Washington loue les efforts du Qatar pour contrer le financement des jihadistes

L’Emir du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, à Doha, au Qatar, 5 juin 2016.

Moins d'une semaine après avoir critiqué le Qatar, les Etats-Unis ont loué mercredi ses "efforts positifs" pour enrayer le financement des jihadistes et lutter contre le groupe Etat islamique (EI).

Selon un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis à Doha, ce sujet a été au centre de discussions entre un haut responsable du Trésor américain, Daniel Glaser, et le Premier ministre du Qatar, Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al-Thani.

"M. Glaser a parlé des récents efforts positifs du gouvernement du Qatar pour contrer le financement terroriste", indique le communiqué, ajoutant que "les Etats-Unis apprécient le rôle du Qatar comme partenaire de la coalition dans la lutte contre l'EI".

Vendredi, à Washington, un autre haut responsable du Trésor américain, Adam Szubin, avait demandé que le Qatar et le Koweït renforcent leurs règlementations contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

"Ces pays manquent encore de la volonté politique nécessaire et de la capacité à appliquer leurs lois contre le financement d'organisations terroristes, quelles que soient leurs affiliations", avait-il affirmé.

Les déclarations de ces responsables du Trésor américain sont intervenues quelques semaines après la publication par Wikileaks de courriels attribués à la candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton selon lesquels celle-ci pensait que le Qatar "fournissait un soutien financier et logistique clandestin à l'EI".

Le Qatar a toujours rejeté ce genre d'accusations. Le petit émirat du Golfe est un proche allié de Washington et abrite la base aérienne d'Al-Udeid (10.000 militaires américains), la plus grande installation de ce type en dehors des Etats-Unis.

Sur le plan économique, Washington et Doha entretiennent des relations étroites et Qatar Airways a récemment annoncé l'acquisition d'une centaine de Boeing pour un montant de 18,6 milliards de dollars.


AVEC AFP