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Présidentielle 2020

Visé par Michelle Obama, Trump traite de "corrompu" le gouvernement Obama

Le président américain Donald Trump devant ses partisans au Basler Flight Service à Oshkosh, Wisconsin, États-Unis, le 17 août 2020. REUTERS/Tom Brenner

Critiqué la veille à la convention nationale démocrate par Michelle Obama, Donald Trump a réagi mardi avec colère en qualifiant de "corrompu" le gouvernement de Barack Obama, dont il affrontera l'ancien vice-président Joe Biden le 3 novembre dans les urnes.

"Le gouvernement d'Obama et Biden était le plus corrompu de l'histoire, le fait est qu'on a découvert qu'ils avaient ESPIONNÉ MON EQUIPE DE CAMPAGNE, c'est le plus gros scandale politique de l'histoire de notre pays. Merci pour vos gentils mots Michelle!", a raillé le président républicain dans une rafale de tweets matinaux.

"S'il vous plaît faudrait que quelqu'un explique à Michelle Obama que Donald Trump ne serait pas là, dans la magnifique Maison Blanche, sans l'oeuvre de son mari, Barack Obama", a aussi lancé Donald Trump.

Vantant son bilan et la création "de la meilleure économie de l'histoire" par son gouvernement, le milliardaire républicain a assuré avoir "sauvé des millions de vies" et être en train de reconstruire "une économie encore plus forte qu'avant".

"Les emplois abondent, le NASDAQ a déjà atteint des records, le reste suivra! Asseyez-vous et regardez !" a poursuivi M. Trump.

Le président a aussi critiqué l'action du gouvernement de Barack Obama et Joe Biden face à la pandémie de grippe H1N1 de 2009, qualifiant leur réponse de "faible et pathétique".

"Regardez les sondages, c'est vraiment mauvais. La grosse différence est que les médias bidon corrompus leur ont donné un blanc-seing!", a-t-il affirmé.

Michelle Obama avait dénoncé lundi le "manque total d'empathie" de Donald Trump lors du premier jour de la convention démocrate virtuelle, affirmant qu'il était "dépassé" par la crise du coronavirus et qu'il n'était "pas le bon président" pour les Etats-Unis.

L'ancien président Barack Obama doit lui s'exprimer mercredi soir afin de soutenir la candidature de son ex-vice-président, Joe Biden, en tête dans la moyenne des sondages nationaux selon le site RealClearPolitics.

Joe Biden va officialiser sa candidature à la présidence cette semaine
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Trump et Biden s'affrontent par écrans interposés

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Trump et Biden se disputent le vote des Hispaniques de Floride

Fabiola Vejar, à droite, inscrit Stephanie Cardenas pour voter devant un supermarché latino à Las Vegas, le 9 juin 2016.

Quel est le point commun entre l'ex-leader cubain Fidel Castro et l'ouragan Maria qui a dévasté l'île de Porto Rico en 2017? Chacun est brandi comme un épouvantail par Donald Trump et Joe Biden quand ils viennent à la chasse aux électeurs latinos en Floride.

Dans cet Etat où se sont jouées de précédentes présidentielles --et où pourrait bien se jouer celle du 3 novembre-- le poids électoral des votants d'origine cubaine est connu depuis des décennies: anticastristes convaincus, ils sont majoritairement républicains.

Mais la carte locale du vote hispanique pourrait ne plus avoir grand chose à voir en 2020 par rapport à 2016.

Dans le sillage d'une profonde crise financière qui l'a mise à genoux économiquement, Porto Rico a été ravagée par Maria, poussant des dizaines de milliers de ses habitants à quitter l'île et venir grossir les rangs de la population hispanophone de Floride.

C'est le cas de Taileen Nieves, 42 ans. Cette femme a enduré les terribles coups de boutoir de l'ouragan, le 20 septembre 2017, et a été directement témoin des vastes destructions causées.

Afflux de sinistrés portoricains

Deux mois plus tard, épuisée par les conditions de vie et l'absence de courant électrique, la Portoricaine a pris son fils de 3 ans sous le bras et s'est résolue à trouver refuge en Floride.

