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Burundi : près de 200 personnes tuées depuis avril, déplore l’ONU


Des manifestants protestent contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza au quartier Ngagara, à Bujumbura, Burundi, 3 juin 2015. ARCHIVES (AP Photo/Gildas Ngingo)

Des manifestants protestent contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza au quartier Ngagara, à Bujumbura, Burundi, 3 juin 2015. ARCHIVES (AP Photo/Gildas Ngingo)

Le Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU qui donne ces chiffres, déplore la dégradation" de la situation au Burundi.

Au moins 198 personnes ont été tuées depuis fin avril dans ce pays plongé dans une grave crise, dont 63 ces trois dernières semaines, a précisé vendredi Rupert Colville, porte-parole du Haut-commissariat, lors d'un briefing de l'ONU.

M. Colville affirme que le Haut-commissariat des droits de l'homme est "particulièrement choqué par ce qui s'est passé le 13 octobre" dans le quartier de Ngagara à Bujumbura.

Le porte-parole a dénoncé des exécutions sommaires ce jour-là, notamment celles de neuf civils par les forces de police appartenant aux Services de protection de l'Etat (API).

Les forces de l’API avaient lancé des représailles après que trois policiers ont été attaqués par des jeunes non identifiés dans le même quartier, a précisé le porte-parole.

Parmi les victimes civiles figuraient un cameraman connu de la télévision d'Etat burundaise, Christophe Nkezabahizi, sa femme, leurs deux enfants, et un membre de l'équipe locale de l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM), Evariste Mbonihankuye, selon la même source.

Le cameraman et sa famille ont été sommés de sortir de leur logement, ont été alignés et tués de sang-froid, a ajouté M. Colville.

Selon des témoignages, le membre de l'OIM portait une carte d'identification de l'ONU mais a quand même été exécuté, s’est plaint M. Colville.

Avec AFP

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