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Zidane, touche-à-tout génial et destinée royale

Zinedine Zidane avec son épouse Véronique et son fils Théo, à Kiev, le 26 mai 2018.

Que retiendra-t-on de Zinédine Zidane? Ses exploits de joueur, à l'image de son doublé historique en finale du Mondial-1998, son triplé en Ligue des Champions sur le banc du Real Madrid, ou son départ surprise cinq jours plus tard?

Douze ans après avoir raté la fin de sa carrière de joueur, sur un coup de tête fatal en finale du Mondial-2006, "ZZ" a clos le premier chapitre de sa "deuxième carrière" au sommet de son art: l'annonce de son départ du banc du Real Madrid, après avoir remporté tous les titres possibles à l'exception la modeste Coupe du Roi, a surpris tout le monde et laisse le club au bord du vide... alors que son arrivée sur le banc en janvier 2016 avait suscité interrogations et sarcasmes.

>> Lire aussi : Zinédine Zidane quitte son poste d'entraîneur du Real Madrid

Qui aurait cru à un tel retournement de situation ? Moins de trois ans après le début de sa première expérience comme entraîneur principal, Zidane, 45 ans, a convaincu toute la planète foot de sa capacité à sublimer le talent d'une équipe entière, en détrônant les plus grands entraîneurs de l'histoire au palmarès de la prestigieuse Ligue des champions.

Trente ans après le mythique AC Milan d'Arrigo Sacchi, vainqueur en 1989 et 1990, et moins d'une décennie après le FC Barcelone de Pep Guardiola (2009 et 2011), c'est au tour du "Real de Zidane" (2016, 2017, 2018) de marquer définitivement son époque. Comme le "Midas" du football, l'homme qui transforme en or tout ce qu'il touche...

L'entraîneur français du Real Madrid, Zinedine Zidane, donne une conférence de presse pour annoncer sa démission à Madrid le 31 mai 2018.
L'entraîneur français du Real Madrid, Zinedine Zidane, donne une conférence de presse pour annoncer sa démission à Madrid le 31 mai 2018.

Coups de tête

Qui aurait pu prédire un tel destin en voyant le jeune "Yazid", comme l'appellent ses proches, pousser ses premiers ballons au pied des immeubles de la Castellane, cité de Marseille occupée à l'origine par des dockers et rapatriés d'Algérie arrivés dans les années 1960 ?

Pour l'entraîneur de Liverpool Jürgen Klopp, qui restera comme son dernier adversaire, une partie de la réponse se trouve justement là: "Quand vous grandissez à Marseille, dans le quartier où il a grandi, vous devez être un battant. Ce n'est qu'au moment où vous le voyez jouer que vous pensez qu'il n'a pas besoin de l'être, parce qu'il était tellement meilleur que tout le reste", avait expliqué l'entraîneur de Liverpool, la veille de la finale perdue par les "Reds" (3-1).

>> Lire aussi : Le Real de Zidane entre dans la légende avec un triplé inédit

La vie du garçon réservé, issu d'une famille de cinq enfants aux parents originaires de Kabylie, a basculé le soir du 12 juillet 1998, quand deux buts de la tête ont porté l'équipe de France sur le toit du monde (3-0 face au Brésil). A 26 ans, "Zizou" devient l'idole d'une foule en liesse sur les Champs-Elysées. Le porte-drapeau de la triomphante génération "black-blanc-beur".

Mais alors qu'il rêve de finir sa remarquable carrière de joueur sur un énième chef d'oeuvre après avoir hissé les Bleus en finale de Coupe de monde 2006, il connaît la plus grande déception de sa vie de champion au plus mauvais moment: en quelques minutes, il manque un doublé et assène un coup de boule à Marco Materazzi... Carton rouge et fin de carrière par une défaite de la France aux tirs au but contre l'Italie.

Fiche sur la carrière de Zinédine Zidane en tant que joueur et entraîneur
Fiche sur la carrière de Zinédine Zidane en tant que joueur et entraîneur

Reconversion réussie

Après une "coupure" de quelques années avec le milieu du foot pour digérer ce triste épisode, Zidane a décidé de revenir dans le milieu en juillet 2011 dans un nouveau rôle: directeur sportif du Real Madrid. Pour endosser au mieux son nouveau costume, "ZZ" se lance dans une formation de cinq ans, d'abord de "manager", puis... d'entraîneur à la surprise générale.

"J'ai arrêté l'école très tôt, je me devais de me préparer. J'ai bien fait de prendre le temps avant de me lancer là-dedans parce qu'aujourd'hui, je vois la complexité que c'est pour être performant", observait "ZZ" en mars, lors de son retour au Centre de droit et d'économie du sport de Limoges (CDES).