"Cela a été vraiment difficile, moi seule avec mon enfant. Et très dangereux", résume-t-elle.

Elle vit désormais à Auburndale, dans le centre de la péninsule située au Sud-Est des Etats-Unis. Après dix mois de chômage, elle a trouvé un emploi chez un podologue.

Selon Jorge Duany, directeur de recherches sur les questions cubaines à l'Université internationale de Floride, "il y a actuellement environ un million d'électeurs portoricains inscrits, plus ou moins la même quantité que les Cubains".

Et donc, au scrutin du 3 novembre, le comportement des électeurs latinos dépendra d'une donnée nouvelle mais cruciale: le jugement qu'ils portent sur la gestion de l'ouragan par Donald Trump.

Maria a fait quelque 3.000 morts à Porto Rico, un lourd bilan qui marquera durablement la mémoire collective des sinistrés.

Beaucoup se souviennent de la visite éclair post-ouragan du président dans le territoire, dont les près de 4 millions d'habitants sont des citoyens américains.

Donald Trump avait été filmé en train de jeter des rouleaux de papier essuie-tout en direction de supposés sinistrés, d'une façon nonchalante voire dégradante selon les critiques du président, et en tout cas sans la gravité attendue face à l'ampleur de la catastrophe.

Trois ans plus tard, les démocrates entendent garder ce souvenir vivace et l'exploiter.

L'équipe de campagne de Joe Biden a diffusé un clip vidéo compilant les images de la dévastation causée par Maria, sur une musique de Bad Bunny, célèbre chanteur de reggaeton portoricain.

Mardi, le candidat démocrate s'est rendu à Kissimmee, un bastion portoricain proche de la grande ville d'Orlando. Il a exprimé son soutien à ce que le territoire insulaire devienne le 51e Etat de l'union.

Une énorme pancarte montrait Donald Trump et sa distribution aérienne de rouleaux essuie-tout, avec la légende suivante: "Défense d'oublier".

Cependant, l'incertitude plane sur la capacité à se mobiliser de cet électorat.

Vénézuéliens "nouveaux Cubains"

A l'opposé, le soutien à Donald Trump des votants d'origine cubaine semble s'être renforcé depuis 2016.

Selon un sondage NBC News/Marist: le président devancerait son rival démocrate de quatre points (50-46) dans les intentions de vote chez les Latinos, les deux hommes étant à égalité en Floride en comptant tous les électeurs.

M. Trump a su rallier les votants d'origine vénézuélienne en adoptant une posture farouchement anti-Maduro, le président du Venezuela, même si celui-ci est toujours au pouvoir à Caracas.

"Les républicains ont une stratégie habile qui consiste à transformer les Vénézuéliens en nouveaux Cubains", résume Randy Pestana, un expert en sciences politiques.

Dimanche, Trump a rendu hommage aux anciens combattants du débarquement de la baie des Cochons, une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961.

Dans le reste du pays, les électeurs hispaniques sont majoritairement originaires du Mexique et des pays d'Amérique centrale. Pour eux la question migratoire est essentielle pour déterminer leur vote, un thème sur lequel Donald Trump a toujours affiché sa fermeté.

Résultat, au niveau national, 66% des Hispaniques disent avoir une opinion défavorable du président, selon l'institut Latino Decisions. Et en novembre ils représenteront pour la première fois le premier groupe de votants parmi les minorités ethniques, avec 13% de l'électorat, a calculé l'institut Pew.

Mais ce sont bien les Latinos de Floride qui seront les plus susceptibles de faire basculer l'issue du scrutin.

Le rôle des modérateurs de débats présidentiels dans la politique américaine

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Le rôle du modérateur des débats présidentiels

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Biographie de Donald J.Trump, 45e président des États-Unis

Le président américain Donald Trump lors d'un rassemblement de campagne à Reno, Nevada, aux États-Unis, le 12 septembre 2020. REUTERS/Jonathan Ernst

M. Trump a officiellement lancé sa campagne de réélection en juin 2019 à Orlando, en Floride, en dévoilant le slogan «Keep America Great» (Gardons sa grandeur à l’Amérique) , une variante de celui de 2016, «Make America Great Again» (Redonnons sa grandeur à l’Amérique). "Nous l'avons fait une fois et nous le ferons à nouveau, et cette fois, nous allons terminer le travail," a-t-il déclaré à ses partisans.

