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Tchad : Kebzabo et son parti dénoncent le silence de l’UA et de Deby face à la situation électorale au Gabon


Les responsables du FONAC Front de l'Opposition Nouvelle pour l'Alternance et le changement Saleh Kebzabo, à droite, et Ahmat Mahamat Al-Habo, à gauche, animent une conférence de presse à N'Djamena, Tchad, 10 août 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

Les responsables du FONAC Front de l'Opposition Nouvelle pour l'Alternance et le changement Saleh Kebzabo, à droite, et Ahmat Mahamat Al-Habo, à gauche, animent une conférence de presse à N'Djamena, Tchad, 10 août 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

L'Union nationale pour le développement et le Renouveau (Undr), parti du principal opposant tchadien Saleh Kebzabo, interpelle l’Union africaine et Idriss Deby, chef de l’Etat du Tchad et président en exercice de l’Union africaine pour leur silence sur la situation post-électorale au Gabon.

"L’Undr note avec stupéfaction le silence honteux de l’Afrique, de l’Union africaine, des pays de la sous-région et du président en exercice de l’UA qui, évidemment, n’a pas de leçon à donner en la matière, lui qui sort d’un coup d’état électoral ", écrit le parti dans un communiqué.

L’opposant tchadien et son parti dénoncent le président Deby d’avoir inspiré son homologue gabonais.

Ce parti établit un parallèle entre la situation du Tchad et celle du Gabon.

"L’Undr observe que la situation électorale dans ce pays comporte des similitudes avec celle du Tchad : pouvoir d’une durée anormalement longue, refus de l’alternance, confiscation d’un électorat dans une région avec des scores faramineux, commission électorale soumise au pouvoir et qui refuse de donner les résultats par bureau de vote. Le holdup électoral au Tchad s’est déroulée de la même façon, avec d’autres ingrédients locaux", note le parti.

M. Kebzabo était arrivé deuxième à la présidentielle tchadienne d’avril dernier. Il conteste la réélection d’Idriss Deby.

La situation est similaire à celle du Gabon où Jean Ping, l’opposant, se déclare. M. Ping a, lui, été accrédité d’un peu plus de 47% derrière le président sortant gabonais Ali Bongo dont il conteste l’élections avec plus de 50%.

Avec AFP

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