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Crimes/enquêtes

Une vingtaine d'arrestations à Abidjan pour cyber-incitation à la haine et xénophobie

Une femme passe en revue son compte WhatsApp sur son téléphone, à Kampala, le 5 juillet 2018.

Le procureur d'Abidjan a annoncé vendredi l'arrestation d'une vingtaine de personnes en lien avec la mort d'un étranger qui, selon les autorités, a été déclenchée par une incitation sur les réseaux sociaux.

Un peu plus tôt dans la journée, l'unité chargée de la lutte contre la cybercriminalité en Côte d'Ivoire annonçait sur son compte Facebook qu'elle avait arrêté une femme qu'elle tenait pour responsable de la diffusion de fausses informations qui ont conduit à la mort de la victime.

"Elle reconnait être l’auteur de la vidéo. Mais, affirme ne pas être responsable des troubles car, elle a juste relayé ce qu’elle avait entendu. Cela dit, notre loi réprime autant ceux qui publient des fausses informations, que ceux qui les relaient", lit-on sur la page Facebook de la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), un partenariat entre la police ivoirienne et l'Autorité de régulation des télécommunications.

Concrètement, la PLCC lui reproche d'avoir animé une émission en direct au cours de laquelle elle indexait la communauté nigérienne. Pour justification, selon les autorités, elle mentionne une vidéo trouvée sur Facebook dans laquelle des Ivoiriens résidant au Niger auraient subi des actes de violence et des sévices corporels de la part des Nigériens.

Une information qui provoque l’indignation et, en guise de représailles, des exactions sont commises contre des ressortissants nigériens à Daloa et "dans plusieurs communes" d’Abidjan. D’autres communautés sont aussi touchées.

Selon la PLCC, la vidéo du direct sur Facebook a été partagée plus de 8.000 fois et accompagnée de commentaires "à caractère xénophobes et d’appels à s’attaquer à l’intégrité physique de la population nigérienne vivant en Côte d’Ivoire".

Vérification faite, la vidéo des aggressions présumées des Ivoiriens au Niger avait en fait été filmée en 2019 au Nigeria. Elle montre des éléments de l'armée nigériane interpellant des personnes affiliées au groupe terroriste Boko Haram.

La femme interpellée pourrait être poursuivie "pour incitation à la violence et au meurtre et diffusion de fausses informations", souligne la PLCC.​

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Agression sexuelle sur mineures : trois ans ferme pour un magnat égyptien

Mohammed el-Amin "a abusé de son pouvoir face à des orphelines qu'il a agressées sexuellement et qu'il menaçait d'expulser de l'orphelinat si elles le dénonçaient", a affirmé le parquet égyptien.

Un célèbre homme d'affaires égyptien a été condamné lundi à trois ans de prison pour "trafic d'êtres humains" et "agression sexuelle" sur sept mineures d'un orphelinat qu'il avait ouvert au sud du Caire, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

Mohammed el-Amin, magnat de la presse et de l'immobilier, avait été placé en détention provisoire le 8 janvier pour "agressions sexuelles sur des enfants avec usage de la force". La peine de trois ans de prison ferme, contre laquelle il peut encore interjeter appel, a été prononcée par un tribunal pénal du Caire qui a choisi la condamnation minimum pour ce type de crimes.

M. Amin encourait jusqu'à la perpétuité en prison pour agressions sexuelles avec des circonstances aggravantes: les victimes étant à la fois mineures et sous la responsabilité de l'orphelinat qu'il avait fondé à Beni Soueif, à une centaine de kilomètres au sud du Caire.

Une source judiciaire avait indiqué à l'AFP que des images avaient été retrouvées dans son téléphone portable et que des responsables du ministère en charge de la surveillance des orphelinats avaient produit des enregistrements de conversations avec les jeunes orphelines racontant leur agression.

"Il a abusé de son pouvoir face à des orphelines qu'il a agressées sexuellement et qu'il menaçait d'expulser de l'orphelinat si elles le dénonçaient", avait accusé le parquet.

Le 10 décembre, le Conseil gouvernemental de la maternité et de l'enfance avait saisi le parquet, assurant qu'une page Facebook accusait le propriétaire du groupe "Al-Moustaqbal" – détenteur des différentes chaînes de télévision CBC vendues en 2018 – d'"agression sexuelle" sur des jeunes filles de Beni Soueif.

Le parquet accusait M. Amin "d'attentats réguliers à la pudeur des victimes sans leur consentement" notamment "dans sa villa sur la côte nord" de l'Egypte où il les a "agressées en leur demandant de se livrer à des actes immoraux".

Face à de nombreuses affaires de pédocriminalité ces dernières années, les condamnations publiques des agressions sexuelles d'enfants se sont multipliées en Egypte, de la grande institution de l'islam sunnite al-Azhar à des vedettes de cinéma, en passant par le grand public.

