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L'opposition en exil "disponible pour une résolution pacifique de la crise" au Burundi


Léonard Nyangoma, président du Cnared, une plateforme d'opposition burundaise en exil.

Léonard Nyangoma, président du Cnared, une plateforme d'opposition burundaise en exil.

Le Cnared s'est dite "disponible pour contribuer à une résolution pacifique de la crise" que traverse le Burundi depuis avril 2015.

Le Cnared appelle l'Union africaine (UA) et la Communauté des Etats d'Afrique de l'est (EAC) "à se concerter en vue d'engager rapidement des consultations préliminaires avec les protagonistes burundais sur les modalités d'organisation et de déroulement des négociations inter-burundaises", a déclaré Léonard Nyangoma, président de cette plateforme d'opposition, dans un communiqué rendu public vendredi.

Ce communiqué fait suite à la visite mercredi et jeudi à Bujumbura du "facilitateur" ougandais, le ministre de la Défense Crispus Kiyonga, en vue de relancer un dialogue inter-burundais en panne.

Le Cnared, qui regroupe les principaux partis d'opposition - à l'exception des ex-rebelles des FNL d'Agathon Rwasa - et les principales figures de la société civile, réitère sa "disponibilité pour contribuer à une résolution pacifique de la crise burundaise", assure ce texte.

Bujumbura, qui prône un dialogue national organisé sur le sol burundais, exclu "totalement" jusqu'ici toute négociation avec le Cnared, lequel regroupe les leaders de la contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Le pouvoir burundais accuse le Cnared d'avoir trempé dans la tentative de coup d'Etat du 13 mai et d'être derrière la rébellion naissante qui sévit désormais au Burundi.

Le "facilitateur" ougandais Crispus Kiyonga a rencontré les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, la commission nationale de dialogue et le représentant de l'UA, mais "aucun membre du gouvernement", a par ailleurs expliqué à l'AFP une source diplomatique, sous couvert d'anonymat.

Cette information a été confirmée par un haut cadre de la présidence burundaise, qui a précisé que "le président de l'Assemblée et le président du parti au pouvoir, le Cndd-FDD, lui ont réaffirmé la position du gouvernement, c'est-à-dire un dialogue au Burundi et sans les putschistes".

M. Kiyonga va rendre compte au président ougandais Yoweri Museveni, médiateur désigné par l'EAC et qui l'a mandaté au Burundi. Celui-ci "va décider de la suite", selon la même source.

La volonté acharnée du président Pierre Nkurunziza - au pouvoir depuis 2005 et réélu en juillet dernier - de conquérir un troisième mandat, malgré les critiques de l'opposition, de la société civile, de l'Eglise catholique et de la communauté internationale, a plongé son petit pays d'Afrique des Grands lacs dans une grave crise politique, émaillée de violences meurtrières.

Avec AFP

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