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L'OMS met en garde contre les "passeports immunitaires"

Le physiothérapeute espagnol Vicente Barrios s'entraîne avec le premier résident infecté par le coronavirus et guéri, dans une maison de retraite pour personnes âgées à Madrid le 24 avril 2020. (Photo de OSCAR DEL POZO / AFP)

Le seuil symbolique des 200.000 morts du nouveau coronavirus a été franchi samedi soir, dont près de 90% en Europe et aux Etats-Unis, au moment où l'OMS émettait des réserves sur la délivrance de "passeports immunitaires", une idée émise dans certains pays pour accompagner le déconfinement.

Avec plus de 53.000 décès, les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts suivis par l'Italie (26.384), l'Espagne (22.902), la France (22.614) et le Royaume-Uni (20.319).

La moitié de l'humanité reste confinée et en Espagne, troisième pays le plus endeuillé du monde, les enfants trépignent, pressés de sortir de leur maison pour la première fois depuis six semaines. Le pays, soumis depuis le 14 mars à un confinement extrêmement strict prolongé jusqu'au 9 mai inclus, interdisait jusqu'à présent aux moins de 14 ans de sortir, même accompagnés de leur parents.

A partir de dimanche, les petits pourront "sortir pour se promener ou jouer dans la rue une fois par jour durant une heure et dans un rayon d'un kilomètre de leur domicile". Le 2 mai, les adultes auront le droit eux de sortir faire du sport ou de se promener.

En Italie, un enfant de neuf ans, Lupo, a lui mis à profit son confinement : pour tuer l'ennui, ce jeune Milanais a programmé un jeu vidéo dont le but est de détruire virtuellement le Covid-19 à coups de tirs lasers à bord d'un vaisseau spatial.

Ailleurs, l'envie d'une coupe de cheveux impeccable en a poussé certains à prendre des risques : la police allemande a découvert samedi deux salons de coiffure, dotés d'un équipement professionnel, installés dans des caves de deux maisons en Bavière.

L'OMS a douché samedi les espoirs de ceux qui misaient sur une éventuelle immunité des personnes ayant été confrontées au coronavirus, au moment où certains pays mettent en place des programmes de tests sérologiques en vue du déconfinement.

- Deuxième vague -

"Il n'y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection", a prévenu l'Organisation mondiale de la santé, incitant à ne pas relâcher les efforts, car la menace d'une deuxième vague mortelle plane toujours.

Le monde musulman a lui entamé le mois de jeûne du ramadan sans prières collectives ni repas partagés: les portes des mosquées restent closes et les rassemblements familiaux sont interdits.

Mais au Pakistan, les fidèles se sont rués dans les mosquées et sur les marchés pour acheter de quoi préparer le dîner afin de célébrer comme il convient la fin de chaque journée de jeûne, faisant fi des recommandations sanitaires.

En Iran, où la maladie a tué 5.650 personnes selon les chiffres officiels, le mois du jeûne a commencé en pleine crainte d'une recrudescence de l'épidémie, deux semaines après le début de la réouverture partielle des commerces.

Le coordinateur de la lutte contre la maladie à Téhéran Aliréza Zali a critiqué "des réouvertures faites à la hâte", tandis que Mohammad Mehdi Gouya, le directeur du département des maladies infectieuses au ministère de la Santé, évoque "des signes d'une nouvelle recrudescence" des cas dans certaines provinces.

- Masque obligatoire -

L'allègement des mesures de quarantaine décidé dans certains Etats va souvent de pair avec de nouvelles règles de circulation et de vie.

Ainsi en Afrique du Sud, pays africain le plus touché avec 75 décès, le port du masque sera obligatoire à compter du 1er mai, date à laquelle les mesures de restriction seront légèrement assouplies.

Mais un autre fléau plane sur le continent africain : en raison de problèmes de distribution de moustiquaires et de médicaments à cause du coronavirus, près de 400.000 personnes supplémentaires pourraient mourir du paludisme cette année, selon cette organisation.

Le bilan des morts du paludisme en Afrique sub-saharienne pourrait approcher les 770.000 cette année, soit "deux fois plus qu'en 2018", a relevé l'OMS, alors qu'a lieu samedi la Journée internationale de lutte contre cette maladie, qui contrairement au Covid frappe particulièrement les enfants.

- Les Portugais aux fenêtres -

En Europe, l'Italie commencera le 4 mai une campagne de tests sérologiques sur 150.000 personnes à l'échelle nationale pour tenter d'en savoir plus sur la pandémie.

La course est engagée entre laboratoires pour trouver le remède au coronavirus avec une demi-douzaine d'essais cliniques, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne.

Lancée par l'OMS, une initiative regroupant plusieurs pays d'Europe, le continent le plus endeuillé avec plus de 122.000 décès, sur plus de 200.730 au total dans le monde, vise à accélérer la production de ces traitements, tests et vaccins. Mais ni la Chine, d'où est partie la pandémie fin 2019, ni les Etats-Unis ne s'y sont associés.

Aux Etats-Unis, le pays qui déplore le plus lourd bilan, Donald Trump a promulgué un nouveau plan d'aide de près de 500 milliards de dollars, pour soulager entreprises et hôpitaux. Il y a urgence: le Produit intérieur brut américain devrait plonger de 12% ce trimestre.

Au Brésil, où le président d'extrême droite Jair Bolsonaro est accusé de passivité face à la pandémie, les habitants des favelas ont décidé d'agir de leur propre chef.

"La favela doit se battre car si elle attend le gouvernement, elle n'y arrivera jamais", explique Thiago Firmino, un guide touristique de 39 ans qui s'est porté volontaire pour désinfecter les ruelles de son quartier, la favela Santa Marta à Rio de Janeiro.

Confinement et règles de distanciation sociale oblige, de nombreux Portugais ont chanté à leurs fenêtres pour célébrer le 46e anniversaire de la Révolution des Œillets, tandis que des Italiens y ont entonné "Bella Ciao" pour célébrer le jour de la Libération de l'Italie en 1945.

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

Le confinement et la distanciation sociale affectent le mental

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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