Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Nuit de rage à Minneapolis: émeutes et incendies pour réclamer justice

Un manifestant casse la vitrine d'un magasin non loin du troisième commissariat de la police de Minneapolis, au Minnesota, le 27 mai 2020. (Photo REUTERS/Nicholas )

La rage et la désolation causées par la mort de George Floyd aux mains de la police ont viré aux émeutes mercredi soir dans la ville américaine de Minneapolis, dans l'Etat du Minnesota.

C'était la deuxième nuit d'affrontements entre manifestants et policiers dans cette ville.

A l’origine, la mort violente de l’Afro-Américain George Floyd lundi, en pleine rue, entre les mains des éléments de police. Dans une vidéo largement diffusée, on voit M. Floyd haleter alors qu'un policier blanc s'appuie de tout son poids sur son cou. Trois autres policiers observent, impassibles malgré les supplications des passants.

M. Floyd, 46 ans, n'était pas armé. Selon la police, il était soupçonné d'avoir essayé de faire passer des faux billets dans un restaurant du coin. Transporté des lieux en ambulance, il a été déclaré mort à l'hôpital.

Les quatre policiers ont été limogés.

Mais pour le maire de la ville, Jacob Frey - un Blanc -, il faut aller plus loin. Selon lui, si un citoyen ordinaire avait causé la mort d’un tiers comme ce fut le cas avec M. Floyd, cette personne serait déjà derrière les barreaux. "Je demande donc au procureur du comté de Hennepin, Mike Freeman, d'inculper l'agent de police", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La députée d’origine somalienne Ilhan Omar, dont la circonscription électorale inclut l’ensemble de Minneapolis, s’est voulue plus précise. Elle a écrit sur son compte Twitter que le policier responsable de la mort de M. Floyd "devrait être inculpé pour meurtre".

Quelques heures plus tard, elle a lancé un appel à l’apaisement, sans doute au vu de la tournure que prenaient les événements. "Nous devrions et devons protester pacifiquement. Mettons fin au cycle de la violence", a-t-elle écrit.

Peine perdue.

Des manifestants ont incendié plusieurs magasins. Le feu s'est ensuite propagé aux bâtiments voisins.

Selon le site web Twin Cities, la police, dont certains éléments ont pris position sur les toits, a utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en plastique et des grenades à concussion pour tenir la foule à distance. Mais les manifestants ont répliqué de plus belle. Beaucoup ont lancé des pierres et d'autres projectiles sur les policiers. D’autres ont renvoyé des bombes lacrymogènes vers les policiers.

D'après le quotidien Minneapolis Star Tribune, une personne est morte par balle dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agirait d'un individu surpris en train de piller un magasin. C'est le propriétaire du magasin qui aurait tiré sur cette personne, selon la police.

Ce n'est pas la première fois que la police est impliquée dans la mort d'un civil sur fond de tensions raciales au Minnesota.

En 2017 Mohamed Noor, un policier d’origine somalienne, avait tué par balle une femme blanche dans la même ville de Minneapolis. Il avait été arrêté et inculpé pour meurtre. Il purge actuellement une peine de 12 ans et demie de prison. Un verdict qualifié de “deux poids, deux mesures”, selon le New York Times.

Pour sa part, le président américain Donald Trump a dit que la mort de M. Floyd est un événement "très triste". Il a jouté que les autorités fédérales enquêtent sur cet incident.

Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00


Toutes les actualités

Washington se retire officiellement de l'OMS, revers pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le president americain Donald Trump (à g.) et le directeur général de l'OMS Dr Tedros Ghebreyesus.

Le président Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus, ont indiqué mardi des responsables américains.

"Le Congrès a reçu la notification que le président a officiellement retiré les Etats-Unis de l'OMS au beau milieu d'une pandémie", a écrit sur Twitter Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation onusienne.

Elle a été envoyée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "qui est le dépositaire pour l'OMS", ont-ils dit.

Les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain.

Le porte-parole de M. Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l'OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l'organisation: respecter un délai d'un an et être à jour dans leurs contributions.

L'annonce a été fustigée par la Fédération des scientifiques américains. Elle intervient "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale" et ce retrait "ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19", a-t-elle réagi.

Le président américain avait annoncé fin mai "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Le retrait américain constitue un véritable revers pour l'Éthiopien Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne et en sont de loin le premier bailleur de fonds. Désormais, ils vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l'OMS.

"Je n'ai pas été rappelé, je n'ai reçu aucune instruction pour que je me retire", avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l'OMS.

Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

La Cour suprême américaine donne tort aux grands électeurs déloyaux

La Cour suprême américaine donne tort aux grands électeurs déloyaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:27 0:00

Martin Fayulu veut des élections anticipées en RDC

Martin Fayulu veut des élections anticipées en RDC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:52 0:00

Suivre des cours en ligne ne sera plus suffisant pour rester sur le sol américain pour les étudiants étrangers

Gregory Minott se tient devant l'hôtel de ville à Andover, Mass. Il est arrivé aux États-Unis depuis la Jamaïque il y a plus de 20 ans avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière dans l'architecture. (AP Photo/Elise Amendola)

Les Etats-Unis ne donneront pas de visas aux étudiants étrangers inscrits dans des établissements qui continueront à enseigner uniquement en ligne à la rentrée 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, ont annoncé lundi les services migratoires américains.

Les étudiants déjà présents sur le territoire américain "doivent quitter le pays ou prendre d'autres mesures, comme s'inscrire dans une école avec des cours en personne pour conserver leur statut légal", a précisé la police de l'immigration et des douanes (ICE) dans un communiqué.

Quand les établissements opteront pour un modèle "hybride", ils devront certifier que leurs étudiants étrangers sont bien inscrits au maximum possible de cours en personne, afin que ceux-ci conservent leurs droits de séjour.

Sont concernés les visas F1 (pour des études académiques) ou M1 (pour des formations professionnelles).

Comme le reste du pays, les universités américaines, qui comptent en moyenne 5,5% d'étudiants étrangers et dépendent grandement de leurs frais de scolarité, ont fermé leurs portes en mars et basculé vers un enseignement en ligne pour tenter d'endiguer la pandémie.

Faute de vaccins, certaines, dont l'Université de l'Etat de Californie ou la prestigieuse université de Harvard ont annoncé qu'ils poursuivraient avec des cours à 100% en ligne à la rentrée.

Voir plus

XS
SM
MD
LG