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Washington sanctionne l'ancien chef du renseignement soudanais

L’ancien chef des services de renseignements soudanais Salah Abdallah Mohamed Saleh, alias Salah Gosh, face aux médias à Khartoum (Soudan) le 10 juillet 2013.

Les Etats-Unis ont sanctionné mercredi Salah Gosh, l'ancien chef du service de renseignements soudanais sous le régime d'Omar el-Béchir, en raison de "violations flagrantes des droits humains", le privant ainsi d'entrée sur le territoire américain, a annoncé le chef de la diplomatie Mike Pompeo.

Salah Gosh, à la tête du redouté NISS, avait démissionné en avril dernier, deux jours après le renversement par l'armée du président soudanais Omar el-Béchir, à la suite d'une contestation inédite.

La diplomatie américaine a placé cet ancien responsable sous ce régime de sanctions "à cause de son implication dans des violations flagrantes des droits humains". Sa femme et sa fille sont également interdites de séjour aux Etats-Unis, précise ce communiqué du département d'Etat.

"Plus précisément, le département a des informations crédibles (stipulant) que Salah Gosh a été impliqué dans des actes de torture pendant sa période à la tête du NISS", développe le texte.

Le Soudan est secoué, depuis décembre dernier, par un mouvement de contestation qui a mené le 11 avril à la chute du président Omar el-Béchir, avant de se mobiliser contre les militaires l'ayant remplacé au pouvoir.

Après des mois de pourparlers régulièrement interrompues par des violences, comme la dispersion meurtrière le 3 juin d'un sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum, un accord global a finalement été trouvé entre dirigeants militaires et meneurs de la contestation.

Salah Gosh, qui avait repris la main sur le NISS en 2018 après une première décennie à la tête du Renseignement jusqu'en 2009, a supervisé la répression contre le mouvement de contestation entre décembre et avril.

Amnesty International avait appelé en avril les nouvelles autorités soudanaises de transition à enquêter sur le rôle de Salah Gosh, à la tête des services de renseignement, dans le meurtre de manifestants au cours du mouvement de protestation.

M. Gosh doit répondre aux "accusations de torture, de détentions arbitraires et de violations des droits humains sous sa supervision", écrivait l'ONG, ajoutant que sa démission ne devait pas "l'empêcher de rendre des comptes".

"Nous faisons cette annonce aujourd'hui en soutien à l'effort du peuple soudanais de placer le régime Béchir et son long bilan d'abus et de violations des droits humains par Gosh et d'autres responsables, dans le passé, pour de bon", conclut le communiqué de la diplomatie américaine.

Avec AFP

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Somalie: un Etat du Sud bouclé avant une élection régionale

Carte de Jubaland, Somalie

L'Etat du Jubaland, dans le sud de la Somalie, était bouclé mercredi, à la veille d'une élection sur fond d'opposition entre autorités régionales et fédérales, et de tensions avec le Kenya et l'Ethiopie voisins.

Le scrutin très disputé pour la présidence de cet Etat semi-autonome a été reporté à plusieurs reprises à cause, selon les analystes, d'une lutte de pouvoir entre Mogadiscio, le gouvernement régional et leurs soutiens étrangers.

Les autorités de la capitale régionale, le port de Kismayo, ont décrété la fermeture de l'aéroport et des frontières jusqu'au 23 août.

"Les forces de sécurité patrouillent dans et autour des quartiers périphériques de Kismayo pour prévenir toute tentative de perturber l'élection. L'aéroport a aussi été temporairement fermé de sorte qu'il n'y aura aucun vol le jour de l'élection", a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire local, Abdulkarim Warsame.

Le président du Jubaland et favori du scrutin est Ahmed Madobe, un ancien seigneur de guerre qui, avec l'aide de troupes kényanes, a chassé les islamistes shebab de leur bastion, Kismayo, en 2012.

Mogadiscio est accusé par le Jubaland de tenter d'évincer M. Madobe en apportant son soutien à l'opposition, dans l'espoir, selon les observateurs, de voir un président loyaliste accéder au pouvoir dans cette région stratégique et d'accroître le contrôle du gouvernement fédéral.

Les autorités de Mogadiscio ont annoncé qu'elles ne reconnaîtraient pas le résultat du scrutin de jeudi, après avoir refusé la semaine dernière le nouveau Parlement --qui désigne le président régional--, jugé non inclusif.

Les opposants à M. Madobe organisent un scrutin parallèle.

La Mission des Nations unies en Somalie a appelé mercredi à "un seul processus électoral, crédible, inclusif, équitable et pacifique". "Nous redoutons qu'en l'absence d'un tel accord, la probabilité d'une instabilité et de la division au sein du Jubaland n'augmente de manière significative", a-t-elle ajouté.

Selon Matt Bryden, du centre d'analyse Sahan, basé à Nairobi, ces tensions ont des implications plus larges, dans la mesure où le Kenya soutient fermement son allié Madobe tandis que l'Ethiopie est au côté des autorités de Mogadiscio pour l'évincer.

Selon lui, il existe "un risque pour la stabilité de la région, pas seulement de la Somalie".

Le Kenya considère le Jubaland, une région relativement prospère de Somalie où il a beaucoup de troupes, comme une zone-tampon entre son territoire et les shebab qui ont mené plusieurs attaques sanglantes sur son sol.

Avec AFP

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