Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Des Ougandaises en guerre contre une campagne touristique sexiste

Un village de réfugiés à Bidi Bidi dans le nord de l’Ouganda, le 9 juin 2017.

Des militantes féministes ont demandé jeudi à leur gouvernement de renoncer à une campagne utilisant des images de femmes pour attirer les touristes, qui a été accueillie par de vives critiques.

Le ministre du Tourisme, Godfrey Kiwanda, a lancé cette campagne mercredi lors d'une conférence de presse, en compagnie de quelques femmes sélectionnées pour la présentation.

"L'Ouganda est doté de belles femmes. Leur beauté est unique et diverse. C'est pourquoi nous avons décidé d'utiliser la beauté unique, les courbes (...) pour transformer cette beauté en produit marketing, au côté de ce que nous avons déjà dans ce pays, que ce soit la nature, la langue ou la cuisine, pour en faire une attraction touristique", a expliqué M. Kiwanda.

La tenue d'un concours de beauté, pour désigner Miss Pulpeuse Ouganda, est prévue en juin dans le cadre de cette campagne.

"La gagnante du concours Miss Pulpeuse prendra part à notre campagne touristique, qui fera de la beauté un élément comme un autre du tourisme", a ajouté le ministre.

Ces déclarations ont déclenché la fureur de nombreuses Ougandaises, qui ont réclamé la démission du ministre.

"C'est de la perversion. Considérer que les femmes peuvent être utilisées comme des objets sexuels à notre époque est une absurdité, que nous condamnons", a déclaré Rita Aciro, directrice générale du Réseau des femmes ougandaises, qui fédère des ONG œuvrant à l'égalité des genres.

Une entrepreneuse et activiste, Primrose Nyonyozi Murungi, a lancé une pétition en ligne visant à obtenir l'arrêt de la campagne, qu'elle juge "totalement inacceptable et dévalorisante" pour les Ougandaises.

"Des femmes en Ouganda ont été attaquées dans les rues. Ce qui se passe maintenant, c'est que le gouvernement confirme le stéréotype selon lequel les femmes sont des objets sexuels et peuvent être touchées sans que cela pose problème et plus encore transformées en produit touristique", a-t-elle déploré.

Elle a menacé d'intenter une action en justice si sa pétition n'était pas entendue et la campagne arrêtée immédiatement. Elle a également demandé la démission de M. Kiwanda et des excuses du gouvernement.

L'ancienne cheffe de l'opposition au Parlement, Winnie Kiiza, a estimé que cette initiative intervenait "à un moment où les femmes sont confrontées à la peur et à la stigmatisation dans une société dominée par les hommes".

"Nous avons été scandalisées par cette campagne où un gouvernement peut exhiber les courbes des femmes comme une attraction touristique", a-t-elle ajouté.

M. Kiwanda a tenté de répondre aux critiques. "Nous sommes un pays de diversité et nous avons un message à faire passer sur les différentes formes de nos femmes, dont nous pensons qu'elles sont une attraction touristique", a-t-il dit.

Toutes les actualités

Une religieuse assassinée en Centrafricaine

Une religieuse assassinée en Centrafricaine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

Ramaphosa réélu président de l'Afrique du Sud

Ramaphosa réélu président de l'Afrique du Sud
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:52 0:00

Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Au moins 20 morts dans une attaque de "bandits" dans le nord

Des membres de la police nigériane poursuivent les manifestants du Mouvement islamique du Nigéria (IMN) à Abuja le 17 avril 2018.

Une vingtaine de personnes au moins ont été tuées mardi dans l'attaque de "bandits" armés contre un village de fermiers, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, cible de gangs criminels ces derniers mois, a indiqué la police mercredi.

Les assaillants arrivés en moto ont lancé leur raid contre le village de Yargamji (district de Batsari) en ouvrant le feu sur les habitants et "ont tué 18 personnes", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Katsina, Gambo Isah.

Une milice d'auto-défense est arrivée d'un village voisin pour défendre les fermiers attaqués et les combats se sont poursuivis dans la forêt où les cadavres de deux miliciens tués par balle ont ensuite été récupérés, selon la police.

Les habitants affirment que ces combats ont fait davantage de morts et qu'un raid du même type a visé le village proche de Mara Zamfarawa où cinq autres villageois ont été tués, selon l'un d'entre eux Sada Iro.

L'État de Katsina, à quelque 350 km au nord d'Abuja, la capitale fédérale, est le théâtre d'une série d'attaques similaires depuis ces derniers mois.

Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont-elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe islamique Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

L'énergie solaire au Togo

L'énergie solaire au Togo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:51 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG