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La police accusée de violences contre un journaliste au Zimbabwe


Une rue de Harare en confinement au Zimbabwe le 30 mars 2020.

La police zimbabwéenne a frappé un journaliste qui filmait ses unités disperser les habitants d'un township de Harare dans le cadre du confinement anti-coronavirus, a accusé lundi une ONG de défense de la liberté de la presse.

Plongé depuis deux décennies dans une crise économique catastrophique, le Zimbabwe et ses 16 millions d'habitants sont sommés de rester chez eux pendant trois semaines pour prévenir la propagation de la pandémie.

Neuf cas de contamination, dont un mortel, par le Covid-19 ont été recensés officiellement dans le pays, selon le dernier bilan.

Journaliste pigiste, Panashe Makufa a été frappé samedi dernier par la police dans un township de la capitale "alors qu'il prenait des photos d'une opération de dispersion menée par la police", a indiqué l'Institut des médias pour l'Afrique australe (MISA).

Interpellé par les forces de l'ordre, "il a été frappé par deux agents et forcé à effacer ses images avant d'être relâché", a poursuivi la branche zimbabwéenne du MISA.

La police a également interpellé un journaliste de La Voix de l'Amérique qui prenait des photos d'un de ses barrages, a rapporté l'organisme. Il a été inculpé puis remis en liberté sous caution par la justice.

Depuis l'entrée en vigueur du confinement, les réseaux sociaux ont diffusé plusieurs vidéos montrant des scènes de bastonnade de civils par les forces de l'ordre.

La police et l'armée zimbabwéennes sont régulièrement mises en cause par les ONG de défense des droits humains pour la violence de leurs interventions. Lors de la répression des manifestations contre la hausse des prix des carburants il y a un an, une vingtaine de civils avaient été tués.

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