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Hillary Clinton cherche à dépasser le choc de la relance de l'affaire de ses emails

James Comey, directeur du FBI. (Archives)

Hillary Clinton a essayé de dépasser dimanche le choc de la relance surprise de l'affaire de ses emails par le FBI, alors que les sondages se resserrent à huit jours de l'élection présidentielle américaine.

La candidate démocrate a de nouveau fait campagne en Floride, Etat-clé particulièrement important dans la course à la Maison Blanche, où son avance sur Donald Trump s'est évaporée dans les derniers sondages.

Au niveau national, son avance s'est aussi légèrement tassée, désormais à 45% des intentions de vote contre 41,6% pour son adversaire républicain, selon la moyenne des récents sondages.

"Nous ne pouvons pas être distraits par tout le bruit dans l'environnement politique, nous devons rester concentrés", a déclaré Mme Clinton lors d'une étape à Fort Lauderdale, référence voilée à l'annonce vendredi par le directeur du FBI James Comey d'une ramification nouvelle dans l'affaire de ses emails.

"Quand on vous renverse, ce qui compte c'est si vous vous relevez", a ajouté Mme Clinton lors d'une autre étape à Wilton Manors.

M. Comey n'a pas donné de détails sur cette nouvelle ramification, mais a précisé qu'il ne savait pas encore si elle serait significative.

Selon la presse américaine, des milliers d'emails du département d'Etat ont été récemment retrouvés sur un ordinateur portable d'Anthony Weiner, le mari d'Huma Abedin, collaboratrice très proche de Mme Clinton.

M. Weiner, dont Huma Abedin s'est séparée en août, fait l'objet d'une enquête pour avoir envoyé des SMS à caractère sexuel à une adolescente de 15 ans, et c'est dans ce cadre que les emails ont été découverts.

Cette découverte date de plusieurs semaines, selon CNN.

Le FBI n'a cependant pas encore regardé ces emails, ayant besoin d'un mandat différent de celui qu'il avait pour l'enquête sur les SMS de M. Weiner. Il a obtenu dimanche soir ce nouveau mandat, selon NBC.

Tard dimanche, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a écrit au directeur du FBI, républicain nommé par Barack Obama en 2013, pour s'inquiéter d'un "deux poids, deux mesures" semblant selon lui vouloir "aider un parti par rapport à l'autre".

La loi "interdit aux responsables du FBI d'utiliser leur autorité officielle pour influencer une élection. A travers vos actions partisanes, vous pourriez avoir violé la loi", a écrit M. Reid.

Dans ce contexte tendu, le camp Clinton a tiré à boulets rouges sur James Comey, Donald Trump savourant à l'inverse le moment.

"C'est une action sans précédent qui rompt avec la politique des ministères de la Justice, démocrate et républicain", a dénoncé sur CNN le président de l'équipe de la campagne de Mme Clinton John Podesta, affirmant que M. Comey était "passé outre le conseil de hauts responsables du ministère de la Justice" en annonçant cette ramification de l'enquête dans un courrier à des élus du Congrès qui l'ont rendu public.

Il a rappelé que ce ministère, auquel est rattaché le FBI, avait comme tradition de "ne pas interférer avec une élection".

Robby Mook, directeur de la campagne de Mme Clinton, a demandé, à l'instar de l'ex-secrétaire d'Etat, que "toutes les informations soient mises sur la table".

Trump optimiste

Donald Trump, qui a fait campagne dimanche dans le Nevada, au Colorado et au Nouveau Mexique, n'en a pas moins parlé de "bombe".

"La corruption d'Hillary met en pièces les principes sur lesquels notre pays a été fondé", a-t-il déclaré à Las Vegas. Il a accusé son adversaire démocrate de "conduite criminelle délibérée".

"Nous sommes maintenant en tête dans de nombreux sondages, dont beaucoup ont été réalisés avant l'annonce de l'enquête criminelle de vendredi", a aussi affirmé Trump. "Nous allons gagner".

Sa directrice de campagne Kellyanne Conway a estimé sur Fox que si le directeur du FBI n'avait pas annoncé son supplément d'enquête, il aurait aussi pu être accusé d'interférence avec l'élection.

L'affaire des emails d'Hillary Clinton vient du fait qu'elle avait choisi d'utiliser un serveur privé quand elle était secrétaire d'Etat, et non celui sécurisé de son ministère, au risque de mettre en danger certains courriers classés secret. Une enquête avait conclu en juillet qu'il n'y avait pas matière à poursuites, mais que Mme Clinton avait fait preuve d'une "extrême négligence".

