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Trafic de bébés : l'épouse de l'ex-président du parlement nigérien en liberté provisoire


L'ex-président du Parlement du Niger Hama Amadou,

L'ex-président du Parlement du Niger Hama Amadou,

L'épouse de Hama Amadou, écrouée depuis juin pour un présumé trafic international de bébés, a été remise en liberté provisoire mardi, selon son avocat.

L'épouse de Hama Amadou "a bénéficié ce matin (mardi) d'une liberté provisoire accordée par la Cour d'appel", a affirmé à l'AFP Me Souley Oumarou.

Selon Me Ali Kadri, autre avocat des suspects, "tous" les prévenus de cette affaire ont bénéficié du même traitement.

Hama Amadou est en fuite en France. Principal opposant au président Mahamadou Issoufou, il a quitté le Niger fin août après l'autorisation par des députés de son audition par la justice dans une affaire de trafic de bébés entre le Nigeria, le Bénin et le Niger.

Les prévenus dans ce dossier sont notamment accusés de "supposition d'enfant", un délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde.

Seize personnes écrouées dans cette affaire avaient été remises en liberté provisoire fin novembre. Six autres étaient restées en détention, dont Mme Amadou.

"Tous" les prévenus ont été remis en liberté mardi par la Cour d'appel de Niamey, a affirmé Me Ali Kadri sur une radio locale. "A ce jour, il ne reste plus une seule personne en détention pour cette affaire. Tout le monde a été remis en liberté provisoire", s'est-il réjoui.

Un colonel de l'armée et son épouse, soupçonnés dans ce trafic, qui avaient été emprisonnés en novembre, font partie des remis en liberté.

L'affaire, qui implique "une vingtaine" de personnes, est "presque bouclée" et sera "incessamment jugée", a indiqué fin novembre le ministre de la Justice, Marou Amadou, sans préciser de date.

Hama Amadou a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui étaient politiques. Selon lui, le pouvoir cherche à l'écarter avant l'élection présidentielle de 2016. Les autorités ont démenti ces allégations.

"Ce dossier est un dossier de droit commun, (il) n'est donc pas politique", a soutenu le ministre de la Justice.

Un mandat d'arrêt a été émis fin septembre à l'encontre de M. Amadou. Le Parlement a nommé deux mois plus tard un ex-opposant, Amadou Salifou, pour le remplacer. L'opposition conteste cette élection, qui n'a toujours pas été validée.

"Si à l'issue du procès Hama Amadou est condamné, alors il devra se livrer à la justice nigérienne, sans quoi nous formulerons une demande d'extradition", a expliqué récemment Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l'Intérieur.

"Autrement, nous le ferons inscrire sur la notice rouge d'Interpol", a-t-il menacé.

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