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Le parti de Julius Malema saisit la justice contre Jacob Zuma


Le leader des Combattants pour la liberté économique (EFF) Julius Malema (droite) , au Cape, Afrique du Sud, mars 2015.

Le leader des Combattants pour la liberté économique (EFF) Julius Malema (droite) , au Cape, Afrique du Sud, mars 2015.

Le parti du jeune tribun populiste essaie, à travers une procédure judiciaire, de contraindre le président Jacob Zuma à rembourser les fonds publics dépensés pour la rénovation controversée de sa résidence privée.

Julius Malema, leader des Combattants pour la liberté économique (EFF), annonce avoir saisi la justice face au refus de M. Zuma de donner les détails sur les fonds qui lui ont permis de retaper sa résidence dans son village natal.

"Nous l'emmenons devant la Cour constitutionnelle (...) Seule une cour de justice peut l'obliger" à rendre l'argent, a déclaré jeudi M. Malema à la presse à l'extérieur du parlement, accusant au passage M. Zuma de "mépriser les institutions de l'Etat".

La Cour suprême sud-africaine a abandonné mercredi les charges pour lesquels l’opposant sud-africain était plusieurs convoqué au tribunal.

M. Malema a précisé que son parti avait déposé la requête jeudi et que M. Zuma et le Parlement en avaient été informés.

Ce scandale, dit "Nkandlagate", du nom du village de la résidence de Jacob Zuma, empoisonne la vie politique sud-africaine depuis près de deux ans. A chaque apparition de M. Zuma au Parlement, les "Combattants pour la liberté économique" (EFF) de Julius Malema l'interrompent systématiquement pour lui demander quand il va rendre l'argent.

En mars 2014, la médiatrice chargée de veiller au bon usage des deniers publics en Afrique du Sud, Thuli Madonsela avait estimé que le président sud-africain avait "indument bénéficié" de ces dépenses publiques pour la construction d'une piscine, d'un amphithéâtre, d'un héliport, d'un enclos à bétail et suggéré qu'il rembourse une partie des frais.

En mai dernier, le ministre de la Police a dédouané le président sud-africain de toute responsabilité et assuré que les frais correspondaient bien à des "travaux de sécurité", que le président n'avait pas à rembourser.

Devant le Parlement jeudi, M. Zuma a expliqué qu'il jugeait "prématuré" de répondre aux EFF, estimant que les députés discutaient toujours des recommandations de la médiatrice.

"Je m'exprimerai plus avant dans ce débat une fois que toutes les procédures auront été conclues", a-t-il dit.

Avec AFP

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