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Trump accusé d'utiliser les forces armées à des fins politiques

Le président Donald Trump quitte les portes de la Maison Blanche pour se rendre à l'église St. John's, de l'autre côté du parc Lafayette, le lundi 1er juin 2020, à Washington. (Photo AP)

Accusé de se faire utiliser par Donald Trump à des fins politiques, le Pentagone cherchait mardi à se distancier du président américain après des propos polémiques du ministre de la Défense Mark Esper et le déploiement de renforts militaires autour de la Maison Blanche.

Dans un pays où les militaires sont vénérés, le chef du Pentagone Mark Esper a semé l'inquiétude en déclarant lundi que les forces de l'ordre devaient "dominer le champ de bataille" pour rétablir l'ordre, alors que des centaines de milliers d'Américains protestent contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales exacerbées par la crise du Covid-19.

M. Esper et le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, se sont par ailleurs affichés aux côtés de M. Trump lorsqu'il s'est rendu à pied lundi soir devant l'église Saint John, bâtiment emblématique proche de le Maison Blanche, dégradé la veille en marge d'une manifestation.

M. Esper était au premier rang des responsables de l'administration, près de Donald Trump, quand celui-ci s'est fait photographier devant l'église avec une bible à la main, quelques minutes après la dispersion brutale, à coups de matraques et de gaz lacrymogène, de manifestants qui protestaient pacifiquement près de la Maison Blanche.

Le général Milley a été filmé marchant en tenue de camouflage derrière M. Trump. Des images vite reprises par la Maison Blanche dans une vidéo aux accents électoraux.

Tout ceci a semé la consternation dans l'opposition démocrate et parmi d'anciens responsables militaires.

"L'Amérique n'est pas un champ de bataille. Nos concitoyens ne sont pas l'ennemi", a tweeté un ancien chef d'état-major américain, l'ex-général Martin Dempsey.

Un haut responsable du Pentagone a assuré qu'en parlant de "champ de bataille", M. Esper n'avait pas d'arrière-pensée, et qu'ancien militaire lui-même, il s'exprimait juste dans un "jargon militaire".

Quant à la présence du général Milley derrière le président américain lors d'une sortie de la Maison Blanche visiblement politique, elle aurait été involontaire, a ajouté ce haut responsable ayant requis l'anonymat.

Le président leur a dit "qu'il voulait voir les troupes déployées à l'extérieur", a-t-il expliqué, assurant que ni M. Esper, ni le général Milley "ne savaient que les forces de l'ordre avaient décidé de faire évacuer" la zone.

"Jargon militaire"

Le Congrès s'est emparé de l'affaire. L'influent président de la commission des Forces armées de la Chambre des représentants, Adam Smith, s'est inquiété mardi de la direction "autocratique" du président Trump et de "la façon dont elle affecte le jugement de la hiérarchie militaire".

"Le rôle de l'armée américaine dans le maintien de l'ordre sur le territoire est limité par la loi", a-t-il rappelé.

Une loi interdit en effet d'utiliser des soldats d'active dans des missions de maintien de l'ordre, sauf en cas d'insurrection. En cas de désordres publics, il revient à chaque Etat américain de faire appel à d'anciens policiers réservistes de la Garde nationale.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé mardi Donald Trump d'avoir "transformé ce pays en un champ de bataille miné par de vieilles rancunes et de nouvelles peurs".

Les minorités sont largement représentées au sein de l'armée américaine, considérée comme un ascenseur social, et le malaise était palpable parmi les militaires une semaine après la mort à Minneapolis de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc.

"Je suis George Floyd", a notamment tweeté l'adjudant de l'US Air Force Kaleth Wright, un des militaires noirs américains les plus en vue. "Comme la plupart des aviateurs noirs, je suis outré de voir un autre homme noir mourir à télévision sous nos yeux".

"Ce qui arrive trop souvent dans ce pays à des hommes noirs victimes de brutalités policières (...) pourrait m'arriver à moi", a-t-il ajouté dans des messages ayant reçu un large écho.

