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RDC : un militant associatif détenu en secret depuis trois semaines, présenté au public


Une foule manfeste contre la modification de la loi électorale à Kinshasa, RDC, le 20 janvier 2015.

Une foule manfeste contre la modification de la loi électorale à Kinshasa, RDC, le 20 janvier 2015.

Le ministre congolais de l'Intérieur, Evariste Boshab, a dit lors de la présentation au public de Christopher Ngoyi Mutamba, qu'il sera jugé pour avoir tenté de renverser les institutions de la République.

Christopher Ngoyi Mutamba avait été enlevé par des hommes en civil lors des trois journées de manifestations violentes contre la modification de la loi électorale. Ces affrontements auraient fait 27 morts à Kinshasa, selon le gouvernement, tandis que la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) a plutôt établi le bilan à 42 morts.

L'activiste des mouvements associatifs était gardé dans un endroit secret depuis sa disparition, mais le gouvernement avait, sous pression de la communauté internationale, reconnu que M. Ngoyi était détenu par les services de sécurité.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que M. Ngoyi fait partie des organisateurs des manifestations de rue des 19 et 20 janvier 2015, dont le but déclaré, selon lui, était de renverser les institutions de la République.

Pour le gouvernement, le leader du mouvement associatif a été arrêté pour avoir posé des actes répréhensibles qu'il a reconnus sur procès-verbal, et non pour des raisons politiques.

L’inculpation de M. Ngoyi reprend dix infractions parmi lesquelles, « incendie volontaire, vandalisme, propagande subversive, incitation à la désobéissance civile, incitation à la haine raciale, incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline, ou encore atteinte à la sûreté intérieure de l'État ».

L'information publiée dans cet article provient de l'AFP.

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