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Moyen-Orient

L'Iran déconnecte 27 caméras de surveillance nucléaire de l'ONU

Un membre des gardiens de la révolution passe devant un missile à Téhéran, en Iran, le 7 janvier 2022.

L'Iran a commencé à retirer 27 caméras de surveillance de ses sites nucléaires à travers le pays, a déclaré jeudi le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), un organisme qui opère sous l'égide de l'ONU.

Pour Rafael Mariano Grossi, directeur général de l'AIEA, ce geste pourrait porter un "coup fatal" à l'accord nucléaire conclu en 2015 sous la présidence de Barack Obama mais qui est tombé en lambeaux depuis le retrait des États-Unis à peine trois ans plus tard, sous l'administration Trump en 2018.

Depuis, les experts signalent que Téhéran enrichit de l'uranium à un niveau proche de la qualité militaire.

La décision de désactiver les caméras intervient un jour après que le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique a censuré Téhéran pour ne pas avoir fourni d'"informations crédibles" sur le matériel nucléaire artificiel découvert sur trois sites non déclarés dans le pays.

L'Iran se rapproche davantage d'une bombe nucléaire, selon une agence onusienne
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M. Grossi a déjà averti que sans les caméras, l'Iran pourrait fabriquer des centrifugeuses et les détourner vers des lieux inconnus.

Pour sa part, le gouvernement iranien n'a pas immédiatement admis qu'il retirait les 27 caméras, bien qu'il a auparavant menacé de prendre des mesures plus sévères. Les médias d'État ont, quant à eux, diffusé jeudi des images montrant des ouvriers en train de débrancher deux caméras de l'AIEA.

"Nous espérons qu'ils reviendront à la raison et répondront à la coopération de l'Iran par la coopération", a déclaré mercredi Behrouz Kamalvandi, un porte-parole du programme nucléaire iranien, au sujet des fonctionnaires de l'AIEA. "Il n'est pas acceptable qu'ils fassent preuve d'un comportement inapproprié alors que l'Iran continue de coopérer".

L'Iran exhorte Washington à lever les sanctions économiques
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Les pourparlers à Vienne sur la relance de l'accord sont au point mort depuis avril. Depuis l'échec de l'accord, l'Iran utilise des centrifugeuses de pointe et son stock d'uranium enrichi augmente rapidement, selon des experts.

Les experts en non-prolifération avertissent que l'Iran a suffisamment d'uranium enrichi à 60 % pour fabriquer une arme nucléaire si les dirigeants décidaient de le faire.

Jusqu'ici, Téhéran insiste sur le fait que son programme est à des fins pacifiques, bien que les experts de l'ONU et les agences de renseignement occidentales affirment que l'Iran avait un programme nucléaire militaire jusqu'en 2003.

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Un tir israélien non-intentionnel a "vraisemblablement" tué la journaliste Abu Akleh

PALESTINIANS-ISRAEL/QATAR-ALJAZEERA JOURNALIST KILLED

Les Etats-Unis ont jugé lundi que la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh avait "vraisemblablement" été tuée par un tir provenant d'une position israélienne, sans raison de croire que sa mort ait été intentionnelle.

Les experts américains, à qui l'Autorité palestinienne avait confié la balle ayant tué la correspondante vedette d'Al-Jazeera alors qu'elle couvrait le 13 mai une opération militaire israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, n'ont toutefois pas pu atteindre de conclusion définitive quant à l'origine du projectile, précise le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, dans un communiqué.

Ces conclusions ont immédiatement donné lieu à des réactions contrastées côté israélien et palestinien: l'Etat hébreu a insisté sur le fait qu'il avait lui-même mené un examen de la fameuse balle, en présence de responsables sécuritaires américains, alors même que l'Autorité palestinienne s'était toujours refusée à lui confier la balle, tandis que Ramallah a dénoncé une tentative de "cacher la vérité".

"Nous n'acceptons pas les tentatives de cacher la vérité et nous n'avons pas peur d'accuser Israël (...) qui porte la responsabilité de l'assassinat de Shireen Abu Akleh", a ainsi commenté sur Twitter le ministre palestinien des Affaires civiles, Hussein al-Sheikh.

Tir israélien, selon l'ONU

La mort de Mme Abu Akleh, une journaliste très appréciée et reconnue d'Al Jazeera, a secoué le Proche-Orient.

Equipée d'un gilet pare-balles clairement marqué de la mention "presse" et d'un casque, elle avait été victime d'un tir à la tête et un autre journaliste avait été blessé par balle alors qu'ils s'étaient rendus aux abords du camp de réfugiés de Jénine, bastion des factions armées palestiniennes où les forces israéliennes menaient ce jour-là un raid.

Tant l'Autorité palestinienne qu'Al-Jazeera, ainsi que le pays finançant la chaîne, le Qatar, ont immédiatement accusé l'armée israélienne de l'avoir tuée.

Israël n'a cessé de rejeter ces accusations, affirmant qu'il est impossible de connaître l'origine exacte du tir, israélienne ou palestinienne, et continue d'exclure en tout état de cause un tir délibéré.

Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a quant à lui conclu le 24 juin à une responsabilité de l'armée israélienne tout en excluant, à l'instar des Etats-Unis, un tir délibéré, une enquête néanmoins rejetée comme "sans fondement" par le ministre israélien de la Défense Benny Gantz.

Yaïr Lapid devient Premier ministre d'Israël

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Après des années de brouille, l’émir du Qatar se rend en Égypte

La dernière visite de cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, est arrivé vendredi en Egypte pour sa première visite depuis des années, un an et demi après la reprise des relations entre Le Caire et cet Etat gazier du Golfe, a indiqué la présidence égyptienne.

Accueilli à sa descente d'avion par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l'émir est en Egypte pour la première fois depuis sept ans.

Rompues durant trois ans, les relations diplomatiques entre les deux pays n'ont repris qu'en janvier 2021, dans le cadre d'une réconciliation scellée entre le Qatar et quatre pays arabes. L'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn avaient mis fin en juin 2017 à leurs relations avec le Qatar, accusé notamment d'être trop proche de l'Iran et de soutenir les Frères musulmans, des accusations niées par Doha.

Cette confrérie née en Egypte dans les années 1920 a essaimé dans l'ensemble du monde arabe, avant d'être interdite en Egypte dans la foulée du renversement de l'islamiste Mohamed Morsi par le président actuel Abdel Fattah al-Sissi.

La dernière visite de l’émir du Qatar en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe et depuis janvier 2021, les deux chefs d'Etat ne se sont vus qu'à deux reprises, toujours en marge de sommets à l'étranger. Cette visite en Egypte intervient quelques jours après celle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui s'est également rendu en Jordanie et en Turquie.

Autre signe de la détente des relations entre les deux pays, le Qatar avait annoncé fin mars qu'il allait investir 4,5 milliards d'euros en Egypte, tandis que le géant qatari des hydrocarbures QatarEnergy avait signé un accord avec l'Américain ExxonMobil pour acquérir une participation de "40% dans un bloc d'exploration au large de l'Egypte", sans en préciser le montant.

Doha et Le Caire, deux grands alliés des Américains au Moyen-Orient, sont également régulièrement à la manoeuvre diplomatique lors des conflits dans la bande de Gaza.

L'ONU appelle l'Iran à mettre fin aux amputations des condamnés

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Naftali Bennett va dissoudre le Parlement israëlien

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