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L'Union européenne lance des consultations sur une possible suspension de l'aide au Burundi


Pierre Nkurunziza, président du Burundi. (AP Photo/Gildas Ngingo)

Pierre Nkurunziza, président du Burundi. (AP Photo/Gildas Ngingo)

"La situation au Burundi reste très préoccupante", selon la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini qui précise que l’UE invite les autorités à des "consultations" sur les atteintes à la démocratie dans ce pays.

Les 28 pays de l’UE ont adressé un courrier au président burundais Pierre Nkurunziza pour invitant Bujumbura à ces consulations.

Cette lettre invite "le Burundi à des consultations conformément à la procédure prévue par l'article 96 de l'accord de partenariat UE-ACP (accords de Cotonou, ndlr) en cas de non respect des éléments essentiels de l'accord que sont les droits de l'homme, les principes démocratiques et l'Etat de droit", a précisé l'UE dans un communiqué.

La volonté acharnée du président Pierre Nkurunziza - élu en 2005, réélu en 2010 puis en juillet dernier - de conquérir un 3e mandat, malgré les critiques de l'opposition, de la société civile, de l'Eglise catholique et de la communauté internationale, a plongé son petit pays d'Afrique des Grands lacs dans une grave crise politique, émaillée de violences meurtrières.

"Nos consultations doivent aussi contribuer aux efforts de l'Union Africaine (UA) et de la région à lancer un dialogue inter-burundais pour trouver une issue consensuelle à la crise que traverse le pays. C'est la seule voie pour préserver la paix et consolider la démocratie et l'état de droit au Burundi", a insisté Mme Mogherini.

Dans la lettre, consultée par l'AFP, elle propose d'organiser ces consultations à Bruxelles "à une date à convenir d'un commun accord".

M. Nkurunziza a ensuite 30 jours pour y répondre, et les consultations doivent se dérouler dans les 120 jours suivants.

Avec AFP

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