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États-Unis

L'ouragan Michael a tout dévasté à Mexico Beach

Les décombres après le passage de l'ouragan Michael à Mexico Beach, Floride, États-Unis, le 11 octobre 2018.

À Mexico Beach, petite station balnéaire de Floride vidée de ses habitants, on n'entend plus que les alarmes anti-incendies des maisons dévastées par l'ouragan Michael, et les engins de chantier qui déblayent les voies d'accès

Les rafales de vent ont frappé en plein coeur mercredi cette destination de vacances appréciée de nombreuses familles, qui compte un millier de résidents à l'année, dont beaucoup retraités.

L'ouragan de catégorie 4 a tout balayé sur une centaine de mètres entre la plage et la route côtière. Les bungalows en bois construits sans fondations ont été emportés, et les débris (éviers, machines à laver, vélos, etc.) sont éparpillés sur le sol boueux. Les maisons sur pilotis, plus solides, ont tenu le choc. Mais les portes et fenêtres sont éventrées.

Sur la marina, les bateaux de plaisance sont échoués sur la rive, et certains ont été poussés jusque sur la route.

La ville a été vidée de la plupart de ses habitants par les forces de l'ordre, qui quadrillent la localité à la recherche de victimes. Mais certains sont restés et racontent avoir vécu l'enfer.

Rose Loth, 53 ans, était calfeutrée dans sa maison avec son mari et son chien quand l'ouragan est passé. "Une fenêtre s'est brisée, on l'a bâchée pour éviter que la pluie rentre mais la maison s'est mise à trembler. On a alors cassé une autre vitre pour laisser passer le flot d'air", raconte-t-elle à l'AFP.

"Je pense que c'est la seule chose qui nous a sauvés", dit cette femme de 53 ans, qui travaille à la base militaire de Tyndall, à quelques kilomètres vers Panama City, autre ville ayant aussi subi de gros dégâts.

L'eau a envahi son garage et sa salle à manger, à plus de deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est la seule habitante à être restée sur les cinq maisons de sa rangée.

"On a eu très peur, on n'avait jamais vu quelque chose comme ça. Je ne resterai pas pour le prochain ouragan", dit-elle, au milieu du bruit lancinant des alarmes anti-incendies des maisons alentours. Il n'y a plus d'eau, plus d'électricité, ni de réseaux de téléphonie mobile.

D'autres habitants se sont retrouvés bloqués à l'entrée de la ville après s'être ravitaillés à Panama City.

Joyce Overstreet, propriétaire d'une société de fabrication de métaux de 61 ans, attend dans sa voiture l'autorisation de rentrer chez elle. "C'était lugubre, sombre, terrifiant, on avait l'impression que ça ne s'arrêterait jamais", raconte-t-elle sur le passage de l'ouragan.

Les habitants ont laissé la place aux engins de chantier qui déblaient la route, poussant les décombres sur les côtés et aux services de secours.

Ils se sont attelés à rechercher et porter secours aux éventuelles victimes. Avec son équipe venue de La Nouvelle-Orléans, Christopher Keller a passé sa journée à faire du porte-à-porte.

"On regarde si personne n'est piégé sous les décombres, sous un meuble. Ça peut arriver en cas de montée des eaux", explique ce responsable local de la Sécurité intérieure, qui vient de passer trois semaines en Caroline du Sud pour aider les victimes de l'ouragan Florence mi-septembre.

Avec AFP

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Décès du premier maire noir de New York à 93 ans

L'ancien maire de New York, David Dinkins, assiste au discours du gouverneur Andrew Cuomo sur l'état de l'État dans le bâtiment One World Trade Center de New York, le lundi 9 janvier 2017.

Le premier et unique maire noir de New York, David Dinkins, est décédé à l'âge de 93 ans, ont rapporté mardi les médias américains.

Ce démocrate avait été maire de New York de 1990 à 1993 après l'avoir emporté face à Rudy Giuliani et Edward Koch.

Son mandat avait été marqué par des troubles à caractère racial et antisémite, notamment en 1991 à Crown Heights, dans l'arrondissement de Brooklyn, et la mort d'un étudiant juif.

David Dinkins, qui avait hérité d'une ville frappée par le racisme, la pauvreté et la violence, avait essuyé à l'époque de nombreuses critiques pour son incapacité présumée à assurer ses fonctions.

Né en 1927 à Trenton, dans le New Jersey (nord-est), il est décédé de mort naturelle à son domicile moins de deux mois après le décès de son épouse Joyce, a rapporté le New York Times.

David Dinkins avec Hillary Clinton.
David Dinkins avec Hillary Clinton.

Dans une ville sous tension, en avril 1989 cinq jeunes avaient été accusés à tort pour le viol et les blessures infligées à une joggeuse blanche de 28 ans, Trisha Meili, à Central Park. Ils avaient porté plainte contre la ville de New York et obtenu réparation.

Quelques mois plus tard, un adolescent noir, Yusuf Hawkins, avait été tué par un groupe de jeunes blancs à Brooklyn.

