Liens d'accessibilité

Boko Haram : la France appelle à une coordination militaire du Nigeria avec le Niger, le Tchad et le Cameroun


Un réservoir appartenant à Boko Haram est détruit à Mararrabar Mubi dans l'Etat d'Adamawa par les troupes nigérianes avec l'aide des chasseurs locaux et les groupes d'autodéfense civile.

Un réservoir appartenant à Boko Haram est détruit à Mararrabar Mubi dans l'Etat d'Adamawa par les troupes nigérianes avec l'aide des chasseurs locaux et les groupes d'autodéfense civile.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré lundi que son pays soutenait la mise en place d'un comité de liaison de nature militaire entre les autorités du Nigeria du Niger, du Tchad et du Cameroun.

M. Le Drian a rappelé que Boko Haram représente une menace grave pour l'intégrité du Nigeria et pour des pays voisins.

La France soutient les efforts effectués par ces quatre pays pour s'organiser entre eux afin d'être en mesure de répondre", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en marge du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

"Pour cette raison, nous souhaitons la mise en place d'un comité de liaison de nature militaire entre les autorités de ces quatre pays pour aider à coordonner leur action et leur capacité de riposte", a ajouté M. Le Drian. "Nous mettons à leur disposition plusieurs officiers qui seront susceptibles de les accompagner", a-t-il précisé.

Le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria étaient censés avoir envoyé 2.800 soldats le long de leurs frontières avant fin novembre pour épauler les militaires nigérians sur place contre Boko Haram. Mais ce déploiement tarde à se concrétiser.

Les insurgés islamistes multiplient les attentats au Nigeria anglophone et menacent de déstabiliser toute la région. Ils font de plus en plus fréquemment des incursions sanglantes dans le nord du Cameroun, et le Niger comme le Tchad redoutent des attaques.

XS
SM
MD
LG