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USA : la femme qui a foncé sur la foule à Las Vegas avait consommé de la marijuana

Lakeisha Holloway, la jeune femme de 24 ans qui a foncé en voiture dans la foule sur la principale artère de Las Vegas, Etats-Unis, le 23 décembre 2015.

Le procureur du comté de Clark a déclaré qu'il n'y avait pas d'explication raisonnable ou d'excuses pour les actes de l'accusée.

La jeune femme de 24 ans qui a foncé en voiture dans la foule sur la principale artère de Las Vegas il y a 10 jours, tuant une personne, avait consommé de la marijuana, selon les analyses toxicologiques.

"Les analyses toxicologiques de Lakeisha Holloway donnent un résultat positif pour la marijuana et des métabolites de marijuana", indique un communiqué de la police mardi.

"Il n'y a pas d'explication raisonnable ou d'excuses pour les actes de l'accusée. Les résultats toxicologiques ne changent pas les chefs d'accusation qui pèsent déjà contre Mme Holloway", a commenté le procureur du comté de Clark, Steve Wolfson, cité dans le communiqué.

La prochaine audience sur cette affaire aura lieu le 20 janvier à 8H00 locales (16H00 GMT).

Lakeisha Holloway, originaire de l'Oregon (nord-ouest), a lancé sa voiture à plusieurs reprises contre des piétons sur le célèbre Strip de la grande ville des casinos de l'ouest américain.

Inculpée de meurtre, elle a affirmé à la police qu'elle était "stressée" le jour de l'accident, sans pouvoir pour autant expliquer son geste.

Elle a notamment raconté qu'elle "essayait de trouver le sommeil dans son véhicule", où elle vivait depuis une semaine avec sa fille de 3 ans, "mais continuait à être pourchassée par les gardiens des propriétés près desquelles elle s'arrêtait".

Le shérif de Las Vegas Joe Lombardo avait expliqué que la conductrice semblait être en conflit avec le père de sa fillette et passait peut-être par Las Vegas pour aller rejoindre cet homme au Texas (sud).

Mme Holloway a aussi été inculpée d'abus et de négligence à l'égard de sa fille, qu'elle transportait dans la voiture au moment où elle a roulé sur la foule.

Avec AFP

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Les motards du "Rolling Thunder" sur la route de Washington, Trump leur offre un sursis

Une foule de motards est réunie à la cathédrale nationale de Washington pour la «bénédiction des vélos», le 24 mai 2019, à Washington. - Un défilé de motards qui marque le premier amendement Rolling Thunder, une tradition depuis 1988.

Des dizaines de milliers de motards s'apprêtaient dimanche à rouler dans les rues de Washington en hommage aux soldats portés disparus, et ce défilé de deux roues, drapées de drapeaux américains, ne devrait finalement pas être le dernier, a promis Donald Trump.

"Les Grands Patriotes du Rolling Thunder reviendront l'année prochaine à Washingon D.C. et, espérons-le, pour beaucoup d'années à venir", a tweeté le président américain depuis le Japon où il est en visite d'Etat.

Ce 32e "Rolling Thunder", évènement dédié aux soldats ayant péri sous le drapeau américain mais aussi aux disparus, devait être le dernier rassemblement dans la capitale.

Les organisateurs justifiaient leur décision par un "manque continu de coopération des responsables de la police du Pentagone et de la police de Washington" et un coût, plus de 200.000 dollars, ayant grimpé en flèche.

Cette nouvelle avait attristé le locataire de la Maison Blanche qui avait promis samedi d'aider s'il le pouvait.

"Passez un très bon moment aujourd'hui. Merci à nos grands hommes et femmes du Pentagone d'avoir trouvé une solution", s'est félicité M. Trump.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fourni de détails supplémentaires.

Chez les motards, le tweet du président a fait des heureux.

"Trump dit que ce n'est pas terminé, donc ce n'est pas fini et c'est lui le chef et il tient sa parole", s'est réjoui Ron Galey, ancien combattant du Vietnam, présent à chaque "Rolling Thunder" depuis 1990.

A la mi-journée ils étaient déjà des milliers rassemblés sur le parking du Pentagone, prêts à prendre la route.

Vestes en cuir sur les épaules, drapeaux américains de rigueur, ils défilent chaque année jusqu'au Mall de Washington, célèbre artère de la capitale où se situe un mur marqué de près de 60.000 noms de soldats américains morts durant la guerre du Vietnam.

Venus de tout le pays, ces "bikers", souvent d'anciens combattants, défilent depuis plus de 30 ans derrière un seul mot d’ordre : "Nous n'oublierons jamais".

L'administration Trump annonce des ventes d'armes à Ryad en contournant le Congrès

Trump

L'administration de Donald Trump a "formellement informé le Congrès" de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis en contournant la possibilité dont disposent normalement les parlementaires de bloquer ce type de contrat, a annoncé vendredi un sénateur démocrate.

Le gouvernement a "invoqué une obscure disposition" législative sur les exportations de munitions à guidage de précision pour passer outre l'avis du Congrès au nom de la menace iranienne, a déploré Bob Menendez, numéro deux de la commission des Affaires étrangères du Sénat, dans un communiqué.

Le sénateur ne précise ni la nature ni le montant de ces contrats.

"En tentant d'expliquer sa décision, l'administration n'identifie même pas quel mécanisme légal elle pense utiliser, décrit des années de comportement néfaste de la part de l'Iran mais sans expliquer clairement ce qui constitue aujourd'hui une urgence", a-t-il estimé.

