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Voiture électrique: Biden veut que les Etats-Unis prennent le volant

Des véhicules Tesla devant l'usine de voitures électriques Tesla à Fremont, Californie, le 13 mai 2020. L'administration Biden a fait des réductions d'émissions à court terme une priorité absolue.

Il veut prendre le volant: Joe Biden a dévoilé jeudi de grandes ambitions pour verdir l'industrie automobile américaine, à la traîne face à des concurrents chinois et européens agressifs.

L'initiative est saluée comme un "signal important" par les organisations environnementales même si certaines s'inquiètent de savoir comment elle sera mise en oeuvre.

Le président démocrate, qui aime à se présenter comme "un gars qui aime les bagnoles", avait fait aligner à l'arrière de la Maison Blanche quelques modèles de voitures électriques. Et il a pris le volant de l'une d'elles, une Jeep hybride rechargeable, pour faire un petit circuit.

Joe Biden venait peu avant de signer, sous le soleil, un décret fixant comme objectif qu'en 2030 la moitié des voitures vendues aux Etats-Unis soient sans émissions, c'est-à-dire électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène.

La marche est haute. Selon l'Agence internationale de l'énergie, en 2020 les véhicules électriques ne représentaient aux Etats-Unis que 2% des ventes de voitures neuves - contre 10% en Europe.

"La question c'est de savoir si nous allons prendre la tête de la course ou être relégués à l'arrière", a dit Joe Biden dans un discours, au moment où "la Chine fait la course en tête".

Musk vexé

Face à lui, les grands noms de l'automobile américaine. La patronne de GM, le patron de Ford, le chef de Stellantis - propriétaire de la marque historique Chrysler - en Amérique du Nord, ont affirmé dans un communiqué leur "ambition commune d'arriver en 2030 à 40 à 50%" de véhicules de ce type vendus chaque année aux Etats-Unis.

Mais pas trace d'Elon Musk, patron du constructeur américain Tesla, peut-être la marque de voitures électriques la plus connue au monde.

Le fantasque homme d'affaires s'en est trouvé froissé: "Ouais, ça semble bizarre que Tesla n'ait pas été invité", a-t-il ironisé sur Twitter.

Les constructeurs représentés jeudi "sont les trois principaux acteurs de l'UAW", le puissant syndicat automobile américain, a simplement relevé expliqué Jen Psaki, la porte-parole de la Maison Blanche. Là où Elon Musk est lui très opposé à toute syndicalisation.

De fait le président démocrate avait mis aussi mis des représentants de l'UAW aux premières loges jeudi.

"Nous ne laisserons personne au bord de la route" dans ce virage vers la voiture électrique, a-t-il promis, ajoutant: "Quand on me parle de climat, j'entends emplois, emplois".

Les constructeurs traditionnels comme les automobilistes américains ont tardé à se convertir, par rapport aux Chinois ou aux Européens.

Même en retard, GM, Ford et Stellantis ont toutefois déjà mis l'accent ces derniers mois sur l'électrique, promettant des versions vertes de modèles populaires comme le pick-up F150 de Ford.

Normes plus contraignantes

La prochaine étape est désormais de construire un réseau solide de bornes de recharge, dont le financement dépend en grande partie du plan d'infrastructures en discussion au Parlement, estime Jessica Caldwell du cabinet Edmunds.

Et "le plus grand obstacle" est sans doute de convaincre les Américains de passer à l'électrique, ajoute-t-elle.

Pour l'organisation Sierra Club, l'initiative du président reste "un signal important". Mais il faudrait fixer un objectif à 60% de véhicules électriques vendus en 2030.

Joe Biden promet aussi de muscler à nouveau la réglementation sur la consommation de carburant, largement allégée sous Donald Trump.

La réglementation actuelle sur les émissions demande aux fabricants d'améliorer de 1,5% par an la performance énergétique de leurs modèles, c'est-à-dire la distance parcourue avec une unité de carburant, entre les années 2021 et 2026 - contre 5% exigés par l'administration Obama.

L'administration Biden n'a elle pas dévoilé dans l'immédiat de nouvel objectif chiffré.

