REUTERS/Noel Kokou Tadegnon)

Les militants de l’opposition occupaient le centre de la capitale togolaise depuis près de 10 heures.

C’est dans la débandade totale qu’a pris fin la seconde journée de manifestation de l’opposition à Lomé. Les manifestants ont été délogés de la voie publique à coups de gaz lacrymogènes.

Il sonne 22 heures t.u. quand les premières détonations retentissent. Instinctivement c’est le repli systématique. Les leaders, qui étaient au carrefour Dekcon, prennent le boulevard du 13 janvier coté est. Les militants se replient dans les ruelles adjacentes.

En quelques minutes, des jeunes s’organisent, posent des barricades et ripostent avec des jets de pierre. En face, les forces de l’ordre en rang de bataille usent de grenades lacrymogènes. Et peut-être en usent de trop.

« Arrêtez les gaz », crie le chef des opérations, estimant que ses éléments ont la gâchette facile. « Les gens dorment, vous allez perturber leur sommeil », ajoute-t-il, en les sommant d’arrêter les tirs.

L’opposition togolaise réclame dans la rue le retour à la constitution de 1992 qui limite le mandat présidentiel et consacre un mode de scrutin à deux tours. Mais depuis la forte mobilisation des 6 et 7 septembre, les exigences ont changé. En début de soirée, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition, demandait encore la démission du président Faure Gnassingbé et l’instauration d’une transition.

Ce qui est sûr, c’est qu’aucune consigne n’a été donnée à l’issue de ces deux jours de manifestations qui ont mobilisé des dizaines de milliers de manifestants à Lomé.

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