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A Bruxelles, la traque du principal suspect et les polémiques continuent

Contrôle à l'aéroport de Zaventem à Bruxelles le mercredi 23 mars 2016. (AP Photo / Geert Vanden Wijngaert)

La police belge tente de mettre la main sur le principal suspect encore en fuite une semaine après les attentats jihadistes qui ont fait 35 morts à Bruxelles, sur fond de polémiques à répétition sur la gestion de la crise par les autorités.

Le retour à la normale reste laborieux dans la capitale belge, frappée le 22 mars à 07H58 par un double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem puis, environ une heure plus tard, par un troisième kamikaze dans le métro.

L'aéroport, dont le hall des départs a été dévasté par les explosions, devait tester mardi ses infrastructures temporaires, avec une simulation de grande envergure, avant une reprise très partielle du trafic qui pourrait intervenir "au mieux" mercredi, a expliqué son PDG Arnaud Feist. Quant au métro, la circulation reste limitée.

Si les trois kamikazes ont été rapidement identifiés, et s'avèrent être étroitement liés aux commandos du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui ont tué 130 personnes le 13 novembre à Paris, l'enquête a subi un sérieux revers lundi. La justice, qui espérait avoir arrêté le troisième poseur de bombe de l'aéroport, recherché depuis une semaine, a libéré le seul homme inculpé dans l'enquête sur les attaques bruxelloises, Fayçal Cheffou.

Selon une source proche de l'enquête, "les enquêteurs ont établi que ce n'est pas +l'homme au chapeau+" repéré sur des images de vidéosurveillance à côté des deux kamikazes de l'aéroport, et qui a abandonné sa valise piégée avant de prendre la fuite. Ce suspect-clé est donc toujours en cavale.

Selon l'avocat de Fayçal Cheffou, "il a donné un alibi au niveau de la téléphonie, disant qu'il était chez lui au moment des attentats". "Je ne peux rien reprocher au juge d'instruction" puisque "les éléments qu'il a recueillis se sont avérés complètement à décharge", a ajouté Me Olivier Martins à la télévision publique francophone RTBF.

- "Radical agité" ou "radical recruteur" -

"La frontière est ténue entre un radical agité et un radical recruteur, et probablement que le magistrat n'a pas voulu franchir la frontière", a déclaré mardi le maire de Bruxelles Yvan Mayeur, semblant déplorer la remise en liberté de Fayçal Cheffou, qu'il accuse d'avoir "agité" des réfugiés dans un campement pour migrants dans la capitale.

Cette nouvelle polémique s'ajoute à d'autres critiques déjà adressées aux autorités belges, notamment pour défaut de surveillance d'un des kamikazes de l'aéroport, qui n'a pas été inquiété après avoir été arrêté en Turquie puis expulsé l'été dernier.

Pour le ministre de la Justice Koen Geens, mis en cause pour sa gestion du dossier avec son collègue de l'Intérieur Jan Jambon, "ce n'est pas le moment de se battre entre nous". "L'ennemi se trouve en Syrie", "nous devons faire face ensemble et être lucides", a-t-il affirmé à la télévision publique flamande VRT.

Signe d'une menace toujours élevée, les enquêtes sur les réseaux jihadistes prennent une tournure de plus en plus européenne, avec de nouvelles arrestations ces derniers jours en Belgique, en France, en Italie et aux Pays-Bas.

La France a ainsi affirmé avoir mis "en échec" un projet d'attentat avec des ramifications européennes. Le principal suspect, l'ex-braqueur français Reda Kriket, était toujours entendu par la police française et sa garde-à-vue a été prolongée mardi de 24 heures.

Les attentats de Bruxelles ont aussi fait 340 blessés d'une vingtaine de nationalités. Lundi, 96 d'entre étaient toujours hospitalisés, dont 55 en soins intensifs. Les 35 morts, presque tous identifiés, étaient originaires d'une douzaine de pays différents.

L'Inde a rejoint la liste des pays touchés, en confirmant le décès de Raghavendran Ganeshan, 31 ans, salarié du géant de l'informatique Infosys qui travaillait depuis quatre ans dans la capitale de l'Union européenne, ville très cosmopolite où de nombreux expatriés et voyageurs ont perdu la vie dans les attaques jihadistes.

Un hommage aux victimes de Bruxelles, mais aussi de Lahore (Pakistan) où un kamikaze islamiste a tué dimanche 72 personnes, était prévu mardi matin à Paris.

Avec AFP

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L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

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