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Vers des réformes institutionnelles au Tchad


De gauche à droite, Abdoulaye Sabre Fadoul président du comité des réformes, Ali Kolotou Tchaïmi, vice-président du comité technique et Nadji Madou, coordonateur des sous-comités technique, à N'Djamena, le 22 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjinga

Après six mois de consultation régionale et sectorielle au Tchad, l’organe technique du haut comité des réformes institutionnelles vient de finaliser la relecture de toutes les propositions qui ont été faites par le sous-comité technique.

Le projet de rapport, qui vient d’être adopté, sera ensuite transmis au haut comité, une instance politique d’orientation pour des réformes institutionnelles pour avis avant que le document ne soit examiné au forum.

Une soixantaine de propositions figurent dans ce projet de rapport entre autre : la réduction de moitié, du nombre des régions entraînant la suppression des départements et des communautés rurales.

La suppression des grandes institutions jugées budgétivores telles que : le médiateur de la république, le conseil économique et le collège de contrôle des revenus pétroliers.

Trois regroupements des partis politiques de l’opposition ne participeront pas à ce forum selon un communiqué conjoint, une réunion qu’ils qualifient de "promesse électorale du candidat Déby".

Djimet Clément Bagoa, président du parti Démocratique du peuple tchadien, l’un des candidats malheureux à la dernière élection présidentielle et membre du regroupement, a déclaré qu’il ne va pas "faire une politique de la chaise vide alors que son porte-parole adjoint a contresigné le document rejetant la tenue du forum".

Sur le plan judiciaire, il a été proposé la réforme profonde de la justice avec la création d’une justice militaire et de cours de répression de crime économique et financier.

La constitutionnalisation de la commission nationale des droits de l’homme, le statut de l’opposition, la soumission obligatoire au conseil constitutionnel, de toutes les lois qui touchent les libertés privées.

Deux syndicats de Magistrats se disent être écartés de toutes les discussions alors que la réforme judiciaire nécessite leur implication.

Allarakétté Sanéngar, président du syndicat des magistrats du Tchad, explique que les syndicats ont été invité à une seule réunion, "nous avions relevé les manquements dans le texte", les accusant de "les contourner".

Il demande incessamment l’arbitrage du président de la république Idriss Déby Itno. "Il faut qu'il intervienne", martèle Allarakétté Sanéngar.

André Kodmadjingar, correspondant à N'Djamena

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