Il déplore une mesure "sans précédent" et dit redouter son impact sur les civils au Yémen, où l'Arabie saoudite et les Emirats dirigent une coalition militaire contre les rebelles Houthis soutenus par l'Iran.

"Une fois de plus, l'administration Trump ne donne pas la priorité à nos intérêts de sécurité nationale de long terme et ne défend pas les droits humains, préférant accorder des faveurs à des pays autoritaires comme l'Arabie saoudite", a-t-il déclaré.

Le Congrès américain avait adopté en avril une résolution exigeant du président "le retrait des forces armées américaines des hostilités" au Yémen, à l'exception des opérations visant Al-Qaïda. Donald Trump y a mis son veto.

Le nouveau casse-tête des législateurs

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Trump accusé de recourir de façon abusive au droit de grâce

Le président américain Donald Trump

Le président Donald Trump, qui envisagerait de gracier ce week-end plusieurs militaires poursuivis pour crimes de guerre, se voyait reprocher vendredi de recourir abusivement à ce droit de clémence que lui accorde la constitution.

Ces grâces, si elles se concrétisent, seraient "répugnantes", a estimé Pete Buttigieg, un candidat à la primaire démocrate.

Ce serait "un affront à l'idée de l'ordre et de la discipline, un affront aux lois de la guerre, auxquelles nous croyons quand nous mettons en danger nos vies pour défendre le pays", a ajouté cet ancien militaire de 37 ans, qui a servi en Afghanistan.

Selon des responsables cités de façon anonyme dans la presse, notamment par le New York Times, le président américain a l'intention de gracier plusieurs militaires pendant le week-end du Memorial Day, qui honore les soldats américains tombés au combat.

- Civils tués -

Parmi les militaires auxquels M. Trump envisagerait d'accorder sa grâce figure un soldat d'élite de 39 ans, Edward Gallagher, accusé d'avoir poignardé à mort un prisonnier blessé âgé d'une quinzaine d'années, alors qu'un médecin était en train de lui administrer des soins.

Membre des célèbres "Navy SEALs", unité d'élite de la Marine américaine, il est aussi accusé d'avoir abattu au fusil de précision une jeune fille et un vieillard et d'avoir arrosé des zones résidentielles à la mitraillette lourde. Son procès doit s'ouvrir le 28 mai devant un tribunal militaire dans la base navale de San Diego (Californie).

Mercredi, c'est l'ancien commandant des forces de l'Otan, l'ex-amiral James Stavridis, qui s'est élevé dans les colonnes du magazine Time contre l'idée de gracier des militaires soupçonnés ou reconnus coupables de crimes de guerre.

"J'ai commandé plusieurs des militaires que Trump veut gracier. Les libérer affaiblira l'armée", écrit l'amiral Stavridis, aujourd'hui à la retraite.

Ce genre de grâces "renforce la propagande ennemie, car ils pourront dire que nous ne respectons pas nos propres principes" et les conduira "à se comporter de façon encore plus barbare", a-t-il noté.

- Meurtres de prisonniers -

Le président américain s'intéresse aussi au cas d'un ancien membre des forces spéciales américaines, le commandant Matt Golsteyn, inculpé de "meurtre avec préméditation" pour avoir tué en 2010 un Afghan qu'il soupçonnait avoir fabriqué des bombes artisanales et avoir ensuite incinéré le corps pour le faire disparaître.

Selon l'armée, le crime de guerre est constitué, car l'Afghan avait été fait prisonnier. Matt Golsteyn doit être jugé en cour martiale à une date restant à fixer.

Les médias ont aussi mentionné trois soldats du corps des Marines punis par la justice militaire pour s'être fait filmer en train d'uriner en 2011 sur les cadavres de talibans tués au combat, et un ancien agent de la société de sécurité privée Blackwater, Nicholas Slatten, 35 ans, jugé coupable en décembre de l'assassinat d'un civil irakien en 2007, onze ans après un carnage à Bagdad qui avait suscité une indignation mondiale.

Pour le général Martin Dempsey, ancien chef d'état-major américain, "la grâce de militaires accusés de crimes de guerre montre à nos soldats que nous ne prenons pas le droit de la guerre au sérieux".

"Mauvais message. Mauvais précédent. Abdication de notre responsabilité morale. Représente un risque pour nous", a tweeté le général Dempsey, qui a pris sa retraite en 2015.

La grâce est un droit régalien que la Constitution des Etats-Unis confère à son président.

- Utilisation partiale -

Donald Trump n'hésite pas à y avoir recours et, selon ses critiques, en fait surtout profiter ses soutiens de la première heure.

Il en a ainsi fait bénéficier ce mois-ci l'ancien patron de presse Conrad Black, un grand laudateur du président américain.

Auparavant, M. Trump a gracié Dinesh D'Souza, un conservateur polémiste très anti-démocrate, ou encore l'ancien shérif Joe Arpaio, condamné pour ses méthodes policières discriminatoires envers les immigrés clandestins.

Deux grands quotidiens américains ont publié cette semaine des éditoriaux critiquant le projet de M. Trump.

"L'usage du droit de grâce par Donald Trump est peut-être légal, mais il n'est absolument pas normal", a jugé le New York Times.

Ces grâces "seraient une insulte aux millions de militaires qui se sont comportés honorablement", a souligné le Washington Post.

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