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Côte d'Ivoire

Une vingtaine de pays à Abidjan pour développer le tourisme en Afrique

Lors du SITA 2019, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 29 avril 2019. (Facebook/Côte d'Ivoire Tourisme)

Une vingtaine de pays africains, d’Asie et d’Europe prennent part depuis samedi à la 9ème édition du SITA, le Salon International du Tourisme d’Abidjan. Un salon destiné surtout à promouvoir le tourisme sur le continent.

Le SITA, le Salon International du Tourisme d’Abidjan, est une vitrine pour les participants en vue de faire connaître leurs potentialités touristiques.

Selon Bernice Martin Correa, directrice de l’Office du Tourisme de Porto-Novo, la capitale du Bénin, "c’est un moment de rencontre et de partage avec les professionnels du secteur pour ouvrir notre région sur le monde et les inciter à s’intéresser désormais à notre sous-région et au Bénin".

9ème édition du Salon du tourisme d'Abidjan
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Ravagée par une longue guerre civile qui a fortement ternie son image et détruit son tourisme, la Sierra Leone veut reprendre sa place sur la scène touristique.

"La Sierra Leone est sûre, propre et pacifiée et réserve beaucoup d’agréables surprises. Venez visiter la Sierra Leone, venez découvrir notre écosystème, nos plages et apprécier notre hospitalité. Bienvenue en Sierra Leone, un endroit où il faut être et rester", explique Bakary Sako de l’Office sierra-léonais du Tourisme.

Dans le stand du Cap Vert, l’une des destinations prisées du continent, Odette de Barros, cap verdienne, estime que "ce salon permet de bien connaître le Cap-Vert, une destination touristique très prisée".

Ce Salon d’Abidjan n’est pas que l’affaire des pays africains. L’Asie est aussi présente. "Les Africains connaissent bien l’Inde à travers la gastronomie et surtout à travers les films indiens qu’ils affectionnent beaucoup", explique Pria, Indienne, dans le milieu de la gastronomie.

Pour le Commissaire général du SITA, Jean-Marie Somet, l’objectif principal de ce salon est de promouvoir les activités touristiques en réunissant sur un même espace les professionnels du secteur.

"L’objectif, c’est d’être un hub et attirer ici tous les professionnels des pays africains. C’est l’occasion de réunir tous les offices du tourisme, mener des réflexions en vue du développement du secteur du tourisme", souligne-t-il.

Jean-Marie Somet demande plus d’investissements dans le secteur touristique. Il regrette au passage que le tourisme sur le continent soit toujours victime de la mauvaise image que certains tentent de coller à l’Afrique : "Quand on parle d’insécurité on pense à l’Afrique. Mais, il y’a des attentats partout dans le monde. Il faut mettre en place des infrastructures, des routes, des aéroports".

Selon l’OMT, l’Organisation Mondiale du Tourisme, 63 millions de touristes ont visité l’Afrique en 2017, très peu en comparaison avec l’Europe et ses 672 millions de touristes ou l’Asie et ses 323 millions de visiteurs.

Les destinations les plus prisées sur le continent sont notamment le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Tunisie et le Kenya.

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Un migrant ivoirien tué par deux militaires maltais, Premier ministre

Des personnes d’un groupe de 58 migrants à la base maritime de Hay Wharf à Floriana, à Malte, le 30 septembre 2018.

Un migrant ivoirien a été "tué de sang froid" par deux soldats maltais, a affirmé samedi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, en faisant état de l'arrestation de ces deux suspects.

"J'aimerais remercier la police de Malte d'avoir résolu cet important cas du meurtre de sang froid d'un migrant ivoirien", a-t-il écrit sur son compte Tweeter, tout en postant des photographies du jeune homme, et de la partie ensanglantée de la route où il a été assassiné début avril.

"Les deux personnes arrêtées ne sont pas représentatives de l'éthique des forces armées maltaises, qui font un travail très important pour notre société", ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement maltais précise qu'une enquête interne est en cours pour déterminer s'il s'agit "d'individus voyous isolés ou s'ils font partie de quelque chose de plus large".

"Les mots de haine et de division n'ont pas de place dans notre société", a-t-il insisté, en dénonçant tous ceux qui "répandent un message de haine".

Selon le journal Times of Malta, les responsables présumés du meurtre, intervenu le 6 avril, ont été arrêtés vendredi et samedi. Des sources proches de l'enquête, citées par le quotidien, affirment que l'un des présumés meurtriers a admis cibler des migrants "parce qu'ils sont noirs".

Lassana Cissé, qui travaillait dans une usine, a été tuée sur une route par des tireurs passant en voiture. Deux autres migrants, un Guinéen de 27 ans et un Gambien de 28 ans, ont été blessés dans cette attaque, selon le journal.

Des sources estiment que les deux militaires arrêtés pourraient avoir été impliqués dans une autre attaque sur une route visant aussi des migrants, au cours de laquelle un adolescent avait été blessé.

Salon du livre d’Abidjan : Tadjo veut inciter à lire en Afrique francophone

12e Forum à Abidjan, le 4 avril 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

L'écrivaine ivoirienne à succès Véronique Tadjo, invitée d'honneur du 11e salon du livre d'Abidjan (15-19 mai), veut inciter à lire en Afrique francophone, région où le taux d'alphabétisation reste faible.