Pour l'ONG environnementale NRDC, qui salue l'initiative, il est crucial de voir les promesses se transformer rapidement en normes concrètes et contraignantes.

Même méfiance au groupe d'experts Union of Concerned Scientists, qui craint que l'annonce ne soit "discrètement minée par des échappatoires, des crédits et des allocations".

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Donald Trump lance son propre réseau social

Le président Donald Trump s'exprime lors d'un rassemblement pour protester contre la certification du collège électoral de Joe Biden en tant que président, à Washington, le 6 janvier 2021. (Photo AP/ Evan Vucci)

Donald Trump a annoncé mercredi le lancement de son propre réseau social, "Truth Social", après avoir été banni en janvier de Twitter, Facebook et YouTube, qui l'accusent d'avoir utilisé leurs plateformes pour inciter ses partisans à la violence avant l'assaut contre le Capitole.

L'ancien président veut ainsi "résister face à la tyrannie des géants des technologies", qui ont "utilisé leur pouvoir unilatéral pour réduire au silence les voix dissidentes en Amérique", déclare-t-il dans un communiqué.

La plateforme appartiendra au groupe nouvellement créé Trump Media & Technology (TMTG), une structure qui fournira également un service de vidéo à la demande et des podcasts "non-woke", précise le communiqué.

"Nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C'est inacceptable", poursuit Donald Trump.

Même sans Twitter, le milliardaire républicain s'est rapidement remis en campagne depuis qu'il a quitté la Maison Blanche. De meetings en communiqués, il soutient les candidats qui lui sont fidèles en vue des élections-clés de mi-mandat ("midterms") de novembre 2022, un œil tourné vers 2024.

L'occasion pour lui de continuer à répéter ses allégations d'élection "volée" par les démocrates en 2020.

- Assaut contre le Capitole -

Donald Trump avait été évincé de Facebook, Twitter et YouTube après le violent assaut mené contre le Capitole par ses partisans, lors de la cérémonie de certification de la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle, le 6 janvier.

Cinq personnes ont trouvé la mort pendant ou peu après l'attaque, dont un policier, mais aussi une manifestante tuée par un agent alors qu'elle tentait de forcer une porte à l'intérieur du bâtiment avec des dizaines d'autres.

Twitter avait alors exclu Donald Trump "indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence", le coupant de ses près de 89 millions d'abonnés.

Furieux de ne plus avoir accès à son porte-voix favori, où il avait mené campagne en 2016, annoncé nombre de grandes décisions présidentielles ainsi que des limogeages tonitruants, l'ex-président avait promis la création d'un réseau social.

Il avait brièvement lancé en mai un blog, qui n'était en fait qu'un onglet sur son site où étaient rassemblés ses communiqués, avant d'y mettre un terme sous les moqueries d'observateurs convaincus qu'il s'agissait du réseau social promis.

- Lancement en 2022 -

Truth Social sera accessible en version bêta sur invitation dès novembre 2021, avant un lancement généralisé au premier trimestre 2022, précise le communiqué, qui indique que l'application est déjà disponible en précommande sur l'App Store.

Le groupe Trump Media & Technology va fusionner avec Digital World Acquisition Corp (DWAC) afin d'être cotée, indique le communiqué.

L'entreprise DWAC est une Spac ("Special Purpose Acquisition Company"): une société sans activité commerciale et dont le but est de lever des fonds en entrant sur une place boursière, puis de fusionner avec une société cible qui souhaite se faire coter, le nouveau groupe de Donald Trump en l'occurence.

DWAC est cotée à l'indice Nasdaq et, toujours selon le communiqué, le nouveau groupe de Donald Trump serait ainsi valorisé à 875 millions de dollars.

"Je suis enthousiaste à l'idée de commencer bientôt à partager mes idées sur Truth Social", dit celui qui avait également 35 millions d'abonnées sur Facebook et 24 millions sur Instagram avant d'en être exclu.

- Trump vs Tech -

"Félicitations", a salué dans un communiqué Jason Miller, un ancien conseiller de M. Trump et désormais patron d'un autre réseau social conservateur baptisé "Gettr".

