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Viols commis par des soldats au Niger: "inadmissible"

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Le Haut représentant de la Coalition pour le Sahel, Djimé Adoum, a jugé mercredi "inadmissibles" les actes de viol commis au Niger par des soldats tchadiens engagés dans la lutte contre les jihadistes au Sahel.

Des soldats tchadiens sont accusés du viol de plusieurs femmes à Tera, ville du sud-ouest du Niger, où est basé un contingent de leur pays dans le cadre de la force multinationale du G5 Sahel.

"Quand vous êtes dans pareille force, vous êtes ambassadeur de votre pays. Alors ce qui s'est passé est inacceptable, inadmissible, et c'est une leçon pour tous les boys présents dans notre espace sahélien", a déclaré Djimé Adoum devant des jounalistes lors d'un déplacement en Mauritanie, l'un des pays du G5 Sahel.

"Déjà, on a beaucoup de problèmes dans notre espace, nous n'avons pas besoin et nous ne pouvons pas tolérer que de tels actes puissent avoir lieu", a renchéri le Haut représentant de cette coalition, une structure de coordination lancée à Pau (sud-ouest de la France) en janvier 2020 par les États membres du G5 Sahel et ses partenaires internationaux pour faire face collectivement aux défis de la sous-région.

Un contingent de 1.200 soldats tchadiens a été déployé récemment dans la zone dite des Trois frontières (Niger, Burkina Faso, Mali) où se trouve Tera.

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Le Centrafricain Mahamat Saïd Abdel Kani plaide non coupable devant la CPI

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Un maire tunisien arrêté après le suicide d'un vendeur ambulant

Un policier se tient à l'entrée du tribunal de l'Ariana près de Tunis, la capitale tunisienne, le 6 juin 2022.

Le maire d'une localité tunisienne a été placé en garde à vue lundi après le suicide d'un vendeur ambulant dont la balance a été saisie par les services municipaux, a indiqué un porte-parole judiciaire.

Selon les médias locaux, Mohamed Amine Dridi, 25 ans, s'est pendu samedi dans la localité de Mornag, à une quinzaine de km au sud de Tunis, deux jours après la confiscation par des agents municipaux de la balance électronique dont il se servait pour peser les fruits et légumes qu'il vendait sur un étal.

Le maire de Mornag a été placé lundi en gade à vue dans le cadre d'une enquête en lien avec ce suicide, a indiqué à l'AFP le porte-parole du tribunal du gouvernorat de Ben Arous.

Ce geste fait écho à celui de Mohamed Bouazizi, le vendeur ambulant qui s'était immolé par le feu le 17 décembre 2010 pour protester contre la confiscation de sa marchandise par la police, déclenchant la révolution tunisienne qui a mis fin au règne du président Zine el Abidine Ben Ali et donné le coup d'envoi aux révoltes du Printemps arabe dans la région.

Dimanche soir, des affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l'ordre à Mornag, selon des médias locaux et des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Scandant des slogans dénonçant le chômage et la cherté de vie, ces manifestants ont brûlé des pneus et bloqué l'artère principale à Mornag. Les policiers ont tiré du gaz lacrymogène pour les disperser.

Selon le ministère de l’Intérieur, le vendeur qui s'est donné la mort souffrait de "graves problèmes familiaux", ce que son frère a démenti dans une interview à une radio lundi.

Cet incident survient alors qu'une grogne sociale couve en Tunisie, pays confronté à une grave crise économique qui se traduit par des pénuries récurrentes de denrées de base et une forte inflation.

Des ONG et l'opposition accusent les services de sécurité de recourir à des méthodes rappelant celles de l'Etat policier sous l'ancienne dictature, depuis que le président Kais Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.

Une autre manifestation contre la dégradation des conditions de vie, lors de laquelle des pneus ont été incendiés, a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, dans le quartier populaire de Douar Hicher dans le nord de Tunis, ont rapporté des médias locaux.

Début du procès à la CPI d'un ex-chef rebelle centrafricain

Des juges de la CPI à l'ouverture du procès de Mahamat Saïd à La Haye, aux Pays-Bas, le 26 septembre 2022.

L'accusé, Mahamat Saïd, a plaidé non coupable. Deux autres responsables présumés d'une milice rivale sont aussi en détention à la CPI.

Un haut dirigeant présumé d'un groupe rebelle centrafricain majoritairement musulman qui avait chassé du pouvoir le président François Bozize en 2013 a plaidé non coupable lundi de sept chefs d'accusation de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale.

Un porte-parole de la Cour a déclaré que l'ouverture du procès de Mahamat Saïd, 52 ans, marque la fin d'une longue attente de justice pour les victimes en République centrafricaine.

Après qu'un officier de justice a lu les chefs d'accusation, notamment la torture, l'emprisonnement illégal et la persécution, Said a déclaré à un panel de trois juges : "J'ai tout écouté et je plaide non coupable".

Mahamat Saïd à l'ouverture de son procès à La Haye, aux Pays-Bas, le 26 septembre 2022.
Mahamat Saïd à l'ouverture de son procès à La Haye, aux Pays-Bas, le 26 septembre 2022.

Il est accusé d'avoir dirigé un centre de détention dans la capitale centrafricaine, Bangui, appelé Office central de répression du banditisme, d'avril à août 2013, où lui et des dizaines de rebelles de la Seleka auraient détenu des prisonniers perçus comme des partisans de l'ex-président François Bozize dans des conditions inhumaines. Ils les auraient soumis à la torture et à des interrogatoires brutaux, notamment en les fouettant et en les frappant avec des matraques et des crosses de fusil, selon l'accusation.

Pour le procureur général de la CPI, le Britannique Karim Khan, Mahamat Saïd n'était "pas un spectateur passif" des crimes subis par les victimes, mais un participant actif. "Il savait exactement ce qu'il avait prévu pour eux, quel cauchemar les attendait sous son contrôle et sa garde", a lancé le procureur.

Le procureur de la CPI, Karim Khan (au centre), à La Haye, le 26 septembre 2022.
Le procureur de la CPI, Karim Khan (au centre), à La Haye, le 26 septembre 2022.

Seleka contre anti-balaka

Les faits qui lui sont reprochés remontent à l'époque des combats qui ont eu lieu à Bangui en 2013 entre les rebelles de la Seleka et une milice principalement chrétienne appelée les anti-balaka. Ces combats ont fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de civils.

Le tribunal de La Haye a également placé en détention deux commandants présumés des anti-balaka, Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona, qui sont jugés ensemble.

"Pendant dix mois horribles, la Seleka a dirigé Bangui", a déclaré Khan. "Dire qu'ils ont gouverné serait un abus de langage. Ils ont gouverné par le diktat, par la peur, par la terreur", a-t-il ajouté.

Selon le procureur, les témoins dans l'affaire incluent des survivants et des personnes qui ont assisté aux tortures, y compris des anciens collaborateurs de Mahamat Saïd.

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