Déclaration de Rome acceptable pour tous les pays, selon Varsovie

La déclaration finale que les pays membres de l'Union européenne doivent adopter samedi lors de leur sommet à Rome est "acceptable" pour tous, a déclaré vendredi la Première ministre polonaise Beata Szydlo.

"La déclaration qui sera adoptée au sommet de Rome n'est pas à la hauteur de nos ambitions, l'Europe peut mieux faire, mais c'est un document qui, dans la situation politique actuelle, est acceptable pour tous et c'est en cela que réside sa valeur", a-t-elle déclaré à la presse avant son départ pour Rome.


"L'unité de l'Europe est une priorité", a-t-elle souligné. "L'unité de l'Europe et son caractère indivisible se trouvent dans la déclaration et c'est un succès de la diplomatie européenne".

Ces derniers jours, Mme Szydlo avait averti que la Pologne pourrait ne pas signer la déclaration finale, si elle faisait référence à une Europe "à plusieurs vitesses".

Elle a également énoncé quatre priorités européennes, incontournables pour son gouvernement, à savoir l'unité de l'UE, la défense en collaboration étroite avec l'Otan, le renforcement du rôle des Parlements nationaux et "les principes du marché commun qui ne doivent pas diviser, mais unir".


Les 27 dirigeants européens célèbreront samedi le 60ème anniversaire du traité de Rome, qui a donné naissance à la Communauté économique européenne (CEE), à l'origine de l'Union européenne actuelle.

Des rumeurs ont couru à Athènes ces derniers jours, selon lesquelles la Grèce ne signerait pas la déclaration commune du sommet, à moins que celle-ci ne comprenne des références spécifiques aux acquis sociaux et aux avancées sociales.

Selon le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Konrad Szymanski, la Grèce a levé ses réserves que la nuit dernière.