Avec AFP

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Fini les bureaux? Les quartiers d'affaires new-yorkais dans la tourmente

La Statue de la Liberté est vue devant l'Empire State Building au lever du soleil le 9 juillet 2020 à New York.

Vitrines condamnées, restaurants fermés, tours de bureaux désertées: après 10 mois de pandémie qui ont transformé les emblématiques centres d'affaires new-yorkais en quartiers fantômes, les entreprises se demandent comment faire revenir leurs employés.

"S'ils ne reviennent pas, on coule", dit à l'AFP Kenneth McClure, vice-président de Hospitality Holdings, dont le restaurant du quartier de Midtown était de ceux où les financiers venaient négocier des affaires à l'heure du déjeuner et boire un verre en fin de journée.

Son groupe a déjà fermé six restaurants et bars à Manhattan, dont deux définitivement, témoins de la menace qui plane sur ces quartiers, synonymes du dynamisme économique américain et aussi typiques de New York que les taxis jaunes ou les théâtres de Broadway.

"Des clients qu'on voyait trois, quatre, cinq fois par semaine ont tout bonnement disparu" depuis mars dernier, dit-il, lorsque New York prit la première vague de la pandémie en pleine figure. Plus de 26.000 personnes sont mortes du virus dans la capitale économique américaine à ce jour.

Selon Kastle Systems, entreprise spécialisée dans la sécurité des bureaux, seuls 14% des plus d'un million d'employés new-yorkais travaillaient depuis leur bureau mi-janvier, mettant en péril les innombrables fournisseurs de casse-croûte et petits commerces de Midtown ou Wall Street.

Camaraderie et créativité

Pourtant, avec l'arrivée des vaccins anti-Covid, les entreprises cherchent désormais des façons d'encourager leurs employés à revenir.

Près de 80% des employés interrogés dans une enquête publiée ce mois-ci par PricewaterhouseCoopers (PwC) voyaient le travail à distance comme une bonne chose. Mais 87% considéraient néanmoins leur bureau important pour travailler en équipe et nouer des liens - des aspects du travail où la visioconférence est bien moins efficace.

"Etre là, voir mes collègues, sortir de chez moi, cela me met de bonne humeur pour toute la semaine", dit Jessica Lappin, lors d'un entretien depuis son bureau de l'association Alliance for Downtown New York, qu'elle préside.

Pour autant, rares sont les employés qui voudraient revenir travailler du lundi au vendredi, du matin au soir, comme avant la pandémie.

"Une large majorité disent qu'ils préféreraient un système hybride, avec 2-3 jours de travail à domicile et 2-3 jours au bureau," dit Deniz Caglar, co-auteur de l'étude de PwC.

Les spécialistes du secteur estiment que les entreprises vont devoir transformer les espaces de travail: ils ne devraient plus servir avant tout à se mettre sur l'ordinateur ou à passer des coups de fil, comme avant, mais à favoriser camaraderie et créativité.

Décor amélioré, salles de réunions plus spacieuses et modulables, terrasses ou espaces extérieurs pour bavarder, bureaux partagés réservables par créneau horaire... L'espace doit être "tel un théâtre, avec différents décors pour différentes scènes", dit David Smith, co-auteur d'une étude sur l'avenir des lieux de travail pour Cushman & Wakefield, l'un des géants de l'immobilier commercial.

Les futurs bureaux pourraient aussi inclure des salles de sport, des cafés, des laveries ou d'autres services qui "rentabiliseraient" la venue au bureau - accélérant une tendance amorcée avant la pandémie.

Nouvel avenir?

Si leurs employés travaillent pour l'instant essentiellement à distance, quelques grandes entreprises ont acquis, depuis le début de la pandémie, d'importantes surfaces de bureaux, laissant penser qu'elles tablent toujours sur ce mode de travail à l'avenir, malgré les incertitudes de la pandémie.

En août, Facebook a ainsi signé un bail pour 68.000 m2 de locaux à Midtown, tandis que Google a confirmé à l'AFP être en train d'étendre son "campus" situé dans le quartier de Chelsea.

Greenberg Traurig, cabinet d'avocats qui emploie 400 personnes à New York, s'apprête à emménager en 2021 dans une nouvelle tour de bureaux au coeur de Midtown, a indiqué son vice-président Robert Ivanhoe.

Le cabinet a déjà installé robinets sans contact, distributeurs de gel hydro-alcoolique, postes de travail "distanciés" et système d'aération amélioré, pour ses employés qui travaillent déjà selon un système de rotation, a-t-il expliqué.