Cet apprentissage patient s'accompagne d'un vrai potentiel de meneur d'hommes et d'une aura sans comparaison. Quand pendant sa formation, il avait par exemple pris en main une équipe de jeunes du FC Bruges, "chaque joueur avait alors augmenté sa fréquence cardiaque de 15 pulsations" en le voyant arriver, racontait à l'AFP Guy Lacombe, l'un de ses formateurs. Ce qui lui servira quand Florentino Perez le propulsera, contre toute attente, à la tête du Real en 2016 pour remplacer Rafael Benitez en cours de saison.

La suite ? Une métamorphose en entraîneur à succès, voire imbattable en coupe d'Europe avec trois C1, donc, mais aussi une Liga en 2017!

Taiseux devant les micros à son époque de joueur, il devient un as de la communication, à coup de sourires mystérieux et phrases toutes faites. Plus connu pour sa virtuosité balle au pied que pour ses théories tactiques, il impressionne même les observateurs par ses "coaching gagnants" et ses innovations dans le jeu. Mais son art du contre-pied est resté intact.

Avec AFP

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Le foot, pour lutter contre la stigmatisation

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Alain Giresse n'est plus sélectionneur de la Tunisie

Alain Giresse lors d'un match entre le Sénégal et l'Algérie, Guinée Equatoriale, le 27 janvier 2017

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé mercredi avoir mis fin "à l'amiable" à son contrat avec l'entraîneur français Alain Giresse, ancien joueur star des années 1970-80, qui occupait le poste de sélectionneur depuis moins d'un an.

Dans un bref communiqué publié sur sa page Facebook, la FTF ne précise pas les raisons de cette décision, ni le nom du nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage.

En décembre 2018, M. Giresse avait signé un contrat de 18 mois renouvelable pour entrainer l'équipe nationale tunisienne en remplacement du Tunisien Faouzi Benzarti.

Après des débuts chaotiques, la Tunisie s'est, cette année, hissée en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations, où elle a été battue par le Sénégal.

Giresse, 67 ans, a longtemps été un pilier des Girondins de Bordeaux et de l'équipe de France (47 sélections). Comme entraîneur, il a successivement dirigé le Gabon (2006-2010), le Mali (2010-2012) et le Sénégal (2013-2015), avant de retourner au Mali entre 2015 et 2017.

Il a démissionné en septembre 2017, à la suite des mauvais résultats de la sélection lors des qualifications pour le Mondial-2018 en Russie, auquel elle n'a pas participé.

La Kényane Hellen Obiri s'alignera sur 5.000 et 10.000 m aux Mondiaux d'athlétisme

Hellen Onsando Obiri lors du 5.000 m des jeux olympiques d'été, Rio de Janeiro, le 16 aout 2016

La spécialiste kényane du demi-fond Hellen Obiri a annoncé mercredi qu'elle allait s'aligner à la fois sur le 5km et sur le 10km aux Mondiaux de Doha (28 septembre-6 octobre).

Disposant d'une wild card pour le 5.000 m dont elle est la tenante du titre, elle s'est qualifiée pour le 10.000 m en terminant deuxième de la course qualificative de la fédération kényane mercredi, derrière la médaillée de bronze aux Mondiaux de 2017 Agnes Tirop.

Obiri ambitionne de devenir l'une des rares athlètes à gagner sur les deux distances lors d'un même championnat. "Le temps humide m'a été favorable les trois fois où j'ai couru à Doha", a justifié la coureuse de 29 ans à l'AFP.

"Je sais que la mission sera dure mais je compte augmenter mon entraînement les cinq prochaines semaines avant de partir à Doha".

La Fifa nomme un comité de normalisation à la fédération égyptienne

Mohamed Salah remporte le match de qualification à la CAN 2019 entre l’Egypte et le Niger, Egypte, le 8 septembre 2018.

Un comité de normalisation a été nommé par la Fifa pour gérer la Fédération égyptienne de football (EFA), à la suite de la démission de son président durant la Coupe d'Afrique des Nations, a annoncé mardi l'instance.

Le président de la Fédération égyptienne, Hani Abou Rida, avait présenté "sa démission" et "limogé" toute l'équipe technique de la sélection nationale après son élimination surprise début juillet en 8e de finale de la CAN, disputée en Egypte.

Tous les membres du conseil d'administration de la fédération avaient également été invités à présenter leur démission.

"Conformément à ses statuts", la FIFA a nommé un comité de normalisation qui devra notamment "assurer la gestion des affaires courantes" et "organiser des élections pour tous les membres de l'EFA", a indiqué l'instance dans un communiqué.

Ce comité, composé de cinq personnes, est présidé par Amr Youssef Hassan El Ganainy.

La mission de ce comité expirera au plus tard au 31 juillet 2020.

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