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La vie sur Terre a-t-elle émergé bien plus tôt qu'on le croyait?

Les couches sur ce vieux rocher de 2,7 milliards d'années, un stromatolite trouvé en Australie occidentale, montrent des signes de vie unicellulaire, photosynthétique. (Photo fournie le 9 mai 2016)

Des chercheurs de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud disent "Oui" après la découverte de fossiles faisant remonter l'existence d'organismes à une époque où notre planète était encore toute jeune.

L'apparition de la vie sur Terre, un des grands mystères de la science, remonte à bien plus longtemps qu'on ne le pensait, selon des chercheurs qui ont découvert des fossiles laissant penser que le processus s'est enclenché il y a au moins 3,7 milliards d'années.

"Cette découverte constitue une nouvelle référence" dans la recherche des premières traces de vie sur Terre, a déclaré dans un communiqué Martin Julian Van Kranendonk, expert en géologie de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud et coauteur d'une étude parue dans la revue britannique Nature.

Elle avance en effet le curseur de 220 millions d'années par rapport aux plus anciennes traces de vie connues, faisant remonter l'existence d'organismes à une époque où la Terre était encore toute jeune.

Jusqu'à aujourd'hui, la plus veille preuve de vie avait été découverte par des chercheurs australiens et canadiens dans les roches de Strelley Pool Chert, dans la région de Pilbara en Australie. Elle avait environ 3,5 milliards d'années.

Ces nouveaux fossiles, des formations géologiques hautes de 1 à 4 centimètres, ont été trouvés à la surface du sol après la fonte d'une plaque de glace dans le massif d'Isua, dans le sud-ouest du Groenland.

Appelés stromatolites, ils prouvent que la vie était déjà apparue quelque 800 millions d'années après la formation de la Terre, elle-même née il y a environ 4,5 milliards d'années, selon Allen Nutman de l'Université australienne de Wollongong, auteur principal de l'étude.

Ces stromatolites, des roches carbonatées en forme de chou-fleur, se forment lorsque des micro-organismes, comme certains types de bactéries, sont piégés dans les couches de sédiments.

Ces couches s'accumulent au fil des siècles et constituent de la roche, protégeant les fossiles des méfaits du temps.

- Idem sur Mars ? -

Les structures et la chimie de ces fossiles laissent penser à une activité microbienne et donc "à une origine biologique", signe "d'une émergence rapide de la vie sur Terre", d'après Allen Nutman.

Selon l'étude, cette découverte vient corroborer d'autres preuves génétiques de l'existence d'une certaine forme de vie en ces temps très anciens.

Mais d'autres experts sont plus circonspects.

"Des structures" ressemblant aux stromatolites "peuvent se former sans la présence du moindre organisme vivant", note Abigail Allwood de l'Institut de Technologie de Californie (CalTec) dans un commentaire sur l'étude.

Car ce n'est pas directement la vie que les chercheurs australiens ont retrouvée. Il n'y a aucun résidu organique ou cellulaire dans les fossiles. Ce qu'ils décrivent, ce sont des "constructions" dans les sédiments qui pourraient être l'oeuvre de microbes.

"L'identification des stromatolites est notoirement difficile dans les plus anciennes roches de la Terre", précise Abigail Allwood, estimant que les résultats de cette étude devraient "susciter la controverse".

Mais si cette découverte était confirmée, elle pourrait, selon ses auteurs, aider aussi à la recherche de la vie sur Mars, considérée comme la planète du système solaire la plus propice à l'existence de formes de vie car elle est dotée d'une atmosphère contenant de l'eau sous forme de vapeur et de glace.

"Il y a 3.700 millions d'années, Mars était probablement encore humide, avec même des océans", a expliqué à l'AFP Allen Nutman. "Si la vie s'est développée si rapidement sur la Terre, permettant la formation de choses comme ces stromatolites, il pourrait être plus facile de détecter des signes de vie sur Mars".

"Au lieu d'étudier uniquement la signature chimique de la planète, nous pourrions être en mesure de voir sur les images de Mars des choses comme des stromatolites", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

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