La Maison Blanche ne veut "ni critiquer, ni défendre" le chef du FBI

Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche le 31 octobre 2016.

La Maison Blanche a opté pour une forme de neutralité concernant le directeur du FBI James Comey, dans la tourmente pour avoir envoyé une lettre au Congrès relançant l'affaire des emails d'Hillary Clinton à quelques jours de l'élection présidentielle.

"Je ne critiquerai ni ne défendrai le directeur Comey" concernant sa décision de communiquer avec le Congrès, a déclaré Josh Earnest, porte-parole du président Barack Obama.

Barack Obama, qui a nommé M. Comey à la tête du FBI il y a trois ans, "continue à avoir confiance dans sa capacité à faire son travail", a-t-il souligné, évoquant "un homme intègre".

"Le président ne croit pas que le directeur Comey essaye sciemment d'influencer le résultat de l'élection", a-t-il ajouté. "Le président ne pense pas qu'il ait une stratégie secrète visant à favoriser un candidat ou un parti."

Le porte-parole de l'exécutif a cependant insisté sur le fait qu'il existait une "tradition ancienne" selon laquelle il était préférable d'éviter de rendre publics des éléments sur une enquête en cours.

"Je n'ai pas connaissance des éléments de l'enquête ou de la nature des décisions qui ont poussé (le directeur du FBI) à communiquer certains éléments au Congrès et au public", a-t-il expliqué.

M. Comey a adressé vendredi un bref courrier au responsables du Congrès pour les informer que ses équipes avaient découvert de nouveaux messages relatifs à l'affaire de la messagerie d'Hillary Clinton, qui avait utilisé un serveur privé lorsqu'elle était secrétaire d'Etat. Les enquêteurs du FBI doivent maintenant déterminer si ces messages contenaient des informations confidentielles.

En juillet dernier, James Comey avait annoncé que le FBI recommandait de ne pas poursuivre Hillary Clinton dans cette affaire, une recommandation alors suivie par le département de la Justice. James Comey avait toutefois souligné que l'ancienne secrétaire d'Etat avait fait preuve d'une "négligence extrême".

Avec AFP