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Etats-Unis: le président Bush au Moyen-Orient


Le président George Bush quitte Washington mardi pour une tournée du Moyen-Orient, où il poursuivra ses efforts en faveur d’un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Sa première étape : Israël, pour le 60ème anniversaire de la création de l’Etat hébreu.

Une année s’est écoulée depuis que le chef de l’exécutif américain a présidé la conférence d’Annapolis sur la paix au Moyen-Orient. A cette occasion, les leaders israéliens et palestiniens s’étaient donnés jusqu’à la fin de l’année pour parvenir à un accord de paix. Cet objectif a revu à la baisse et ramené à un accord-cadre, qui pourrait définir les frontières d’un futur Etat palestinien.

Pour Reuvan Hazan, professeur de sciences politiques à l’université hébreuse de Jérusalem, le chef de l’exécutif américain n’a peut-être plus le temps nécessaire pour atteindre son modeste objectif. « Le président des Etats-Unis souhaite bien faire avancer le processus, mais il est arrivé à cette décision un peu trop tard. Il a attendu jusqu’à la dernière des huit années de ses deux mandats. Il a attendu d’avoir perdu le contrôle des deux chambres du Congrès – et nous sommes à la veille des nouvelles élections présidentielles aux Etats-Unis », fait remarquer le professeur Hazain.

Ce dernier note, néanmoins, que le président Bush est un leader à qui les Israéliens font confiance. « La plupart des Israéliens continuent d’appuyer le président Bush », a-t-il dit en soulignant qu’ils apprécient la détermination du chef de l’exécutif américain à défendre la démocratie dans le monde.

Côté palestinien, le consensus est que la situation s’est dégradée depuis la conférence d’Annapolis. « Après Annapolis, presque tous les Palestiniens étaient en faveur des négociations mais, maintenant, ils veulent que Monsieur Abbas y mette fin. Israel, disent-ils, se sert des pourparlers pour cacher ses agressions militaires, l’élargissement des colonies », explique le journaliste Hani al-Masri, directeur du centre de recherches médiatiques Bada’el à Ramallah.

Pour M. Masri, le fait que le président de l’Autorité palestinienne n’ait pas réussi à obtenir des concessions de la part d’Israël a renforcé la position du groupe militant Hamas. « Avant la conférence d’Annapolis, le Hamas était très faible après avoir saisi la Bande de Gaza. Mais après Annapolis, quand les Palestiniens ont vu qu’il n’y avait pas de progrès, le Hamas est devenu de plus en plus fort », souligne Hani al-Masri.

Le président Bush pourrait bien obtenir de ses interlocuteurs l’engagement de prendre les décisions difficiles nécessaires pour faire avancer le processus de paix. Mais beaucoup d’experts notent que la position de son principal interlocuteur israélien, le Premier ministre Ehud Olmert, est affaiblie par les accusations de corruption formulées contre lui en Israël.

Après son séjour en Israël, le président Bush se rend, samedi, à Sharm el-Sheikh en Egypte où il s’entretiendra avec son homologue égyptien, Hosni Moubarak,et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d’un sommet sur la paix dans la région.

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