"Maintenant, Facebook et Twitter perdront encore plus de parts de marchés", a-t-il ajouté, en dépit de la croissance régulière du nombre d'utilisateurs des deux géants.

En janvier, l'ostracisation soudaine du chef de l'Etat avait largement été qualifiée de "censure" par les républicains, et globalement saluée par les élus démocrates, et la société civile américaine.

Mais en Europe, elle avait suscité des critiques d'associations et de dirigeants, dont la chancelière allemande Angela Merkel, inquiets du pouvoir des sociétés technologiques sur la liberté d'expression.

Les mouvances conspirationnistes américaines, soutiens affichés de Donald Trump, et les organisations impliquées dans les émeutes (comme les Oath Keepers, les Three Percenters, et les Proud Boys) avaient aussi été chassées des réseaux dominants.

Elles s'étaient réfugiées sur des plateformes moins grand public, dont Parler, sorte de Facebook des conservateurs. Le site avait alors été exclu plusieurs semaines du web par Google, Apple et Amazon, parce qu'il enfreignait leurs règles sur la modération des contenus incitant à la violence.

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Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger en panne

Image illustrative de Facebook, Instagram et du service de messagerie mobile WhatsApp.

Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, les deux réseaux sociaux et les deux messageries du géant californien, subissaient une panne massive lundi, affectant potentiellement des dizaines de millions d'utilisateurs dans le monde, alors que le groupe traverse l'une de ses pires crises de relations publiques.

Le site Downdetector montrait notamment des pannes dans des zones densément peuplées comme Washington ou Paris.

"Ce site est inaccessible", "impossible de trouver l'adresse du serveur", indiquait le site de Facebook à de nombreux utilisateurs lundi vers 16H00 GMT. La panne semblait durer depuis environ une heure.

"Nous sommes au courant que certaines personnes ont du mal à accéder à nos applications et produits. Nous travaillons à un retour à la normale le plus rapidement possible et nous présentons nos excuses pour ce désagrément", a tweeté Andy Stone, un porte-parole de Facebook.

A Wall Street, le cours de Facebook, déjà en baisse en début de séance, accélérait ses pertes et chutait de près de 6%.

L'entreprise n'a pas réagi immédiatement à une sollicitation de l'AFP sur la panne.

La plateforme aux près de 3 milliards d'utilisateurs mensuels traverse l'une des pires crises sur sa réputation depuis deux semaines, à cause des révélations d'une lanceuse d'alerte.

Ancienne ingénieure chef de produit chez Facebook, Frances Haugen a fait fuiter de nombreux documents internes et a accusé le groupe de "(choisir) le profit plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs, dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche.

Avant son départ de l'entreprise, en mai, Frances Haugen avait emporté avec elle de nombreux documents issus de recherches internes à l'entreprise et confiés notamment au Wall Street Journal.

Dans un article publié mi-septembre, le quotidien a révélé, sur la base de ces informations, que l'entreprise effectuait des recherches sur son réseau social Instagram depuis trois ans pour en déterminer les effets sur les adolescents.

Les études évoquent notamment les liens entre le mythe du corps féminin idéal véhiculé par de nombreux contenus sur les réseaux et les risques pour la santé mentale des adolescentes complexées.

La lanceuse d'alerte est aussi revenue sur le scrutin présidentiel américain de novembre 2020, quand Facebook avait modifié ses algorithmes pour réduire la diffusion de fausses informations.

Mais selon Frances Haugen, "dès que l'élection a été terminée", le groupe les a reconfigurés comme avant, "pour donner la priorité à la croissance plutôt qu'à la sûreté", a-t-elle soutenu dans son entretien à l'émission "60 Minutes", sur CBS.

Elle doit être interrogée mardi par les élus américains lors d'une audition consacrée à l'impact de Facebook et Instagram sur les jeunes utilisateurs, une semaine après une longue séance de questions des sénateurs adressées à Antigone Davis, responsable de la sécurité et de l'enfance au sein de la firme.

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