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Des étudiants en colère face à la suppression des bourses d'études au Tchad


Un bureau de vote sous un arbre à Gassi, un quartier Est de Ndjamena, Tchad, 10 avril 2016. (VOA Afrique/Bagassi Koura)

Un bureau de vote sous un arbre à Gassi, un quartier Est de Ndjamena, Tchad, 10 avril 2016. (VOA Afrique/Bagassi Koura)

Pour faire face à la crise financière qui s'est abattu sur le Tchad, le gouvernement d'Idriss Déby s'attaque aux bourses des étudiants et aux primes des enseignants-chercheurs.

Le professeur Mackay Hassan Taîsso, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, a annoncé le gèle des primes et indemnités des enseignants-chercheurs pendant 18 mois et la suppression les bourses pour les étudiants.

Le coordonnateur du Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (FONAC) Saleh Kebzabo a vivement réagi suite à l'annonce des réformes pour faire face à la crise financière.Il explique que les premières victimes de ces mesures sont les enseignants-chercheurs et les étudiants.

La situation bloque la rentrée académique 2016-2017 dans les neuf universités du Tchad. Selon le chef de département de l’enseignement supérieur, il y a 18 000 boursiers sur les 55 000 étudiants.

Selon Saleh Kebzabo, au lieu de procéder au rapatriement des fonds dans les paradis fiscaux qui s'élèverait à 10,76 milliards de dollars, le gouvernement distrait le peuple tchadien en prenant des décisions sans lendemain.

Le FONAC, écrit Saleh Kebzabo, exprime toute sa solidarité aux fonctionnaires, étudiants et retraités qui luttent historiquement pour réclamer leurs droits conquis de haute lutte car ils ne sont nullement responsables de cette banqueroute et ne doivent pas être des boucs émissaires.

André Kodmadjingar, à Ndjamena

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