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Washington prévient Damas: la paix ou les sanctions

L'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Kelly Craft, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le 11 février 2020.

Les Etats-Unis ont appelé mardi le président syrien Bachar al-Assad à choisir entre une résolution politique du conflit en Syrie et de nouvelles sanctions économiques, à la veille de l'entrée en vigueur de mesures punitives américaines déjà présentées comme "décisives".

"Demain, l'administration Trump va prendre des mesures décisives pour empêcher le régime Assad d'obtenir une victoire militaire, et pour ramener le régime et ses alliés" vers "le processus politique sous l'égide de l'ONU", a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Kelly Craft, devant le Conseil de sécurité.

La loi César, inspirée par un lanceur d'alerte syrien et promulguée fin 2019 par le président américain Donald Trump, entre en effet en vigueur mercredi.

Ce texte prévoit notamment le gel de l'aide à la reconstruction et des sanctions contre le pouvoir de Damas ou des entreprises collaborant avec celui-ci, tant que les auteurs d'atrocités n'auront pas été traduits en justice. Il vise aussi des entités russes et iraniennes qui travaillent avec lui.

César est le pseudonyme d'un ex-photographe de la police militaire syrienne qui a fait défection en 2013 en emportant 55.000 images illustrant la brutalité et les abus dans les prisons syriennes.

"Notre but est de priver le régime Assad des revenus et du soutien dont il a bénéficié pour commettre des atrocités et des violations des droits humains à grande échelle, empêchant toute résolution politique et sapant gravement les chances de paix", a expliqué Kelly Craft.

Les sanctions de la loi César "visent à dissuader les acteurs malintentionnés qui continuent d'aider et de financer les atrocités du régime Assad contre les Syriens tout en s'enrichissant", a-t-elle ajouté. Ces mesures seront suspendues si Damas cesse "ses attaques éhontées contre son peuple et en traduit en justice tous les auteurs".

"Le régime Assad a un choix clair: suivre la voie politique prévue par la résolution 2254" du Conseil de sécurité, "ou ne laisser aux Etats-Unis aucune autre possibilité que de continuer à geler l'aide à la reconstruction et à imposer des sanctions contre le régime et ses parrains financiers", a martelé l'ambassadrice.

Elle a néanmoins salué l'annonce de l'émissaire de l'ONU Geir Pedersen, qui a fait part mardi de sa volonté de reprendre fin août à Genève les discussions du comité composé des différentes parties syriennes et chargé de revoir la Constitution de la Syrie, à l'arrêt depuis des mois.

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Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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