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Xi assure à Trump que la Chine vaincra le coronavirus

La Chine a accusé les Etats-Unis de "créer et semer la panique" autour du nouveau coronavirus.

Le président chinois Xi Jinping a assuré vendredi au téléphone à son homologue américain Donald Trump que son pays était "entièrement capable" de juguler l'épidémie à coronavirus, ont rapporté les médias publics.

Il a affirmé que la Chine avait engagé "une guerre populaire" contre l'épidémie en mettant en place "une mobilisation nationale" et "les mesures de prévention et de contrôle les plus strictes", selon des propos rapportés par la télévision nationale CCTV.

Selon l'agence de presse Chine nouvelle, Xi Jinping a aussi appelé les Etats-Unis à réagir "de façon raisonnable" à l'épidémie, qui a contaminé plus de 31.000 personnes, dont 636 mortellement, selon un dernier bilan publié vendredi.

Lundi, la diplomatie chinoise avait vertement tancé les Etats-Unis, les accusant de "créer et semer la panique" autour du nouveau coronavirus apparu en décembre dans le centre de la Chine.

"Le gouvernement américain a été le premier à évacuer le personnel de son consulat à Wuhan (ville la plus touchée par l'épidémie), à suggérer le retrait partiel de son personnel d'ambassade et à imposer une interdiction d'entrée sur le territoire aux voyageurs chinois", avait souligné Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Il n'a de cesse de créer et semer la panique, ce qui constitue un très mauvais exemple", avait-elle déclaré à la presse.

Washington interdit l'entrée sur le territoire américain de tous les étrangers non-résidents arrivant de Chine, et recommande à ses ressortissants de ne pas se rendre dans le pays asiatique ou de le quitter s'ils s'y trouvent.

Pékin a pris le 23 janvier des mesures exceptionnelles en plaçant de facto sous quarantaine la ville de Wuhan (centre), berceau du virus, et ses 11 millions d'habitants.

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La pandémie du Covid-19 a fait plus de 75.000 morts dans le monde

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ONU Femmes reporte à 2021 le Forum Génération Egalité

Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice d’ONU Femmes, s’exprimant sur l'autonomisation des femmes et des filles au siège de la Banque mondiale à Washington, 14 mai 2014. (AP Photo/Cliff Owen)

Cette rencontre organisée par ONU Femmes, en collaboration avec le Mexique et la France, a été reportée au premier semestre 2021 en raison de l'épidémie de coronavirus. Les nouvelles dates seront annoncées "dans les prochains mois".

La rencontre internationale axée sur l'implication de la société civile dans la promotion de l'égalité entre femmes et hommes devait s'ouvrir à Mexico début mai puis se poursuivre en juillet à Paris.

Elle devait commémorer le 25e anniversaire du "Programme d'action de Pékin", issu de la Conférence mondiale sur les femmes organisée en Chine en 1995.

L'objectif est de "dresser un bilan des progrès accomplis" et "d'élaborer des mesures concrètes pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes avant 2030", selon l'agence des Nations unies.

Pendant les dates prévues initialement pour la rencontre, ONU Femmes organisera des conférences numériques sur le sujet.

Première très brève session publique du Conseil de sécurité de l'ONU depuis le 12 mars

Le Conseil de sécurité de l'ONU le 10 mars 2020.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit désormais régulièrement par visioconférences en raison de la pandémie de Covid-19 qui interdit tout rassemblement physique, a tenu mardi sa première session publique - ultra-courte - depuis le 12 mars pour évoquer la situation au Mali.

L'accès via le site internet de l'ONU à cette réunion des 15 membres du Conseil a été rendu possible par la République dominicaine, membre non permanent et président en exercice de cette instance en avril. En mars, sous présidence chinoise, aucune réunion n'avait été accessible aux médias et au grand public.

Cette absence de transparence a été critiquée dans une lettre du 31 mars envoyée à la présidence du Conseil par le Groupe Responsabilité, cohérence et transparence (Groupe ACT) auprès de l'ONU, coordonné par la Suisse qui réunit 25 pays représentant le monde entier.

"Le Groupe ACT s'inquiète de ce que les réunions du Conseil qui ont eu lieu depuis qu’il est devenu impossible, du fait de la crise, de tenir des réunions physiques dans la salle du Conseil, n"ont pas été intégrées dans le programme de travail, ou annoncées officiellement, ou diffusées sur le web", souligne dans cette missive l'ambassadeur suisse à l'ONU, Jürg Lauber.

La retransmission de la réunion mardi n'a duré que dix minutes, le temps pour l'émissaire de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de prononcer son allocution de Bamako. Comme programmé pour toutes les réunions "publiques" en avril, l'écran est redevenu noir ensuite, les 15 membres du Conseil passant au huis clos sans exposer leur point de vue publiquement comme dans le passé.

- "Torture" -

Officiellement l'ONU évoque des problèmes techniques pour expliquer l'absence de visioconférences publiques. Interrogés, plusieurs pays membres du Conseil ont promis de diffuser leur allocution ultérieurement.

Sur l'image diffusée par le site web de l'ONU, les ambassadeurs, en vignettes de chez eux ou d'un bureau, semblent absorbés par le sujet de la réunion.

Le système de visioconférence utilisé par les Nations unies interdit jusqu'à présent les traductions simultanées dans les six langues en vigueur (anglais, espagnol, français, arabe, russe, chinois), ne permettant que des réunions en anglais.

"C'est une torture", confie à l'AFP un ambassadeur francophone sous couvert d'anonymat. "Avec l'anglais, il n'est plus possible de corriger son texte juste avant de le prononcer", ajoute-t-il, en craignant aussi les aléas d'une vision du monde à l'ONU de plus en plus anglosaxonne.

En pleine quarantaine, un bébé tigre nommé Covid

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Coronavirus: en Italie, bond sur internet du prix des chocolats de Pâques

Une femme portant un masque de protection promène son chien sur la Piazza Navona à Rome, le 4 avril 2020, alors que les Italiens restent confinés pour empêcher la propagation du COVID-19. REUTERS / Alberto Lingria

Les prix des brioches et des chocolats de Pâques ont explosé en ligne, avec des hausses pouvant atteindre 168%, a alerté mardi une association de consommateurs italiens, Federconsumatori, en demandant aux autorités et sites de lutter contre cette spéculation.

En revanche, selon l'Observatoire national de Federconsumatori, la hausse reste limitée à +0,6% en moyenne dans les magasins et supermarchés, avec par exemple une augmentation de 4% pour les brioches de Pâques, baptisées colombes en Italie, et de 12% pour les moules destinés à préparer soit-même ses chocolats.

Une colombe coûte en moyenne 19,90 euros sur internet, contre 9,69 euros en magasin, et peut même atteindre 29,99 euros, dénonce l'association.

Même phénomène pour les oeufs de Pâques, avec un prix supérieur en moyenne en ligne de 37%, et pouvant même atteindre 168% de plus.

Ces hausses "sont inacceptables à tout point de vue", a déploré le président de Federconsumatori, Emilio Viafora, cité dans le communiqué.

"Non seulement les familles vont devoir affronter une fête de Pâques terne, et souvent pleine d'angoisse et de souffrance, mais aussi faire les comptes avec les répercussions économiques" de la situation sanitaire, qui "rendent encore plus graves les hausses des prix des produits alimentaires."

L'association, qui va signaler ces pratiques aux autorités et forces de l'ordre, appelle aussi les plateformes de vente en ligne à avoir un rôle actif dans la lutte contre ce type de spéculation, qui s'est aussi produite pour les gels désinfectants ou les masques.

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