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Niger

Une vingtaine d'écoliers tués dans un incendie à Niamey

Un homme passant devant une école à Niamey, le 15 septembre 2013.

Une vingtaine d'écoliers sont morts calcinés dans l'incendie de plusieurs classes en paillote à Niamey, a annoncé mardi soir le commandant des sapeurs pompiers du Niger à la télévision publique.

"21 classes en paillote ont pris feu. Une vingtaine d'enfants ont été pris dans le piège du feu", a expliqué le commandant Sidi Mohamed.

"Les secours sont partis rapidement, le feu a été éteint (...) mais le pouvoir calorifique du feu était énorme, ce qui a permis l'embrasement généralisé de ces classes et les enfants n'ont pas pu sortir", a-t-il dit.

Selon la télévision citant des témoins, le feu s'est déclaré vers "16h00 (15h00 GMT)" au moment où les victimes étaient en classe.

L'origine de l'incendie est inconnue.

Le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou s'est rendu sur les lieux du drame dans la périphérie de la capitale et a présenté ses condoléances aux parents.

Au Niger, un des pays les plus pauvres au monde, pour remédier à l'insuffisance des classes, les autorités construisent des milliers de hangars en paillote où les enfants prennent les cours, parfois à même le sol. Les incendies de ces classes en matériaux très inflammables sont fréquents mais font rarement de victimes.

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Saisie record de cannabis au Niger et en Afrique du Sud

Des sacs en plastique de marijuana saisie à des revendeurs locaux lors d'une visite du ministre français de l'Intérieur à Marseille, le 25 février 2021.

Des drogues d'une valeur marchande de près de 100 millions d'euros ont été saisies dans le cadre d'opérations en Afrique et au Moyen-Orient, y compris deux coups majeurs qui montrent comment les trafiquants emballent des charges plus importantes dans leurs envois, a déclaré lundi Interpol.

Interpol a travaillé avec des fonctionnaires des douanes et de la police de 41 pays pour deux opérations en mars et avril qui ont coordonné les mesures de répression aux frontières et dans d'autres points chauds.

Au Niger, les autorités ont saisi 17 tonnes de résine de cannabis, d'une valeur d'environ 31 millions d'euros (37 millions de dollars), dans des entrepôts de la capitale Niamey. Les drogues, destinées à la Libye, représentent la plus grande saisies de l'histoire de l'Afrique de l'Ouest, a déclaré Interpol dans un communiqué.

En Afrique du Sud, la police a saisi 973 briques de cocaïne d'une valeur d'environ 32 millions d'euros sur un bateau de pêche et arrêté 10 personnes, a indiqué Interpol. La police a déclaré que ce transport était l'un des plus importants d'Afrique du Sud.

Quelque 287 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces opérations et d'autres avec de plus petits trajets au cours des deux mois.

Jan Drapal, le coordinateur de l'unité antidrogue d'Interpol, a déclaré que les saisies montraient la manière dont les criminels envoyaient des envois plus importants en réponse aux restrictions de voyage COVID-19 et aux fermetures de frontières, qui ont limité leur capacité à se déplacer plus fréquemment.

L'augmentation de la consommation dans des endroits tels que l'Europe centrale et orientale et l'augmentation de la production de cocaïne en Amérique du Sud - qui sont toutes deux antérieures à la pandémie - ont également conduit à des expéditions plus importantes, a-t-il déclaré à Reuters.

"Ils ont décidé d'apporter autant de médicaments que possible à la fois", a expliqué Jan Drapal. "Récemment, nous avons vu non seulement en Afrique mais aussi dans d'autres pays de nombreuses saisies record."

"Ce qui a été confirmé par cette opération, c'est que le COVID-19 n'a rien arrêté", a-t-il dit.

L'Afrique, qui est principalement considérée comme une voie de transit pour les drogues illicites, telles que la cocaïne, sur le chemin de l'Amérique du Sud vers l'Europe, a enregistré une série de saisies records ces dernières années.

La police du Cap-Vert avait saisi un record de 9,5 tonnes de cocaïne sur un navire en 2019. Les autorités gambiennes avaient également saisi près de 3 tonnes en janvier dans une cargaison en provenance de l'Équateur.

Exode massif de populations dans la région de Tillabery

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La BCEAO retire ses réserves de change de la tutelle de la Banque de France

Deux personnes échangent de l'argent à Abidjan, le 31 décembre 2004.

Cinq milliards d'euros de réserves de change des Etats ouest-africains utilisant le franc CFA sont en cours de transfert de la France vers la Banque centrale ouest-africaine, conformément à la réforme de cette monnaie, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

La Banque de France "est en train de transférer des fonds qui appartenaient aux Etats africains", a indiqué à l'AFP cette source requérant l'anonymat, précisant le montant des fonds: "cinq milliards d'euros".

Sollicitée par l'AFP, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, a décliné tout commentaire sur ce transfert.

Le franc CFA est la monnaie commune à huit pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) - Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo - et à six Etats de la Communauté économique ét monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) -Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

Seuls les pays de l'UMOA sont concernés par ce transfert.

La réforme du franc CFA - qui ne concerne pour l'heure que la zone UMOA - a été annoncée en décembre 2019 à Abidjan par les présidents français et ivoirien, respectivement Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, pour répondre au feu de critiques contre cette monnaie qui est perçue comme une relique du temps de la colonisation.

La réforme prévoit notamment que la BCEAO n'est plus désormais tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France.

Les pays de la Cémac, eux, vont continuer de le faire.

Pour l'économiste togolais Kako Nubukpo, connu pour ses positions critiques vis-à-vis du franc CFA, "cette décision pourrait inciter les Etats de la zone franc à renouveler les modalités de placement de leurs réserves de change et de gestion de la trésorerie des banques centrales".

Cela pourrait aussi les inciter à "imaginer un régime de change moins rigide que celui qui existe actuellement, à savoir la parité fixe entre le franc CFA et l'euro", maintenue par la réforme.

L'économiste plaide également pour une réflexion sur "le rôle des réserves de change dans la transformation structurelle des économies de la zone Franc", estimant que "cette période Covid-19 pousse à une utilisation active des réserves de change pour relancer l'économie mondiale".

La réforme prévoyait aussi un changement de nom, toujours pas effectif, le franc CFA devant devenir l'eco, et le retrait de la France des instances de gouvernance de l'UMOA.

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