Début janvier, un nouveau hall a ouvert pour les passagers de la gare de Penn Station, par laquelle transitaient pré-pandémie des millions de banlieusards. Inauguré par le gouverneur Andrew Cuomo après 1,6 milliard de dollars de travaux, il témoigne des espoirs des responsables locaux de voir Midtown renaître.

Certains voient la période actuelle comme un encouragement à repenser ces quartiers, pour les rendre plus "verts" et plus conviviaux. D'autant que les terrasses de restaurants, rarissimes à New York avant la pandémie, sont appelées à se pérenniser.

"C'est clairement l'occasion pour tout le monde de penser à un nouvel avenir", a indiqué Alfred Cerullo, président de la Grand Central Partnership, une association d'entreprises de Midtown.
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Biden s'attaque aux forages de pétrole et de gaz aux Etats-Unis

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 26 janvier 2021.

Déterminé à mettre en oeuvre son plan pour le climat, Joe Biden doit annoncer mercredi des mesures contre les forages de gaz et de pétrole sur les terres fédérales américaines, selon plusieurs médias et un mémo de la Maison Blanche.

L'administration du président démocrate a rédigé un texte imposant un moratoire sur l'octroi de nouvelles concessions pour des forages pétroliers et gaziers sur les terres et les eaux appartenant au gouvernement, d'après le Washington Post.

Si le moratoire n'aura pas d'impact sur les concessions déjà accordées, il permettra à Joe Biden de tenir une de ses promesses de campagne.

Les Etats-Unis devraient aussi s'engager à préserver l'intégrité de 30% des terres et des eaux fédérales d'ici 2030, afin d'enrayer la perte de la biodiversité, selon plusieurs médias américains.

Près d'un quart des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis proviennent d'énergie produite sur des terrains fédéraux, note un rapport gouvernemental de 2018.

Et l'octroi de concessions pétrolières, gazières, ou d'extraction de charbon a généré près de 11,7 milliards de dollars de revenus pour le gouvernement américain en 2019, selon les chiffres du département de l'Intérieur.

Avec cette série de mesures, Joe Biden se rapproche ainsi de manière concrète de son objectif d'abandon progressif des énergies fossiles, et d'une neutralité carbone dans le secteur énergétique d'ici 2035 et dans l'ensemble de l'économie d'ici 2050.

- Un projet contesté -

Mais certaines associations environnementales, comme l'ONG Oceana, souhaitent que le nouvel hôte de la Maison Blanche aille encore plus loin, transformant le moratoire sur les forages en une interdiction permanente.

"En protégeant de façon pérenne nos côtes de forages polluants en pleine mer et en privilégiant des sources renouvelables d'énergie, comme l'éolien en mer, on peut simultanément combattre le changement climatique et garantir une économie verte pour nos littoraux", explique Diane Hoskins, porte-parole d'Oceana sur le sujet.

Le projet présidentiel a aussi provoqué de vives critiques dans l'industrie des énergies fossiles.

"Limiter l'exploitation (d'énergies fossiles) sur les terres et les eaux de l'Etat ce n'est rien de moins qu'une politique visant à +importer davantage de pétrole+", lance Mike Sommers, président de la plus grande fédération des professionnelles de l'industrie pétrolière et gazière aux Etats-Unis.

"La demande en énergie va continuer à s'accroître, notamment avec l'amélioration de la situation économique, et nous pouvons choisir de produire cette énergie ici aux Etats-Unis ou de dépendre de pays étrangers hostiles aux intérêts américains", poursuit-il.

- Sommet climat-

Joe Biden devrait donner au changement climatique le statut de "priorité de sécurité nationale" et reconstituer un groupe d'experts en science et technologie chargé de le conseiller, indique un mémo de l'exécutif consulté par l'AFP.

Il annoncera aussi un sommet sur le climat réunissant des dirigeants internationaux aux Etats-Unis le 22 avril, jour de la Terre et date du cinquième anniversaire de la signature de l'accord de Paris, selon la même source.

Ce sera l'occasion pour la première puissance mondiale de "s'asseoir à la table des discussions avec les autres" afin de faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, avant que se tienne la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26) au Royaume-Uni en novembre, souligne David Waskow du World Resources Institute.

L'expert s'attend à ce que les Etats-Unis rehaussent leurs objectifs environnementaux, avec comme horizon potentiel une baisse de 50% des émissions totales de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

Le président démocrate doit par ailleurs présenter au Congrès le mois prochain son plan de 2.000 milliards de dollars pour le climat, censé placer durablement les mesures vertes au coeur de l'économie américaine. Il pourrait cependant faire face aux réticences des élus républicains, même si un accord bipartite reste envisageable.