Réalisations précédentes: Avant de devenir président, M. Trump était un promoteur immobilier et une personnalité controversée de la télévision à New York. Peu de temps après avoir obtenu son diplôme de la Wharton School of Finance de l’Université de Pennsylvanie, il a repris l’activité immobilière de sa famille, l’agrandissant en se lançant dans la construction d’hôtels, de casinos et de terrains de golf dans le monde entier. Au début des années 1990, Donald Trump a été contraint de déclarer plusieurs faillites impliquant des propriétés à Atlantic City et à New York. Cependant, il a par la suite relancé ses entreprises. En 2016, le magazine Forbes a estimé sa valeur nette à 3,7 milliards de dollars. En 2004, M. Trump est devenu une figure médiatique connue pour avoir produit et joué dans l'émission de télé-réalité «The Apprentice», qui est devenue un succès pour NBC. Il a quitté le monde du spectacle en 2015 alors qu'il se préparait à se présenter à la présidence.

Présidence de Donald Trump: au cours de ses trois années et demie au pouvoir, le président Trump a adopté un projet de loi majeur sur la réforme fiscale, réduit les effectifs des troupes en Syrie et obtenu la confirmation par le Sénat de deux juges à la Cour suprême, les conservateurs Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh, pour des sièges vacants à cette cour composée de neuf membres. Il a également obtenu l'approbation de près de 200 autres juges dans des tribunaux fédéraux inférieurs. La nomination du juge Kavanaugh s’est révélée particulièrement controversée, avec des audiences publiques discutant de sa jeunesse et d’une allégation d’inconduite sexuelle. Le Sénat a fini par approuver de justesse sa nomination à la plus haute cour du pays.

M. Trump a introduit des mesures visant à réprimer l'immigration illégale, notamment en obtenant l'approbation de près de 1,4 milliard de dollars du Congrès pour la construction d’un mur frontalier (un montant toutefois bien inférieur à ce qu’il avait demandé) et a déclaré l'état d'urgence pour libérer 3,6 milliards de dollars de plus pour ce projet. Le président Trump a donné suite à ses promesses de campagne de réduire les réglementations gouvernementales et d'abroger en grande partie la loi sur la santé de l'ancien président Barack Obama, populairement connue sous le nom d'Obamacare. Alors même que des millions d'Américains ont perdu leur emploi et leur assurance-maladie lorsque la pandémie mondiale de coronavirus a englouti les États-Unis cette année, l’administration Trump a saisi la Cour suprême pour de lui demander d’invalider Obamacare dans son intégralité. M. Trump a souvent exprimé son aversion pour la politique d’Obama, son prédécesseur démocrate, seul chef de l’exécutif africain-américain de l’histoire du pays.

Pendant trois ans, Donald Trump a présidé à un boom économique avec un taux de chômage descendu à 3,5%, le plus bas de la plus grande économie du monde depuis cinq décennies, alors que les principaux indices boursiers du pays grimpaient en flèche. Mais ce succès a pris fin sans crier gare, lorsque la pandémie de coronavirus s’est propagée de la Chine au reste du monde au début de 2020, avec le président Trump exprimant un scepticisme constant quant à sa létalité et ses effets sur les États-Unis.

Fin février, dans une vidéo souvent reprise dans l’actualité, M. Trump a prédit : "Cela va disparaître. Un jour, c'est comme un miracle, cela disparaîtra."

Au lieu de cela, le virus s'est propagé aux 50 États, provoquant des perturbations massives. Peu après, la nation fut plongée dans une catastrophe économique. Plus de 48 millions de travailleurs ont perdu leur emploi - soit plus d'un quart de la main-d'œuvre américaine - alors que les gouverneurs des États ordonnaient aux entreprises de fermer dans le but de prévenir la propagation du virus. Les écoles et les universités ont interrompu l'enseignement en classe au profit de l'apprentissage en ligne. Les ligues sportives professionnelles et universitaires ont cessé leurs compétitions, tandis que les hôpitaux reportaient les chirurgies facultatives. Les restaurants ont instauré la vente à emporter alors que les repas sur place étaient interdits dans une grande partie des États-Unis.