Un élu nigérian porté disparu a été décapité

La police nigériane de l'État d'Anambra

La police nigériane a découvert la tête coupée d'un législateur de l'État qui a disparu la semaine dernière dans l'État d'Anambra, dans le sud-est du pays, où le gouvernement accuse les séparatistes d'avoir perpétré une série de meurtres et d'enlèvements, a annoncé dimanche la police.

Okechukwu Okoye, un législateur de l'assemblée de l'État d'Anambra et son assistant ont disparu le 15 mai. Sa tête a été retrouvée samedi soir dans un parc de la zone du gouvernement local de Nnewi sud, a déclaré le porte-parole de la police de l'État d'Anambra, Tochukwu Ikenga.

"Le législateur a été tué. Sa tête a été retrouvée le long de la route de Nnobi. Il n'y a pas encore de suspect en garde à vue", a déclaré Ikenga. Le gouverneur de l'État d'Anambra a offert une récompense de 10 millions de nairas, soit envitron 24 000 dollars, pour des informations sur les tueurs.

Au début de ce mois, des hommes armés ont tué et décapité deux soldats dans l'État voisin d'Imo.

Le gouvernement accuse le peuple autochtone du Biafra (IPOB), un groupe séparatiste nationaliste au Nigéria qui vise à restaurer la République du Biafra, une région du sud-est qui a fait sécession avant la guerre civile nigériane et a ensuite rejoint le Nigéria après sa défaite face à l'armée nigériane. L'IPOB réfute toue accusation.

Le sud-est du Nigeria est secoué par l'insécurité et les violences, alors que les enlèvements contre rançon sont courants dans le nord-ouest.

Une famille italienne et un Togolais enlevés par "des hommes armés" au Mali

Une patrouille de l'armée malienne.

Un couple d'Italiens et leur enfant ainsi qu'un ressortissant togolais ont été enlevés "par des hommes armés" jeudi dans la soirée dans le sud-est du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a appris l'AFP auprès d'un élu local et d'une source sécuritaire malienne.

"Des hommes armés ont procédé jeudi dans la nuit à l'enlèvement de trois ressortissants italiens et d'un Togolais (...) Nous faisons tout pour obtenir leur libération", a déclaré vendredi à l'AFP une source sécuritaire malienne qui a requis l'anonymat, précisant que l'enlèvement a eu lieu dans la localité de Sincina (sud-est). "Ce sont des religieux. Nous faisons tout pour obtenir leur libération, et nous avons des contacts diplomatiques", a ajouté cette source.

La localité de Sincina est située à une centaine de km du Burkina Faso, pays où plusieurs Occidentaux ont été kidnappés ces dernières années. Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique.

L'ONU dit regretter le départ du Mali du G5 Sahel
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De son côté, un élu local de la région malienne de Koutiala, interrogé sous le couvert de l'anonymat, a déclaré que "des hommes armés à bord d'un véhicule ont enlevé (jeudi soir) trois ressortissants italiens et un Togolais à une dizaine de km de Koutiala". Selon ces sources, cet enlèvement concerne "deux Italiens et un enfant" et un ressortissant togolais, appartenant tous selon ces sources au mouvement religieux des Témoins de Jéhovah.

Enlèvements courants au Mali

Dans un court communiqué, le ministère des Affaires étrangères italien a de son côté indiqué vendredi que l'Unité de crise du ministère procédait "aux vérifications de rigueur" concernant "l'information apparue sur différents médias relative à l'enlèvement au Mali de trois ressortissants italiens". "Le ministre (des Affaires étrangères Luigi) Di Maio suit personnellement les développements de cette affaire", ajoute le communiqué.

Les enlèvements sont courants au Mali, et leurs motivations peuvent être diverses (crapuleuses, politiques, etc...). Dans la plupart des cas, les conditions et circonstances de libération des otages ne sont jamais connues ou clairement établies.

Ce pays sahélien est le théâtre depuis 2012 d'attaques menées par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, ainsi que de violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d'autodéfense et des bandits. Ces violences, parties du nord en 2012, se sont propagées au centre, puis au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et militaires ainsi que des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaine.

Le Français Olivier Dubois, journaliste indépendant de 47 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, a été enlevé au Mali il y a plus d'un an. Il avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021. Il y expliquait avoir été enlevé le 8 avril précédent à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda et dirigée par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Le 13 mars dernier, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, montrant un homme qui semble être le journaliste français et qui s'adresse à ses proches et au gouvernement français. Outre le journaliste Olivier Dubois, enlevé il y a un an au Mali, au moins plusieurs autres otages occidentaux sont détenus au Sahel. Leur entourage ou leur gouvernement choisissent parfois de ne pas communiquer sur les enlèvements. Et ceux-ci ne sont pas systématiquement revendiqués par leurs auteurs.

Saisie d'environ 1.500 kg d'ivoire à Lubumbashi

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Homosexuel présumé agressé au Sénégal: un témoin raconte

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Au Sénégal, un témoin interrogé par l'AFP décrit une agression collective contre un homme supposé homosexuel dans un quartier de Dakar. Dans ce pays, les homosexuels se plaignent d'une montée des agressions et des propos homophobes ces dernières années.

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