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Enquête en Egypte sur la mort d’une adolescente ayant subi une excision


Malgre son interdiction depuis 2008, l'excision touche 96,6% des Égyptiennes, selon une étude du bureau gouvernemental de la démographie.

Le parquet en Egypte a ouvert une enquête après la mort d'une adolescente, décédée des suites d'une excision, une pratique interdite par la loi.

Mayar Mohamed Moussa, qui était âgée de 17 ans, est décédée dimanche après l'opération effectuée dans un hôpital privé de la province de Suez, dans le nord-est du pays, a indiqué à l'AFP un responsable local du ministère de la Santé, Lotfi Abdel-Samee.

"L'enquête est en cours, on attend le rapport médico-légal", a précisé ce responsable.

La mère de l'adolescente est une infirmière et son père était chirurgien, a souligné M. Abdel-Samee, précisant que l'établissement a été fermé lundi.

La gynécologue qui a effectué l'opération a été interrogée par le parquet, a-t-il précisé.

L'excision, ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, est illégale depuis 2008, sauf en cas de "nécessité médicale", mais reste largement pratiquée illégalement en Egypte.

Selon les termes de la loi de 2008, pratiquer l'excision est passible de trois mois à deux ans de prison.

L'excision touche 96,6% des Égyptiennes, selon une étude menée en 2000 auprès des femmes de 15 à 49 ans par le bureau gouvernemental de la démographie.

En janvier 2015, un médecin égyptien avait été condamné à deux ans et trois mois de prison pour avoir pratiqué une excision mortelle sur une adolescente, le premier verdict du genre depuis l'interdiction de 2008.

Mais en novembre 2015, il s'est avéré qu'il était toujours en fuite, et des ONG l'avaient accusé d'exercer en toute liberté dans le nord du pays, malgré sa condamnation.

Avec AFP

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