Il a notamment reçu le soutien public du plus haut gradé de l'armée de l'Air, le général Dave Goldstein, qui dans une lettre aux commandants d'unités, a qualifié la mort de George Floyd de "tragédie nationale" et annoncé qu'il participerait mercredi avec l'adjudant Wright à un débat en ligne sur le racisme.

Du côté du sénat, le président américain a essuyé des critiques de la part des démocrates et de certains républicains. C'est le cas de la sénatrice Susan Collins de l'État de Maine.

Mardi, la sénatrice républicaine a interpellé le président Trump pour son attitude "antipathique" face à des manifestants pacifiques qui ont été dispersés au gaz lacrymogène lundi soir pour que le chef de l'exécutif puisse poser avec une Bible devant l'église épiscopale St. John.

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Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
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Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
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Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

Le corps de l'actrice Naya Rivera retrouvé dans un lac californien

Naya Rivera à Pasadena en Californie le 13 janvier 2018.

Le corps de la star de la série télévisée "Glee" Naya Rivera a été retrouvé lundi dans le lac de Californie où elle était portée disparue depuis la semaine dernière, a annoncé la police locale.

Les secours ont pu repêcher le corps de l'actrice après l'avoir localisé flottant dans le lac et les premières constatations indiquent une noyade accidentelle, a expliqué Bill Ayub, le shérif du comté de Ventura, près de Los Angeles.

"Nous pensons que le corps que nous avons découvert est celui de Naya Rivera", a dit le shérif, citant la localisation, l'apparence, la tenue et l'état de la victime retrouvée lundi matin.

Le corps va être autopsié par un médecin légiste qui va confirmer l'identité à l'aide des empreintes dentaires mais aucune autre disparition n'a été signalée dan le lac Piru, a-t-il souligné.

Naya Rivera, 33 ans, s'est vraisemblablement noyée accidentellement dans le lac, base nautique fréquentée, après avoir loué le 8 juillet un bateau sur lequel elle avait embarqué avec son fils de quatre ans.

Elle n'avait pas reparu et un important dispositif de recherches avait été déclenché le jour même, avec plongeurs et hélicoptères.

Selon la police, le fils de l'actrice avait été retrouvé endormi sur le bateau et porteur d'un gilet de sauvetage, quelques heures après leur départ.

L'enfant a par la suite dit aux enquêteurs qu'il était allé nager avec sa mère dans le lac et que cette dernière l'avait aidé à remonter à bord. Il s'était alors "retourné et l'avait vue disparaître sous la surface de l'eau", a raconté le shérif.

Selon Bill Ayub, les forts courants qui se manifestent parfois dans le lac Piru pourraient être à l'origine du drame. "Il est possible que le bateau ait commencé à dériver - il n'était pas ancré - et qu'elle ait eu assez d'énergie pour ramener son fils à bord mais pas assez pour se sauver elle-même", a-t-il dit.

Le lac avait été fermé au public pour faciliter les recherches.

"Nous pensons qu'elle était dissimulée par la végétation au fond du lac" jusqu'à ce qu'elle remonte à la surface en raison du processus de décomposition, a expliqué le shérif, selon lequel la visibilité ne dépasse pas trente centimètres de profondeur dans le lac.

Naya Rivera doit sa notoriété au personnage de Santana Lopez, une étudiante pom-pom girl qu'elle a incarnée dans les six saisons de la série Glee (2009-2015).

L'actrice avait plus récemment figuré dans les séries "Devious Maids" et "Step Up: High Water".

Elle avait divorcé en 2018 du père de l'enfant, l'acteur Ryan Dorsey, et tous deux se partageaient sa garde, selon le média spécialisé dans les célébrités TMZ.

Le casting de "Glee" a été marqué par une série de drames.

Un acteur de la série, Mark Salling, a mis fin à ses jours en 2018, alors qu'il attendait le rendu d'un jugement pour possession d'images pédopornographiques.

Et le Canadien Cory Monteith est décédé en juillet 2013 d'une overdose de drogue et d'alcool.

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