FILE - U.S. President Donald Trump takes questions from the news media during a news briefing with members of the coronavirus disease (COVID-19) task force as they discuss the virus at the White House in Washington, March 16, 2020.
FILE - U.S. President Donald Trump takes questions from the news media during a news briefing with members of the coronavirus disease (COVID-19) task force as they discuss the virus at the White House in Washington, March 16, 2020.


Donald Trump a organisé des points de presse quotidiens sur le coronavirus pendant des semaines, mais a souvent minimisé la gravité de la pandémie, craignant apparemment que toute reconnaissance de son ampleur nuirait à ses chances de réélection lors de l’élection du 3 novembre. Il a constamment promis qu'un vaccin contre le virus serait trouvé dans les mois à venir alors même que les experts de la santé affirmaient qu'au mieux, l'inoculation de masse ne serait pas possible avant le début de 2021. Pendant un certain temps, M. Trump a vanté l'hydroxychloroquine, un médicament antipaludique, comme un remède contre le nouveau coronavirus, assurant qu'il en avait lui-même pris. Mais des études sur la santé dans plusieurs pays ont indiqué que ce produit n’a aucune valeur thérapeutique contre le virus. M. Trump a pratiquement cessé d'en parler. À un autre moment, il a surpris les Américains en suggérant que le virus pouvait être guéri en consommant de l'eau de Javel toxique. Alors que les experts de la santé exhortent les Américains à porter des masques faciaux pour limiter la propagation du virus, Donald Trump y résiste, disant qu'il ne pensait pas que cela lui conviendrait, et a parfois tourné en dérision ceux qui les portaient.

Au fil des semaines, le nombre de morts est passé à plus de 131.000 aux États-Unis en milieu d'année et celui de cas confirmés de coronavirus à plus de 3 millions, des chiffres plus élevés que ceux de tout autre pays au monde. Les experts en santé prévoient que des dizaines de milliers d'autres Américains mourront dans les mois à venir. Alors que le nombre de cas diminuait dans les États du nord des États-Unis, de nouvelles flambées se sont déclarées au niveau des États du sud dont les gouverneurs ont été parmi les premiers à relancer les activités économiques, mais ont dû ensuite ordonner à nouveau la fermeture des bars et certaines entreprises.

Le taux de chômage aux États-Unis a culminé à 14,7% en avril, puis est descendu à 11,1% en juin, l'économie ayant créé près de 5 millions d'emplois. Donald Trump, agissant comme sa propre majorette, a déclaré que des jours bien meilleurs étaient à venir pour l'économie américaine, dans la seconde moitié de 2020 et en 2021.

Alors que le coronavirus balayait silencieusement les États-Unis, M. Trump a été contraint de faire face à des manifestations tumultueuses et parfois violentes à travers le pays après la mort, le 25 mai, de l’Africain-Américain George Floyd, dans une rue de Minneapolis, dans l’Etat du Minnesota, lorsqu’un policier blanc a pressé son genou sur son cou alors que M. Floyd haletait qu'il ne pouvait plus respirer. Donald Trump a tenu des propos mitigés sur les troubles qui ont suivi, exprimant son soutien aux manifestations pacifiques, mais affirmant également que les chants de rue de «Black Lives Matter» étaient un «symbole de haine». Il a exprimé son approbation d'une vidéo de l'un de ses partisans politiques criant : «Le pouvoir blanc!» Mais il a supprimé le clip de son compte Twitter après de vives critiques.

A demonstrator holds a BLM flag during a "Get Your Knee Off Our Necks" march in front of the Lincoln Memorial in support of racial justice that is expected to gather protestors from all over the country in Washington, U.S., August 28, 2020. REUTERS/Erin S
A demonstrator holds a BLM flag during a "Get Your Knee Off Our Necks" march in front of the Lincoln Memorial in support of racial justice that is expected to gather protestors from all over the country in Washington, U.S., August 28, 2020. REUTERS/Erin S

Les collaborateurs de Donald Trump ont déclaré que le président n'avait pas entendu l'exclamation raciste. Alors que les États-Unis célébraient le 244e anniversaire de leur indépendance le week-end du 4 juillet, M. Trump a intensifié sa rhétorique, décriant les manifestants pour la justice raciale comme des représentants «pervers» d'un «nouveau fascisme d'extrême gauche» dont le but ultime est «la fin de l'Amérique.»