Un million de New-Yorkais recevaient à l'époque des allocations pour survivre et un millier de meurtres étaient enregistrés chaque année à New York. Le crack avait débarqué dans la ville et faisait des ravages.

David Dinkins a été à la tête de l'une des mairies les plus ouvertes de l'histoire de New York, incluant de nombreuses femmes, le premier Portoricain à la tête des pompiers de la ville et un psychiatre noir ouvertement homosexuel comme responsable de la santé mentale.

Connu pour ses costumes raffinés et sa politesse, M. Denkins était considéré "trop gentil" pour tenir et diriger une ville comme New York.

Défait aux élections municipales par Rudy Giuliani après un seul mandat, M. Dinkins avait déclaré: "Mes amis, nce que nous avons fait a été historique. Personne ne peut nous l'enlever".

NFL: un corps arbitral exclusivement noir officie pour la première fois en match

Mike Williams de Los Angeles (81) et P.J. Williams (26) des New Orleans Saints lors d'un match de NFL, USA, le 12 octobre 2020.

Première historique en NFL: l'arbitre Jerome Boger et ses six assistants sont devenus lundi soir la première équipe entièrement noire à arbitrer un match de la Ligue nationale de football, lors de la rencontre entre les Buccaneers de Tampa Bay et les Los Angeles Rams.

L'équipe d'arbitres est entrée sur le terrain avec des références impressionnantes, en particulier le vétéran Boger, troisième arbitre noir de l'histoire de la NFL. Juge de ligne, il avait été promu au rang d'arbitre en 2006.

"Je suis fier de mon héritage et enthousiaste à l'idée de participer à ce match historique", a déclaré Boger lors de la préparation du match. "J'ai hâte de pouvoir travailler avec un groupe d'arbitres officiels noirs et de montrer notre compétence dans l'exécution de notre mission".

Aux cotés de Boger se trouvaient Barry Anderson, arbitre officiel depuis 14 ans; Anthony Jeffries, juge de touche officiel depuis 3 ans; Carl Johnson, juge de ligne officiel depuis 17 ans; Julian Mapp, juge de touche officiel depuis 12 ans; Dale Shaw, juge de terrain officiel depuis 8 ans; et Greg Steed, juge de fond officiel depuis 18 ans.

Boger avait notamment été l'arbitre du Super Bowl (la finale du championnat) XLVII, et Anderson, Johnson et Steed faisaient partie de l'équipe d'arbitrage du Super Bowl LIV.

"La présence historique de cette équipe (...) témoigne des innombrables et incommensurables contributions des arbitres officiels noirs au jeu, de leur performance exemplaire et du pouvoir d'intégration qui est la marque de ce grand sport", a déclaré Troy Vincent, vice-président des opérations footballistiques de la ligue.

Le match a été remporté par les Rams 27 à 24, grâce notamment à un touchdown de Robert Woods, inscrit à environ quatre minutes de la fin de la première période, et qui a été le premier du genre validé par une équipe arbitrale entièrement noire.

Les USA exigent désormais une caution aux touristes venant de 15 pays africains

Une femme montre les passeports de sa famille avec un visa américain à Accra, au Ghana, le 1er février 2019. Le Ghana n'est pas inclus dans le programme de garantie monétaire.

L'administration Trump a annoncé lundi une nouvelle réglementation qui obligera les touristes originaires d’une vingtaine de pays - dont 15 d’Afrique - à payer au préalable une caution en espèces comme condition à l'obtention d'un visa, selon une notification publiée dans le journal officiel du gouvernement américain.

La nouvelle règle entrera en vigueur à partir du 24 décembre et restera en place jusqu'au 24 juin 2021. Les citoyens de 15 pays africains devront verser une caution dont le montant varie entre 5 000 et 15 000 dollars (soit l’équivalent de 2,5 à 7 millions FCFA). La mesure s’appliquera uniquement aux visas de type B1 (tourisme) et B2 (voyage d’affaires).

Il appartiendra à chaque agent consulaire de déterminer la somme qui sera exigée comme dépôt de garantie d'un demandeur de visa.

Les 15 pays africains visés sont : l’Angola, le Burkina Faso, le Burundi, le Cap Vert, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Érythrée, la Gambie, la Guinée Bissau, le Liberia, la Libye, la Mauritanie, Sao Tomé et Principe, le Soudan et le Tchad.

En dehors de l’Afrique, les autres pays ciblés sont l'Afghanistan, le Bhoutan, l'Iran, la Syrie, le Laos et le Yémen.

Selon le gouvernement américain, ces pays sont visés parce que leurs citoyens ont tendance à rester aux États-Unis même après l'expiration de leur visa temporaire. Il s’agit donc, d’après l’administration Trump, de dissuader ceux qui ne quittent pas le territoire américain à temps.

Contactée, l'équipe de transition du président élu Joe Biden n'a pas répondu immédiatement à cette annonce.

L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

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