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25 Bosniaques inculpés pour crimes de guerre contre des serbes


Le droit humanitaire stipule que le chef de l'armée serbe est soupçonné de crimes de guerre au Kosovo

Vingt-cinq Bosniaques ont été inculpés dans deux dossiers différents pour crimes de guerre contre des civils et des prisonniers de guerre serbes au début du conflit inter-communautaire (1992-95), a-t-on appris vendredi auprès du parquet pour les crimes de guerre.

Onze anciens membres bosniaques de l'armée de Bosnie-Herzgovine, ont été inculpés pour avoir participé à une attaque le 10 juin 1992 contre le village serbe de Cemerno, dans la région d'Ilijas au nord de Sarajevo.

Six d'entre eux avaient été arrêtés la semaine dernière alors que cinq se défendront en prévenus libres, a précisé à l'AFP un porte-parole du parquet.

"Cette attaque synchronisée contre ce village a fait au moins 30 victimes de nationalité serbe, parmi lesquelles des femmes et des mineurs. Certaines des victimes ont été torturées et tuées d'une manière particulièrement brutale", affirme le bureau du procureur dans l'acte d'inculpation.

Dans un autre dossier, quatorze anciens responsables des forces policières et militaires bosniaques ont été inculpés de crimes de guerre commis contre plusieurs dizaines de Serbes, à Bradina, dans la région de Konjic (sud) et dans d'autres localités de cette région.

"Les prévenus sont accusés d'être responsables des meurtres de plusieurs dizaines de civils serbes des deux sexes, dont des enfants et des personnes âgées, ainsi que de tortures, de comportement inhumain et d'emprisonnement illégaux d'un grand nombre de Serbes", indique un communiqué du parquet pour les crimes de guerre.

Treize suspects avaient été arrêtés le 4 décembre à Konjic (sud) et à Sarajevo. Le 11 décembre, l'attaché militaire de l'ambassade de Bosnie aux Pays-Bas avait été interpellé dans le cadre de ce dossier à son arrivée en Bosnie.

Des associations serbes de victimes de la guerre des années 1990 accusent souvent la justice du pays de ne pas ouvrir suffisamment de dossiers de crimes de guerre commis contre leur communauté.

L'acquittement en octobre, en première instance, de l'ancien commandant bosniaque de Srebrenica (est), Naser Oric, inculpé de crimes de guerres contre des Serbes, avait provoqué la colère des associations et de responsables politiques serbes.

Le conflit intercommunautaire de Bosnie a fait près de 100.000 morts.

Avec AFP

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