Avec la tournure des événements au premier semestre de 2020, le sort politique de Donald Trump était au mieux incertain, de nombreux sondages nationaux le montrant derrière l'ancien vice-président Joe Biden d'environ 9 points de pourcentage quatre mois avant l'élection présidentielle quadriennale. Mais deux présidents américains seulement ont perdu leur quête d’un second mandat au cours des quatre dernières décennies. Toutefois, les partisans de M. Trump soulignent qu'il était également à la traîne dans les sondages avant les élections de 2016, lorsqu'il a battu de manière inattendue l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton.

Politique étrangère:

The City Hall of Paris, France is illuminated in green, June 1, 2017, following the announcement by US President Donald Trump that the United States will withdraw from the 2015 Paris accord and try to negotiate a new global deal on climate change.
The City Hall of Paris, France is illuminated in green, June 1, 2017, following the announcement by US President Donald Trump that the United States will withdraw from the 2015 Paris accord and try to negotiate a new global deal on climate change.

La politique étrangère de Donald Trump a été définie par son programme «L’Amérique d’abord» dans lequel il a mis ce qu’il considère comme les intérêts de l’Amérique avant tout. Il s'est retiré de plusieurs accords internationaux, dont le Partenariat transpacifique, un accord commercial; l'Accord de Paris sur le climat et l'accord sur le nucléaire iranien. Concernant le commerce, M. Trump a tenu sa promesse électorale de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain avec le Canada et le Mexique, tout en lançant une guerre commerciale avec la Chine. Il a remis en question à plusieurs reprises le montant des fonds que les États-Unis dépensent pour défendre d'autres pays et a publiquement critiqué l'OTAN, l'alliance militaire occidentale créée après la Seconde Guerre mondiale. Le président a eu une relation instable avec de nombreux dirigeants étrangers, y compris des alliés traditionnels tels que la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, mais a embrassé des adversaires historiques tels que le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. M. Trump a qualifié M. Kim de «petit homme-fusée», mais l'a rencontré plus tard à trois reprises et a déclaré: «Nous avons développé une très bonne relation».

Défis présidentiels: Mis à part le coronavirus et les crises économiques de 2020, Donald Trump a fait face à des défis majeurs en tant que président, y compris une enquête en procédure de destitution lancée par les démocrates suite à des allégations selon lesquelles M. Trump aurait demandé l'aide de l'Ukraine pour déterrer des informations incriminantes sur l'ancien vice-président Joe Biden et son fils, Hunter Biden, dans le but de nuire aux perspectives de M. Biden de se porter candidat contre lui aux élections de 2020.

Republicans Defeat Call for Witnesses in Trump Trial
Republicans Defeat Call for Witnesses in Trump Trial

La Chambre des représentants contrôlée par les démocrates a initié une procédure de destitution contre lui, mais le Sénat contrôlé par les républicains l'a acquitté début 2020, un seul sénateur républicain ayant voté en faveur de sa condamnation et de sa destitution. Donald Trump a également fait face à une enquête de près de deux ans menée par le procureur spécial Robert Mueller, qui a enquêté sur l'ingérence de la Russie dans les élections de 2016. Le rapport final de M. Mueller a révélé que l’équipe de campagne de M. Trump n’a pas conspiré avec la Russie pour influencer le résultat de la présidentielle de 2016. Cependant, l’enquête n’a pas répondu à la question de savoir si Donald Trump devrait être inculpé d'entrave à la justice pour des cas où il aurait tenté de détourner l'enquête de M. Mueller. Quoi qu'il en soit, une tradition de longue date des États-Unis dispose que les présidents en exercice ne peuvent être inculpés d'infractions pénales pendant leur mandat.

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