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Viols commis par des soldats au Niger: "inadmissible"

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Le Haut représentant de la Coalition pour le Sahel, Djimé Adoum, a jugé mercredi "inadmissibles" les actes de viol commis au Niger par des soldats tchadiens engagés dans la lutte contre les jihadistes au Sahel.

Des soldats tchadiens sont accusés du viol de plusieurs femmes à Tera, ville du sud-ouest du Niger, où est basé un contingent de leur pays dans le cadre de la force multinationale du G5 Sahel.

"Quand vous êtes dans pareille force, vous êtes ambassadeur de votre pays. Alors ce qui s'est passé est inacceptable, inadmissible, et c'est une leçon pour tous les boys présents dans notre espace sahélien", a déclaré Djimé Adoum devant des jounalistes lors d'un déplacement en Mauritanie, l'un des pays du G5 Sahel.

"Déjà, on a beaucoup de problèmes dans notre espace, nous n'avons pas besoin et nous ne pouvons pas tolérer que de tels actes puissent avoir lieu", a renchéri le Haut représentant de cette coalition, une structure de coordination lancée à Pau (sud-ouest de la France) en janvier 2020 par les États membres du G5 Sahel et ses partenaires internationaux pour faire face collectivement aux défis de la sous-région.

Un contingent de 1.200 soldats tchadiens a été déployé récemment dans la zone dite des Trois frontières (Niger, Burkina Faso, Mali) où se trouve Tera.

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Sept ans après le kidnapping des filles de Chibok, leurs familles gardent l'espoir

Des écolières toujours dans les mains des éléments de Boko Haram, le 19 avril 2019.

Sept ans après le rapt de plus de 200 écolières de leur école de la ville de Chibok par les militants de Boko Haram, les autorités n'ont toujours pas réussi à trouver une stratégie pour protéger les écoliers. Plus de 100 enfants sont toujours portées disparues et plus de 600 écoles restent fermées.

Le 14 avril 2012 à Chibok, une ville du nord- est dans l’Etat de Borno, plus de 200 écolières sont enlevées par des éléments du groupe Boko Haram. Elles étaient âgées d'entre 16 et 18 ans au moment du rapt. Plusieurs tentatives pour leur libération ont été menées sans succès. La plupart de ces jeunes filles sont parvenues à s’échapper ou ont été relâchées, mais plus d’une centaine d’entre elles sont encore en captivité.

Sept années après, les parents ont toujours l’espoir d’un retour à la maison de leurs enfants. Ayuba Bassa, coordinateur de la communauté chrétienne de Gwosa dans l’Etat de Borno témoigne: "Nous devons toujours garder de l’espoir. Mais nous sommes déçus par les promesses faites tous les jours par les autorités. Aucune action concrète n'est visible, ce qui peut décourager les gens. Garder de l’espoir fait désormais partie de notre vie, donc nous allons continuer à garder de l’espoir".

Le groupe de campagne Bring Back Our Girls a plusieurs fois manifesté pour réclamer le retour des écolières de Chibok. (VOA/Gilbert Tamba)
Le groupe de campagne Bring Back Our Girls a plusieurs fois manifesté pour réclamer le retour des écolières de Chibok. (VOA/Gilbert Tamba)

Le principal groupe d’activistes qui mène une campagne en faveur de la liberté des filles dénonce l’inaction du gouvernement qui érode la confiance des parents dans les autorités.​

"La vie des Nigérians est en jeu. Tout le monde doit être considéré de la même manière sans distinction d’origine ou de statut économique. Pour nous, pas un seul Nigérian est supérieur à un autre Nigérian", lance Aisha Yesufu, l’une des responsables du groupe.

Personne n’a été arrêté ou poursuivi pour les enlèvements d’élèves commis à Chibok et ailleurs, contribuant à une escalade des attaques contre les écoles et à la fermeture de plusieurs centaines d’entre elles dans les régions du nord-est et du nord-ouest.

Manasseh Allen, activiste et originaire du nord, compte deux de ses cousines parmi les filles toujours entre les mains de Boko Haram.

"Je peux dire catégoriquement que c’est un manque de volonté et donner la chance à l’échec et à l’impunité. Il y a plus d’une centaine de personne portées disparues et penser à s’expliquer pour faire des excuses n’a pas de place. La meilleurs chose à faire est de penser quelle est la stratégie qui a été déjà utilisée qui a permis de ramener les filles", rage-t-il.

La fondatrice de l’ONG Girl Child Africa, Bukky Shonibaré, a participé à plusieurs marches de protestation réclamant le retour des filles.

"112 filles de Chibok sont toujours en captivité dans la brousse ainsi que plusieurs autres Nigérians enlevés non identifiés. Donc ma réaction est que c’est triste et malheureux. Et cela n’est rien d’autre que le manque de responsabilité de la part du gouvernement", explique-t-elle.

L’impunité semble avoir favorisé une escalade des attaques visant des écoles, selon l’Organisation internationale de défense de droits humains Amnesty International.

Sept ans après Chibok, une centaine d'écolières Nigérianes toujours portées disparues
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Minneapolis barricadée et sous haute tension

Les troupes de l'État du Minnesota se préparent à tirer des gaz lacrymogènes sur les manifestants devant le poste de police de Brooklyn Center, le 12 avril 2021.

 ​"Nous nous préparons au pire", confie Janay Clanton, une habitante de Minneapolis, où les soldats patrouillent et les commerces sont barricadés lundi, dans l'attente fiévreuse du verdict du procès de l'homicide de George Floyd.

