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Mobilisation contre les mutilations génitales féminines


Une survivante des mutilations génitales féminines (AP)

Une survivante des mutilations génitales féminines (AP)

Les mutilations génitales féminines (MGF) sont reconnues au niveau international comme une violation flagrante des droits humains.

De nombreuses personnalités se sont mobilisés en ce 6 février 2015, Journée mondiale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines (MGF).

Les MGF sont reconnues au niveau international comme une violation flagrante des droits humains.

Selon les Nations Unies (ONU), plus de 140 millions de femmes et de filles ont subi des MGF, et si la tendance perdure, environ 86 millions de filles y seront soumises d’ici 2030.

« Pour encourager l’abandon des MGF, il faut mener des initiatives coordonnées au niveau des communautés de base sur les droits fondamentaux et l’égalité des sexes », a déclaré Diene Keita, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP).

En République démocratique du Congo (RDC), le chef de laMission des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (Monusco), Martin Kobler, lui a emboité le pas en affirmant son engagement contre l’excision.

« Je suis profondément attristé de voir que les mutilations génitales féminines continuent d’être subies par des millions de jeunes filles et de femmes partout dans le monde. C’est un crime intolérable et je condamne avec force cette pratique rétrograde, scandaleuse et néfaste », a-t-il déclaré selon Radio Okapi.

Le Docteur Lale Say du département Santé et recherche génésiques à l’OMS, se dit encouragée par les mesures adoptées pour lutter contre les mutilations.

« Vingt-quatre pays aujourd’hui en Afrique se sont dotés de lois qui criminalisent les mutilations féminines génitales. Et dans douze pays industrialisés, des lois strictes criminalisent les membres des familles et le personnel de santé – ce qui est plus important – qui les pratiquent », affirme le Dr Say.

La pratique diminue au Kenya et en Centrafrique, ajoute le médecin. Une ombre à ce tableau : si nombre de pays se sont dotés de législations pour l’empêcher, elles ne sont pas nécessairement appliquées. Ironie du sort : l’épidémie de virus à Ebola en Afrique de l’Ouest a ralenti les MGF. Les gens ayant peur de se rendre dans les centres de santé, foyers de contamination au virus à Ebola, ils n’y emmènent plus les filles pour être coupées.

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