"Il ne faut pas oublier que des Etats comme le Texas et le Wyoming ont aussi un fort potentiel éolien", indique Sherri Goodman, qui a travaillé sur les questions environnementales sous l'administration Obama.

"L'accélération de la fonte des glaciers, de la banquise, l'effondrement du permafrost (sols gelés en profondeur) et l'augmentation des températures soulignent l'importance de la reconnaissance du climat comme élément essentiel de notre politique étrangère", ajoute-t-elle.

NBA: Les résultats de mardi et les classements

Oct 22, 2019; Los Angeles, CA, USA; Los Angeles Lakers forward LeBron James (23) is defended by LA Clippers forward Kawhi Leonard (2) in the second half at Staples Center. The Clippers defeated the Lakers 112-102. Mandatory Credit: Kirby Lee-USA TODAY Sp

Les résultats et les classements du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés mardi:

Mercredi 27 janvier

Atlanta - LA Clippers 108 - 99

Utah - New York 108 - 94

Houston - Washington 107 - 88

Les classements :

. Conférence Est:

Classement: %V J G P

1. Philadelphie 66,7 18 12 6

2. Boston 62,5 16 10 6

3. Milwaukee 62,5 16 10 6

4. Indiana 58,8 17 10 7

5. Brooklyn 57,9 19 11 8

6. Atlanta 52,9 17 9 8

7. Cleveland 47,1 17 8 9

8. Orlando 44,4 18 8 10

9. New York 42,1 19 8 11

10. Toronto 41,2 17 7 10

11. Chicago 41,2 17 7 10

12. Charlotte 41,2 17 7 10

13. Miami 37,5 16 6 10

14. Detroit 23,5 17 4 13

15. Washington 23,1 13 3 10

. Conférence Ouest:

Classement: %V J G P

1. LA Lakers 77,8 18 14 4

2. Utah 76,5 17 13 4

3. LA Clippers 72,2 18 13 5

4. Denver 58,8 17 10 7

5. Portland 56,3 16 9 7

6. Memphis 53,8 13 7 6

7. Phoenix 53,3 15 8 7

8. Golden State 52,9 17 9 8

9. San Antonio 52,9 17 9 8

10. Dallas 47,1 17 8 9

11. Houston 43,8 16 7 9

12. Oklahoma City 43,8 16 7 9

13. Sacramento 37,5 16 6 10

14. La Nouvelle-Orleans 33,3 15 5 10

15. Minnesota 25,0 16 4 12

Le sénateur qui va présider le procès Trump brièvement hospitalisé

Le sénateur démocrate Patrick Leahy (Vermont).

Le sénateur démocrate Patrick Leahy, qui sera chargé de présider le procès en destitution de Donald Trump au Sénat américain, a été brièvement hospitalisé mardi après avoir indiqué ne pas se sentir bien.

"Après avoir reçu les résultats des tests et après avoir été examiné, le sénateur Leahy est maintenant rentré chez lui. Il est impatient de se remettre au travail", a déclaré son porte-parole dans un communiqué.

Le sénateur âgé de 80 ans venait de présider à Washington, d'une voix fatiguée, la prestation de serment des sénateurs, qui feront office de jurés lors du procès, prévu à partir du 9 février, de l'ex-président accusé "d'incitation à l'insurrection" dans l'assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier.

Les démocrates disposent depuis le 20 janvier d'une infime majorité au Sénat, avec 50 sénateurs, dont Patrick Leahy, contre 50 sièges républicains. En cas d'égalité parfaite lors d'un vote, la vice-présidente Kamala Harris peut voter et départager les voix.

M. Leahy a été nommé la semaine dernière "président pro tempore" du Sénat, un titre qui revient traditionnellement au membre le plus ancien de la majorité. En cette qualité, il doit présider le procès de Donald Trump, premier ex-président de l'histoire des Etats-Unis à être jugé après son départ de la Maison Blanche.

Les démocrates auraient besoin de 17 voix républicaines pour le condamner. Un nombre qui semble difficile, voire quasi impossible, à atteindre.

Même si les violences du 6 janvier ont provoqué un profond malaise, y compris chez les républicains, très rares sont ceux qui soutiennent publiquement le procès. Mardi, 45 des 50 sénateurs républicains ont même soutenu une initiative pour tenter de bloquer la procédure, arguant qu'il est anticonstitutionnel de juger au Sénat un ex-président.

Les Américains peuvent-ils arrêter le pic des homicides en 2021?

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