"Tout va exploser", prédit même la sexagénaire, si le policier Derek Chauvin n'est pas reconnu coupable du meurtre de l'Afro-Américain.

Mme Clanton n'est pas la seule à se préoccuper: les émotions sont à fleur de peau dans cette métropole du nord des Etats-Unis, sous haute tension.

Ville typique du Midwest, Minneapolis compte plus de 400.000 habitants. Les gratte-ciel y encerclent le tribunal où le procès de l'agent de police blanc touche à sa fin.

Chacune de ces tours de bureaux a décidé de se protéger derrière d'immenses plaques de bois, hautes de plusieurs mètres.

Un magasin de la grande chaîne Target, à quelques centaines de mètres du tribunal, a pourtant décidé de rester ouvert à ses clients, mais rien ne le distingue d'un bâtiment à l'abandon, avec ses protections.

"Je vis en centre-ville, et nous sommes tous assez inquiets du résultat du procès. Vous pouvez vous en rendre compte en marchant dans la ville... nous nous préparons au pire", se lamente Janay Clanton, âgée de 62 ans.

Tout autour du tribunal, des véhicules blindés de l'armée, derrière des plots en béton et des grilles hautes de trois mètres, témoignent de la nature sensible du procès entré dans sa dernière phase, avec les ultimes argumentaires avant que le jury ne se retire pour délibérer.

Toute autre issue qu'un verdict de culpabilité et la ville, où tombe quelques flocons d'un hiver tardif, pourrait connaître de nouveaux troubles.

Si c'est le cas, "je pense qu'il y aura des émeutes et que les gens seront vraiment en colère", assure Pouya Hemmati, un chirurgien de 31 ans.

Il espère que Derek Chauvin sera reconnu coupable pour ce qu'il considère être "un meurtre" et un cas de "brutalité policière" sur George Floyd.

"Tout le monde l'a vu mettre son genou sur son cou pendant 9 minutes et demi", souligne-t-il.

Signe de la tension qui règne, les forces de l'ordre ont annoncé que, dimanche matin, deux soldats de la Garde nationale avaient été visés par des tirs depuis une voiture qui a pris la fuite.

Les deux militaires n'ont pas été touchés par les balles, et n'ont reçu que des blessures superficielles notamment à cause de verre brisé.

Maxine Waters, une élue démocrate noire de Californie qui s'est déplacée exprès dans le Minnesota, est accusée par des responsables républicains d'avoir jeté de l'huile sur le feu ce week-end. "Nous devons rester dans la rue, nous devons être plus actifs, nous devons être plus agressifs", a lancé l'octogénaire en disant espérer la condamnation de l'agent Chauvin.

"Nourrir le changement"

Pour certains habitants, les annales judiciaires du Minnesota, quand il s'agit d'affaires impliquant des policiers, rendent davantage probable un verdict de non culpabilité.

"La seule fois où on a vu (un policier) être condamné, c'était une personne de couleur. Alors vous savez, en tant que personne de couleur, je ne m'attends pas à ce qu'un résultat aille -entre guillemets- en ma faveur", explique Ashley Commodore.

"Je ne pense pas qu'il sera condamné, et je pense que la ville se prépare à cela", précise cette chanteuse itinérante de 33 ans, citant notamment la présence de la Garde nationale.

Elle prédit un volume et une intensité "des émeutes et des confrontations" qui seront "multipliés par deux, voire par trois" par rapport à l'an dernier.

Mais si Derek Chauvin est reconnu coupable, Ashley Commodore espère que l'affaire va "nourrir le changement" dans la manière dont la police opère dans le Minnesota.

"J'espère juste que tout va bien se conclure, que tout le monde obtiendra satisfaction, et que notre ville restera debout", s'émeut finalement Janay Clanton.

Mort d'un braconnier présumé piétiné par des éléphants en Afrique du Sud

Un éléphant du désert dans le Kaokoland près de Puros, dans le nord de la Namibie, dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud, le 6 août 2013.

Un braconnier présumé est mort pendant le weekend, après avoir été piétiné par un troupeau d'éléphants alors qu'il tentait de fuir des rangers avec deux complices, dans le célèbre parc Kruger en Afrique du Sud, a-t-on appris lundi auprès du département des parcs (SanPark).

Le corps d'un homme "piétiné", a été découvert dimanche, a déclaré à l'AFP le porte-parole de SanPark, Isaac Phaahla.

Samedi, les gardes du parc national ont repéré des hommes suspectés d'être des braconniers lors d'une patrouille et se sont lancés à leur poursuite.

"La personne tuée et ses complices fuyaient les rangers lorsqu'ils ont rencontré un troupeau d'éléphants en période de reproduction", ont expliqué les autorités des parcs dans un communiqué.

Dans leur fuite, ils "ont laissé tomber une hache et un sac contenant des provisions", ajoute SanPark. Selon M. Phaahla, ces hommes chassaient vraisemblablement les rhinocéros dans le parc naturel protégé.

Les rangers ont réussi à arrêter un membre du trio. Le troisième suspect, toujours recherché, aurait été blessé à l'œil. Un fusil a également été retrouvé. La police a ouvert une enquête.

L'Afrique du Sud, qui abrite près de 80% de la population de rhinocéros de la planète, a vu le nombre de spécimens tués diminuer pour la sixième année consécutive.

Mais les braconniers, répondant à la forte demande pour les cornes de rhinocéros en Asie, où elles sont utilisées pour leurs prétendues vertus, en médecine traditionnelle ou comme aphrodisiaques, continuent leurs raids et attaques.

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