"Je suis persuadée qu'une fois qu'on apprend à lire, cela donne envie d'aller vers les livres, qui sont un accès au savoir et un droit au savoir", explique l'auteure qui a signé de nombreuses oeuvres pour la jeunesse inspirés de l'imaginaire de contes africains.

En Côte d'Ivoire, le taux d'alphabétisation des adultes de plus de 15 ans était de 44% en 2017. Le pays fait partie des vingt pays dont le taux est le plus bas, aux côtés du Sénégal (43%), du Burkina Faso (35%), du Bénin (33%) et du Niger (15%) selon les données de l'Unesco pour l'année 2017.

"La littérature générale n'a pas encore percé en Côte d'Ivoire, mais le recul de l'analphabétisme représente un potentiel énorme", assure Véronique Tadjo.

Auteure d'une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues dont "Loin de mon père" et "L'ombre d'Imana", Véronique Tadjo plaide aussi pour la création de bibliothèques, peu nombreuses dans les capitales et souvent inexistantes dans les villes de moindre importance ou villages.

"Nous n'avons pas encore développé toutes les bibliothèques nationales, y compris les bibliothèques de proximité", dit-elle.

Elle souligne aussi que "la chaîne du livre n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Mais il y a un potentiel, auquel je crois".

"Il faut mettre en valeur le travail des éditeurs africains, qui doivent faire face à de nombreux défis", a défendu l'écrivaine franco-ivoirienne.

Le secteur de l'édition en Afrique francophone fait face à des difficultés comme le problème de distribution dans le pays et entre les pays, la concurrence européenne ou encore le piratage.

"Publier sur le sol africain est une proposition de plus en plus attrayante", a conclu la romancière.

Conflit communautaire entre Baoulé et Dioula

Conflit communautaire entre Baoulé et Dioula
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Neuf morts dans des heurts interethniques dans le centre

Un tribunal d'Abidjan, Côte d'Ivoire, 8 août 2018.

Neuf personnes sont mortes et 84 ont été blessées dans des affrontements entre populations autochtones (Baoulé) et allogènes (Dioula, ressortissants du Nord) mercredi et jeudi à Béoumi dans le centre de la Côte d'Ivoire.

"Il y a eu neuf morts, sept corps sont à la morgue de Béoumi et les deux autres à Bouaké" a dit le Dr Victor Kouamé, directeur de l'hôpital général de Béoumi, précisant qu'il y avait 84 blessés.

Béoumi, ville située à 60 km à l'ouest de Bouaké, est sous le contrôle des forces de l'ordre. Militaires, gendarmes, policiers patrouillent dans la ville pour éviter de nouveaux affrontements, a rapporté un journaliste de l'AFP. Le préfet de Béoumi Djedj Mel, avait évoqué jeudi un bilan de trois morts et 40 blessés avant de décréter un couvre-feu de 18H00 GMT à 06H00 GMT.

"Une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse et un conducteur de moto-taxi qui se trouvait à la gare des taxis-brousse" a dégénéré mercredi en bataille rangée, selon un agriculteur baoulé à Béoumi, Innocent Koffi.

Une querelle de longue date oppose les transporteurs (taxis-brousse) d'ethnie dioula et les pilotes de motos-taxis d'ethnie baoulé.

Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Sidi Tiemoko Touré, un enfant du pays et député élu de la circonscription, s'est rendu sur place.

"Il y a eu une bagarre entre deux frères, un Malinké (Dioula) transporteur et un Baoulé, moto-taxi. Cette altercation a laissé croire que le Baoulé était mort et c'est ce qui a fait que les choses ont dégénéré", a confirmé le ministre, contacté au téléphone depuis Abidjan.

Le ministre s'est refusé à communiquer un bilan des victimes "avant de faire un point complet".

- 'On veut les Dioula' -

Celui-ci "a convoqué les communautés jeudi après-midi" à la préfecture et s'est entretenu avec leurs représentants pour "nous donner une voie de sortie de crise", a-t-il expliqué, soulignant avoir lancé des appels au calme.

"Je pense qu'on a été entendu. Une partie des jeunes qui avaient erigé des barrages les ont enlevés pour que la circulation reprenne", a-t-il ajouté.

En outre, il a annoncé la prise en charge des victimes. "Nous allons voir la problématique des dégâts avec le ministre de la solidarité", a-t-il dit.

A une vingtaine de km de Béoumi dans le village de Bellakro, des jeunes Baoulé qui tenaient un barrage et dont certains étaient sous l'effet de l'alcool, ont crié "On veut les Dioula", a constaté un journaliste de l'AFP.

"La tension était toujours vive" vendredi à Beoumi, affirmé à l'AFP un habitant de Béoumi, Amani Konan Benoît.

"Les deux camps se regardent en chien de faience et les activités n'ont toujours pas repris", a-t-il souligné.

Les affrontements intercommunautaires, parfois meurtriers, sont fréquents en Côte d'Ivoire, pays d'environ 25 millions d'habitants qui compte plusieurs dizaines d'ethnies et une importante communauté étrangère.

Ces heurts sont souvent liés à la propriété foncière mais aussi aux transports. Des affrontements entre populations locales et transporteurs dioula, qui contrôlent traditionnellement les taxis-brousse, se produisent sporadiquement à travers le pays, faisant parfois des morts.

Affrontement interethniques dans le centre du pays

Affrontement interethniques dans le centre du pays
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