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Le procès de Julius Malema à nouveau reporté d’un jour


Julius Malema, au centre, leader des Combattants pour la liberté économique" (EFF) conduit une manifestation devant le parlement sud-africain, Le Cape, Afrique du Sud, le 21 aout 2014.

Julius Malema, au centre, leader des Combattants pour la liberté économique" (EFF) conduit une manifestation devant le parlement sud-africain, Le Cape, Afrique du Sud, le 21 aout 2014.

Accusé d’avoir truqué un appel d’offres, le leader des "Combattants pour la liberté économique" (EFF) s’est plaint lundi devant une foule de support au tribunal de Polokwane, indiquant qu’il voulait être rapidement jugé. Son procès a déjà été repoussé plusieurs

"Je suis ici pour me soumettre devant la loi. Cela fait trois ans que je demande ça: laissez-moi comparaître! Je ne veux plus attendre davantage", a déclaré Julius Malema le leader de l’EFF.

La fraude présumée dont il est reproché est de 3,7 millions d'euros, montant d’un appel d’offres pour l'entretien des routes de la province du Limpopo, dans le nord de l'Afrique du Sud.

Le dernier report à mardi est dû à l'hospitalisation d'un des co-accusés qui devait comparaître avec M. Malema. Il devrait aux deux parties de décider si elles souhaitent un report plus long ou si M. Malema peut être jugé séparément, dès à présent, comme il le souhaite.

"Vous m'avez accusé pendant trop longtemps. Laissez-moi raconter ma version. Laissez l'Afrique du Sud comprendre pourquoi je suis persécuté", a ajouté M. Malema, à la sortie du tribunal.

Le leader des EFF, 34 ans, qui se fait appeler "Commandant en chef" est accusé de corruption, racket et blanchiment dans cette affaire remontant à 2009.

L'acte d'accusation fait état d'une pyramide de sociétés écrans associant Malema, comme actionnaire indirect, à l'entreprise qui avait été choisie à l'époque pour la réfection des routes du Limpopo avant même la parution de l'appel d'offres.

A l'époque, Julius Malema était encore président de la ligue de jeunesse de l'ANC, le parti au pouvoir qui dirigeait la province et dont il a été exclu en 2012, sans lien avec l'affaire.

Aujourd'hui à la tête des EFF, le parti qu'il a fondé en 2013, il a été élu député lors des élections législatives de mai 2014 où son parti est devenu la troisième force politique du pays avec un peu plus de 6% des voix et 25 sièges en promettant une "vraie liberté" pour la majorité noire, pendant la campagne.

Au terme de la procédure qui pourrait s'éterniser en raison des multiples voies de recours, le justiciable Malema pourrait perdre son siège de député s'il est condamné, ce qui fait dire à ses partisans qu'il est avant tout victime d'une cabale politique.

Avec AFP

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